L’Espagne détruit les armes à feu de l’ancien groupe terroriste basque ETA

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a fait un discours lors la cérémonie qui s'est déroulée dans une base de la police de la Garde civile dans le sud de Madrid [EPA/Chema Moya]

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a présidé jeudi à la destruction « symbolique » de près de 1 400 armes à feu saisies auprès d’organisations terroristes, la majorité provenant de l’ancien groupe séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA).

« Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous avons la capacité, et l’obligation, de le réparer. Réparer la douleur et rétablir l’engagement en faveur de la liberté et de l’espoir de la démocratie espagnole », a déclaré M. Sánchez.

Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée dans une base de la police de la Garde civile dans le sud de Madrid, M. Sánchez a assisté à l’aplatissement par un bulldozer de 1 377 armes à feu – allant des pistolets et revolvers aux fusils d’assaut – disposées en colonnes sur le tarmac, a rapporté EFE, partenaire d’EURACTIV.

La plupart ont été saisies dans des cellules d’ETA dans les années 80 et 90, lorsque le groupe militant était très actif, tandis que d’autres armes avaient été prises à l’organisation antifasciste gauche Grupos de resistencia antifascista primero de octubre (GRAPO).

Bien qu’il n’ait jamais officiellement annoncé sa dissolution, le GRAPO, qui signifie « Groupes de résistance antifasciste du premier octobre », se serait dissous vers 2007.

L’ETA a annoncé la fin de sa campagne armée en 2011 et l’a officiellement dissoute en 2018.

Selon le ministère espagnol de l’intérieur, l’ETA est à l’origine du meurtre de 486 membres des forces de sécurité, dont la Garde civile, et de 343 civils.

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