Le président du Conseil européen salue la démocratie en Tunisie

"La Tunisie a fait le choix d'une société démocratique, pluraliste, fondée sur l'Etat de droit et des libertés individuelles, c'est un engagement difficile", a souligné Charles Michel après une rencontre avec le président tunisien Kais Saied. [PRESIDENCY OF TUNISIA HANDOUT]

Le président du Conseil européen Charles Michel a assuré lundi la démocratie tunisienne du soutien de l’Union européenne lors de sa première visite dans ce pays dont les réformes, largement soutenues par des fonds européens, peinent à se concrétiser.

« La Tunisie a fait le choix d’une société démocratique, pluraliste, fondée sur l’Etat de droit et des libertés individuelles, c’est un engagement difficile », a souligné le diplomate après une rencontre avec le président tunisien Kais Saied.

M. Saied est en pleine lutte de pouvoir avec le Parlement, dominé par le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, alors que le pays fait face à une profonde crise sociale et à une vague de départs clandestins vers l’Europe sans précédent depuis dix ans.

Soulignant le « chemin parcouru » par la Tunisie, M. Michel a déclaré que l’UE était « aux côtés des Tunisiens et des Tunisiennes pour aller de l’avant vers cette société démocratique pluraliste ».

Il a martelé l’engagement de l’UE pour offrir des « perspectives » à la jeunesse, dix ans après une révolution menée par les jeunes qui a fait tomber le régime de Zine el Abidine Ben Ali.

M. Saied a de son côté appelé à renforcer le « partenariat stratégique » avec l’UE et à adopter une approche de la migration qui ne soit pas seulement sécuritaire, soulignant la nécessité de s’attaquer aux causes profondes que sont « la pauvreté et le chômage ».

Dix ans après, le Printemps arabe n'a fleuri qu'en Tunisie

Il y a dix ans, des manifestations antigouvernementales ont éclaté en Tunisie, entraînant la chute de Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011, la transition du pays vers la démocratie et le début du Printemps arabe. Rétrospective.

M. Michel se trouvait dimanche en Libye voisine, pour rencontrer les nouvelles autorités unifiées chargées de mener le pays vers des élections en décembre. Il doit se rendre mardi en Turquie, pays largement impliqué dans le conflit libyen.

La Tunisie, qui a accueilli sur son sol le dialogue interlibyen, observe une neutralité prudente face à ce conflit aux fortes répercussions régionales, et martèle sa volonté de voir cesser les ingérences étrangères.

Peu avant sa rencontre avec M. Michel au palais présidentiel, M. Saied y avait reçu le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit pour évoquer des sujets régionaux et les travaux de cet organisme dont le Conseil est présidé par la Tunisie depuis 2019.

Après la tempête, les chefs de l'UE en Turquie pour relancer les relations

Le président du Conseil, Charles Michel, et la présidente la Commission, Ursula von der Leyen, doivent soumettre lors de cette visite au président turc Recep Tayyip Erdogan les modalités de la reprise graduelle des relations économiques et discuter du soutien pour les réfugiés installés dans son pays.

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