Le leader de l’extrême droite autrichienne poursuivi pour des allégations d’antisémitisme

Selon l'Union des étudiants juifs, M. Kickl a banalisé la Shoah en ne prenant pas ses distances par rapport aux incidents antisémites survenus lors des manifestations en lien avec la Covid-19. [Daniel Novotny/EPA]

Le syndicat des étudiants juifs autrichiens a intenté un procès à Herbert Kickl, chef du parti d’extrême droite FPÖ, pour avoir fait des déclarations antisémites lors d’une interview avec le média national autrichien ORF.

Selon l’Union des étudiants juifs, M. Kickl a banalisé la Shoah en ne prenant pas ses distances par rapport aux incidents antisémites survenus lors des manifestations en lien avec la Covid-19. Lors de ces événements, de nombreux manifestants comparent les mesures actuelles à l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le port de l’étoile de David et des slogans tels que « nous sommes les nouveaux juifs » sont devenus courants lors des manifestations qui ont lieu régulièrement dans plusieurs villes autrichiennes.

Cependant, M. Kickl a rejeté les accusations affirmant que ces exemples englobaient des lignes de pensée antisémites. Au lieu de cela, il a affirmé qu’il s’agissait d’une « critique du national-socialisme ».

En outre, il a affirmé que « le national-socialisme n’a pas commencé par une guerre mondiale et des camps d’extermination, mais par l’exclusion systématique de personnes » et que la comparaison avec l’Holocauste lors de la manifestation Covid-19 mettrait en évidence la même « politique du bouc émissaire ».

Ses déclarations ont également suscité des critiques de la part de la communauté juive autrichienne (IKG). Son président, Oskar Deutsch, a qualifié les déclarations de M. Kickl de « répugnantes et antisémites » et a ajouté que le FPÖ se « démasque » comme étant le « bras politique » de la pensée nationale-socialiste.

L'antisémitisme amplifié par la pandémie de Covid, selon un rapport de l'UE

La pandémie de Covid-19 a « ravivé » les discours antisémites et donné lieu à « de nouveaux mythes et théories du complot blâmant les juifs » pour la crise sanitaire actuelle, selon un rapport européen paru mardi (9 novembre).

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