L’UE appelle l’Arménie et l’Azerbaïdjan à cesser les combats et à négocier sans délai

Une capture d'écran d'une vidéo fournie par le ministère de la Défense de la République d'Azerbaïdjan, qui montrerait un char arménien en cours de destruction par l'armée azerbaïdjanaise dans la région du Haut-Karabakh, le 27 septembre 2020. [EPA-EFE/AZERBAIJAN DOCUMENT DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE DOCUMENT À USAGE ÉDITORIAL UNIQUEMENT / PAS DE VENTE]

Charles Michel, le président du Conseil européen, a appelé dimanche 27 septembre à l’arrêt des combats entre les l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ainsi qu’à une « reprise immédiate des négociations » concernant la région du Haut-Karabakh. Un article d’Euroefe.

« Les comptes rendus sur les affrontements dans la zone de conflit du Haut-Karabakh sont des plus préoccupants », a écrit Charles Michel sur son compte Twitter.

« Il est urgent que l’action militaire cesse », a insisté le président du Conseil européen, « pour éviter une recrudescence des tensions ». « Un retour immédiat aux négociations, sans conditions préalables, constitue la seule voie à suivre », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a pour sa part déploré « les pertes militaires et civiles » causées par les combats dans le Haut-Karabakh.

« L’UE appelle à une cessation immédiate des hostilités, à un apaisement des tensions et au strict respect du cessez-le-feu », a-t-il déclaré.

Josep Borrell a ajouté qu’il était « urgent de reprendre les négociations sur un règlement du conflit du Haut-Karabakh », sous les auspices des coprésidents du groupe de Minsk (composé de la Russie, des États-Unis et de la France) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et ce « sans conditions préalables ».

Dimanche 27 septembre, le gouvernement arménien a décrété l’instauration de la loi martiale et une mobilisation générale en raison de la montée en puissance du conflit avec l’Azerbaïdjan dans la région du Haut-Karabakh.

Araik Arutiunián, le président du territoire séparatiste du Haut-Karabakh, a également décrété l’entrée en vigueur de la loi martiale et la mobilisation générale des personnes âgées d’au moins 18 ans, selon son porte-parole, Vagram Pogosián, sur le réseau social Facebook.

Les mobilisations en Arménie et dans le Haut-Karabakh ont commencé après que le ministère de la Défense azerbaïdjanais a lancé dimanche une « contre-offensive » sur l’ensemble de la ligne de contact, en réponse aux attaques qui ont été, assure-t-il, perpétrées par l’Arménie sur des positions azerbaïdjanaises et des installations civiles, tôt le matin même.

Affrontements sanglants dans le Haut-Karabakh

Une quarantaine de soldats ont trouvé la mort lors de combats entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.Il s’agit des affrontements les plus meurtriers depuis 1994.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan sont en guerre depuis 1991. Trois ans plus tard, ils ont signé un cessez-le-feu qui est toujours en vigueur aujourd’hui, bien que des violations aient été signalées par les deux parties.

Le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan remonte à l’époque de l’Union soviétique, lorsqu’à la fin des années 80, le territoire azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, majoritairement peuplé par des Arméniens, a demandé à être incorporé à l’Arménie voisine. La guerre qui a éclaté qui a fait quelque 25 000 morts.

À la fin des combats, les forces arméniennes ont pris le contrôle du Karabakh et ont également occupé de vastes territoires azerbaïdjanais, qu’elles considèrent comme une « bande de sécurité » permettant d’unir le Haut-Karabakh à l’Arménie.

L’Azerbaïdjan soutient que la solution au conflit avec l’Arménie passe nécessairement par la libération des territoires occupés. Cette exigence a été soutenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Arménie, pour sa part, prône le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh et plaide en faveur de la participation des représentants du territoire séparatiste aux négociations sur le règlement du conflit.

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