L’Iran réclame des «garanties» aux Européens sur l’accord nucléaire

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse commune avec son homologue roumain Lazar Comanescu à Bucarest, 9 novembre 2016 [Gabriel Petrescu shutterstock]

Les pays européens ont 60 jours pour donner des « garanties » afin d’assurer les intérêts de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire après la sortie des États-Unis, a déclaré dimanche un responsable iranien.

« Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l’Iran et compenser les dommages causés par la sortie des États-Unis », a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement, selon le porte-parole de cette commission, Seyyed Hossein Naghavi Hosseini.

« Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires », a-t-il ajouté dans ces propos rapportés sur le site du Parlement.

C’est la première fois qu’un tel délai est évoqué.

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé dimanche à Pékin une tournée diplomatique marathon. Il espère décrocher « un cadre futur clair » pour l’accord nucléaire après le retrait fracassant des États-Unis, mais réclame aux Européens des « garanties » sur la préservation des intérêts de Téhéran.

Mohammad Javad Zarif se rendra ensuite à Moscou puis à Bruxelles, où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique. Il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les États-Unis, avaient signé avec l’Iran le texte de 2015.

Le ministre iranien a semblé afficher dimanche un optimisme prudent quant aux possibilités de sauver cet accord historique, qui prévoyait une levée des sanctions visant son pays en contrepartie de l’engagement de la République islamique à ne pas se doter de l’arme nucléaire.

La tournée de Mohammad Javad Zarif a commencé alors que les responsables conservateurs ont critiqué la position du gouvernement, soulignant que l’Iran ne pouvait pas faire confiance aux Européens, comme l’avait affirmé mercredi le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

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