Le président Zeman reste silencieux sur le différend tchéco-russe

Outre le président de la République tchèque Miloš Zeman, seuls deux partis ayant des membres au parlement tchèque n'ont pas soutenu ouvertement les actions et les critiques de la République tchèque à l'égard de la Russie. [EPA/ALEXEY NIKOLSKY/SPUTNIK/KREM]

Alors que la République tchèque connaît le plus grand différend diplomatique de son histoire moderne et joue actuellement un « jeu d’expulsion » avec la Russie après avoir découvert que des agents du GRU russe étaient à l’origine d’explosions dans un dépôt de munitions tchèque en 2014, le président tchèque Miloš Zeman – connu pour ses opinions pro-russes et pour avoir excusé le régime dans le passé – reste silencieux sur la question et ne prévoit de faire un commentaire différé que dimanche (25 mars).

En comparaison, des mots de soutien au pays ont déjà été prononcés par de nombreux dirigeants, tant au sein de l’UE que de l’OTAN.

Pour sa part, le nouveau ministre des Affaires étrangères Jakub Kulhánek a confirmé jeudi (22 mars) que le gouvernement tchèque limitera le nombre de diplomates autorisés à l’ambassade de Russie à Prague au nombre que le Kremlin autorisera à l’ambassade tchèque à Moscou.

Cette décision intervient après que la Russie n’a pas réagi aux appels tchèques à la désescalade du conflit en autorisant le retour à Moscou de 20 diplomates tchèques expulsés.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré jeudi (22 mars) que l’Alliance était solidaire de la République tchèque et qu’elle était profondément préoccupée par les actions déstabilisatrices de la Russie. La Slovaquie a été le premier pays à prendre des mesures concrètes et a expulsé trois diplomates russes jeudi (22 mars), la Russie répliquant de la même manière.

Outre M. Zeman, seuls deux partis ayant des membres au parlement tchèque n’ont pas soutenu ouvertement les actions et les critiques de la République tchèque à l’égard de la Russie. Il s’agit du parti communiste et du parti populiste anti-migration SPD.

Ukraine : le G7 appelle la Russie à cesser ses "provocations"

L’Ukraine, qui craint que le Kremlin ne cherche un prétexte pour l’attaquer, a accusé la Russie d’avoir massé plus de 80.000 soldats près de sa frontière orientale et en Crimée, annexée par Moscou en 2014 après l’arrivée de pro-occidentaux au pouvoir à Kiev.

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