Le président tchèque présente ses excuses aux Serbes pour les bombardements de l’OTAN

Le président tchèque Milos Zeman (à droite) et le président serbe Aleksandar Vucic (à gauche) se serrent la main après leur conférence de presse au Château de Prague, en République tchèque, le 18 mai 2021. [EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]

Le président tchèque Miloš Zeman a présenté ses excuses à la Serbie mardi (18 mai), devant son homologue serbe Aleksandar Vučić à Prague, pour les frappes aériennes de l’OTAN de 1999 sur l’ex-Yougoslavie, pour lesquelles il avait, en tant que Premier ministre tchèque de l’époque, donné le feu vert au nom du gouvernement tchèque.

S’adressant aux journalistes après avoir rencontré M. Vučić, M. Zeman a rappelé que les Serbes avaient soutenu le peuple tchèque en 1938, lorsqu’il avait été laissé tomber par ses alliés occidentaux, et aussi en 1968, lorsqu’il avait été laissé tomber par ses alliés orientaux, lorsque les troupes du Pacte de Varsovie ont occupé la Tchécoslovaquie.

« Et nous les avons remerciés avec des bombes. C’est pourquoi je voudrais m’excuser pour les frappes aériennes sur l’ex-Yougoslavie. Je demande au peuple serbe de me pardonner. Cela m’a tourmenté depuis le début. La décision de la campagne de frappes aériennes a été prise quelques semaines seulement après notre adhésion à l’OTAN. Nous avons été le dernier pays à donner le feu vert », a expliqué M. Zeman.

« À partir de ce moment, le peuple serbe verra les Tchèques non seulement comme une nation amie, mais aussi comme une nation fraternelle. Le peuple serbe n’oubliera pas les paroles de M. Zeman, nous lui en serons éternellement reconnaissants, car ce qu’il a dit sur le bombardement n’a jamais été dit par personne d’autre », a souligné M. Vučić.

S’adressant à la presse, M. Vučić a déclaré que M. Zeman est peut-être le premier, mais ne sera pas le dernier chef d’État à s’excuser pour les bombardements de l’OTAN. M. Vučić a déclaré que les excuses de M. Zeman avaient un poids « énorme », car elles provenaient d’un « intellectuel de premier ordre » et d’un « homme politique légendaire qui n’a pas peur d’exprimer des positions qui diffèrent de l’opinion populaire. »

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