L’Estonie prête à envisager d’accorder l’asile à Alexeï Navalny

La ministre estonienne des affaires étrangères, Eva-Maria Liimets, a toutefois déclaré qu’elle n’irait pas jusqu’à sacrifier tous les canaux de communication et les relations avec la Russie. [EPA/TOMS KALNINS]

L’Estonie envisage « sérieusement » d’accorder l’asile au leader de l’opposition russe et critique du Kremlin Alexeï Navalny au cas où il serait banni ou quitterait volontairement la Russie, a déclaré Eva-Maria Liimets, ministre estonienne des affaires étrangères, dans une interview accordée à ERR News mardi (20 mars).

Offrir à M. Navalny la possibilité de quitter la Russie serait un geste bienvenu et, en fonction du choix personnel de M. Navalny, l’Estonie « envisagerait sérieusement » de lui accorder le statut de réfugié, a ajouté Mme Liimets.

Dans la même interview, la ministre estonienne des affaires étrangères a également commenté les commentaires de l’ancien président estonien Toomas Hendrik Ilves, suggérant que tous les citoyens russes devraient être interdits d’entrée dans l’UE, suite à la révélation de l’implication de la Russie dans l’explosion d’un dépôt de munitions en 2014, qui a été suivie de l’expulsion de diplomates dans un geste de représailles.

Toutefois, Mme Liimets a déclaré qu’elle n’irait pas jusqu’à sacrifier tous les canaux de communication et les relations avec la Russie, car soutenir les forces démocratiques dans le pays nécessite de maintenir « le contact entre les gens, les contacts culturels et d’aider la société civile en Russie à rester forte. »

En ligne de mire également, la question non résolue de la frontière entre les deux pays, qui « est tendue […] depuis l’annexion de la Crimée en 2014. »

« Il est très important que la base contractuelle des relations mutuelles soit forte, ce à quoi nous avons travaillé au ministère et continuerons à faire des efforts pour y parvenir », a ajouté la ministre estonienne des Affaires étrangères.

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