Les relations tchéco-polonaises touchent le fond

Le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki (gauche) et le premier ministre de la République tchèque Andrej Babis (droite) avant le sommet des chefs de gouvernement du groupe de Visegrad à Katowice, en Pologne, le 30 juin 2021. [ANDRZEJ GRYGIEL/EPA]

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a annulé son voyage prévu au sommet démographique de Budapest en raison du différend qui oppose actuellement la République tchèque et la Pologne au sujet de la mine de charbon de Turów, a confirmé un porte-parole du gouvernement polonais.

Le portail d’information wPolityce.pl a suggéré que M. Morawiecki a refusé de participer au sommet parce que le Premier ministre tchèque Andrej Babiš assisterait à l’événement.

« J’ai du mal à le croire car les négociations ne se font pas au niveau des Premiers ministres. Nous n’avons jamais discuté de ce sujet comme le font les experts », a répondu M. Babiš.

Lundi 20 septembre, la Cour européenne de justice a condamné la Pologne à payer une amende journalière de 500 000 euros parce qu’elle n’a pas suivi sa mesure provisoire et poursuit ses activités minières à Turów, une mine de lignite située à la frontière tchéco-polonaise.

La République tchèque préfère toutefois trouver un accord et demande à la Pologne de couvrir les dépenses liées à la construction de nouvelles sources d’eau potable et de barrières susceptibles de réduire la pollution dans les régions touchées du côté tchèque de la frontière.

« Notre camp a longtemps essayé de négocier avec la partie polonaise, qui l’a refusé. On peut voir le résultat, malheureusement », a déclaré M. Babiš, cité par l’agence de presse tchèque.

M. Babiš a également souligné que les pays du groupe de Visegrad — la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie — devaient rester unis. Mais M. Morawiecki a adopté une position plus stricte, accusant la République tchèque de se comporter « absolument sans bonne volonté ».

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