Le tribunal d’Helsinki doit décider si brandir un drapeau nazi est un acte criminel

Le procès devrait apporter des éclaircissements sur la juridiction quelque peu ambiguë. [Oleksandr Yuchynskyi/Shutterstock]

Le tribunal de district d’Helsinki décidera si le fait de brandir des drapeaux nazis à croix gammée équivaut à une incitation à la discrimination à l’encontre des minorités dans un pays où la croix gammée n’est pas interdite par la loi, contrairement à l’Allemagne et à la Suède.

Pour la première fois en Finlande, cinq membres du groupe néonazi Kohti Vapautta sont accusés d’avoir défilé avec un drapeau à croix gammée dans une affaire qui a débuté mardi (25 mai).

Selon Raija Toiviainen, le procureur de l’État qui a engagé les poursuites, le symbole bien connu de ces drapeaux est déjà menaçant, raciste et injurieux en tant que tel. Les accusés nient toutes les accusations.

Les drapeaux ont été arborés en 2018 par le groupe néonazi lors de la fête de l’indépendance le 6 décembre, alors que le groupe a défilé dans la capitale, mais la police est intervenue et a retiré les drapeaux du défilé en utilisant la force. L’autre incident de l’affaire concerne la manifestation devant une école d’Helsinki en avril de la même année, qui comprenait un discours raciste visant les élèves et les jeunes immigrés, publié en ligne.

Le procès devrait apporter des éclaircissements sur la juridiction quelque peu ambiguë. L’ancien ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, s’est dit opposé à l’interdiction d’afficher des croix gammées, car la sélection des droits à la liberté d’expression en termes juridiques peut être problématique.

L’année dernière, une décision de justice a déclaré le groupe Kohti Vapautta en faillite. Le tribunal a également estimé que le groupe devait être fermé pour le bien général de la société, en raison de ses actes violents et de sa structure de type milice.

Des Allemands achètent tout le stock de bières du village pour protester contre la tenue d’un festival néonazi

Les habitants d’Ostritz, en Allemagne, ont trouvé un moyen efficace de gâcher l’ambiance d’un festival de rock néonazi ce week-end. Les autorités leur ayant interdit de manifester afin d’éviter les affrontements, ils ont alors acheté tout le stock de bières du supermarché du village. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

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