Le Congrès américain adoube Joe Biden, Trump promet une « transition ordonnée »

Le vice-président américain Mike Pence lit le document officiel certifiant que Joe Biden sera le prochain président du pays, lors de la session conjointe du Congrès, le 7 janvier 2021 à Washington. [EPA-EFE/JIM LO SCALZO]

Après la violente attaque du Capitole par des manifestants pro Trump, le Congrès américain a ratifié ce jeudi 7 janvier la victoire du président élu, le démocrate Joe Biden, au cours des élections de novembre dernier. Un article d’Euroefe.

Par ailleurs, le président américain sortant Donald Trump a accepté ce jeudi 7 janvier que sa présidence se limiterait à un seul mandat et a promis une « transition ordonnée » après la ratification de la victoire de Joe Biden par le Congrès.

« Bien que je sois en total désaccord avec le résultat des élections, et que les faits soient de mon côté, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier », a affirmé Donald Trump dans une déclaration diffusée sur Twitter par l’un de ses principaux conseillers, Dan Scavino.

La session conjointe des deux chambres du Congrès a confirmé que Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris ont franchi le cap des 270 voix nécessaires pour accéder à la Maison Blanche en remportant 306 voix au total, et qu’ils prendront donc le pouvoir le 20 janvier.

Le vice-président américain Mike Pence, qui présidait la session, a déclaré que cette ratification devait être considérée comme « suffisante » pour accepter l’élection de Joe Biden.

Mike Pence a ainsi mis fin à une session qui avait débuté mercredi 6 janvier en début d’après-midi, avant d’être interrompue par la violente attaque du Capitole par des partisans du président Donald Trump. Le siège a duré près de quatre heures et a fait quatre morts, 14 policiers ont été blessés et au moins 52 personnes ont été arrêtées.

Environ deux heures après que les autorités sont parvenues à dégager le Capitole et ses environs, les deux chambres du Congrès se sont à nouveau réunies pour poursuivre le processus de ratification du résultat des élections, qui avait déjà été confirmé en décembre par l’organe américain compétent, le Collège électoral.

La nouvelle session a duré plus de sept heures en raison du débat dans les deux chambres sur deux objections au résultat des élections en Pennsylvanie et en Arizona, toutes deux déposées par les alliés de Donald Trump.

Comme prévu, la décision des deux chambres a été de respecter le résultat des urnes dans ces deux États, et la session conjointe s’est poursuivie normalement.

Après l’échec de l’objection concernant la Pennsylvanie, Mike Pence a continué à ouvrir les enveloppes pour annoncer le résultat pour chaque État, par ordre alphabétique, et il n’y a pas eu d’autres objections couronnées de succès.

Inquiétudes allemandes face à la démocratie américaine, les espoirs reposent sur Joe Biden

Les élections aux États-Unis ont soulevé de nombreuses inquiétudes en Allemagne concernant l’état de la démocratie américaine. Malgré tout, le peuple allemand espère un apaisement des relations grâce à l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. Un article d’Euractiv Allemagne.

En début de journée, selon les prévisions, au moins 13 sénateurs devaient déposer ou soutenir des objections, dans quatre autres États potentiels : la Géorgie, le Michigan, le Nevada et le Wisconsin.

L’attaque du Capitole a cependant dissuadé certains d’entre eux de mettre leur plan a exécution et aucun sénateur n’a soutenu les objections déposées dans ces États par divers membres républicains du Congrès.

Selon la loi américaine, pour qu’un débat et un vote aient lieu au Congrès sur l’éventuel rejet du résultat des urnes dans un État, au moins un membre du Congrès et un sénateur doivent appuyer cette idée.

Les objections présentées au Congrès n’ont jamais eu la moindre chance d’aboutir, car chacune d’entre elles doit faire l’objet d’un vote en plénière. Or, le Parti démocrate – celui de Joe Biden – dispose de la majorité à la Chambre des représentants.

Donald Trump n’a cependant pas hésité à faire pression sur les législateurs et sur Mike Pence afin qu’ils s’arrogent des pouvoirs dont ils ne disposent pas selon la Constitution et qu’ils interfèrent dans une session qui d’ordinaire ne constitue qu’une procédure formelle.

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