Le gouverneur de la Banque d’Italie appelle à une révision du pacte de stabilité

La Banca d'Italia (Banque d'Italie) à Milan. [Arcansel/Shutterstock]

Il est nécessaire de revoir le pacte de stabilité avant la fin de sa suspension, et de trouver une « vision harmonieuse et à long terme entre les pays », même s’il faudra « être très attentif aux risques d’inflation », a déclaré le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, dans un discours public dimanche (6 juin).

Selon M. Visco, l’État devra « guider » la reprise post-pandémique en tant que « facilitateur », mais ne devra pas « remplacer le monde productif ».

« La reprise sera compliquée », car dans les prochains mois, quand en Italie le bloc des licenciements tombera, « le changement sera très fort » et il y aura « une vaste restructuration », a-t-il ajouté.

L’année dernière a montré que l’Italie a besoin d’un système « évolué » de filets de sécurité sociale, qui sont aujourd’hui « trop fragmentés », a déclaré le gouverneur de la Banque, soulignant les « nombreux risques » si la reprise devait être laissée au seul marché.

Pour sa part, le ministre italien du Développement économique, Giancarlo Giorgetti, a expliqué dimanche qu’une réforme était nécessaire en ce qui concerne la protection des travailleurs, ajoutant que le gel des licenciements a été et doit rester « une mesure exceptionnelle ».

Le gouvernement a préparé plusieurs outils pour soutenir les entreprises dans la transition, qui doivent toujours être accompagnés de la « présence d’un partenaire privé », car les interventions publiques seront temporaires et abandonnées une fois « les turbulences passées », a-t-il ajouté.

Le Pacte de stabilité restera suspendu en 2022

La décision formelle de prolonger la suspension des règles relatives au déficit et à la dette sera prise en mai, sur la base des prévisions du printemps, mais la Commission européenne est favorable à une extension du régime actuel. Un article d’Euractiv Italie.

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