L’UE sanctionne 9 responsables des élections à l’est de l’Ukraine

Dans l’est de l’Ukraine, Denis Pouchiline a été élu à la tête de la République populaire de Donetsk au terme d’un scrutin jugé illégal par les Occidentaux. [EPA-EFE/ALEXANDER ERMOCHENKO]

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé le 10 décembre de sanctionner neuf personnes responsables de l’organisation d’élections dans la région ukrainienne contrôlée par les séparatistes prorusses. Un article d’Euroefe.

Le Conseil des ministres s’est accordé à ajouter neuf noms sur la liste des personnes soumises à des mesures restrictives pour des « actions qui limitent ou menacent l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine », a indiqué l’institution dans un communiqué.

Ces personnes ont été « impliquées dans les supposées élections organisées dans les dénommées République populaire de Donetsk et République populaire de Lougansk. »

« Leurs actions ont encore plus affaibli l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine », ont considéré les ministres.

Élections illégales et illégitimes

Pour l’Union européenne, ces élections étaient « illégales et illégitimes » et elle ne les a pas reconnues.

Dans une déclaration publiée le 10 novembre, l’UE a condamné ces élections qui selon elle « vont à l’encontre du droit international, mettent en péril les compromis trouvés au sein des accords de paix de Minsk et menacent la souveraineté et le droit de l’Ukraine. »

Les sanctions consistent en l’interdiction de voyager et le gel d’avoirs, ce qui signifie que ces personnes ne peuvent plus entrer sur le territoire d’aucun État membre de l’UE et que tous les actifs situés dans la zone communautaire qui leur appartiennent seront gelés.

Par ailleurs, les personnes et entités de l’UE ne peuvent pas mettre de fonds à leur disposition, a expliqué le Conseil.

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Au total, avec l’ajout de ces neuf personnes, la liste noire s’élève à 164 personnes et 44 entités sous le coup de sanctions.

Parmi les nouvelles personnes sanctionnées se trouvent des dirigeants locaux ou des responsables de la Commission électorale centrale.

En parallèle, les ministres européens ont invité à leur déjeuner de travail, leur homologue ukrainien, Pavlo Klimkin, avec qui ils ont discuté de la dernière crise entre l’Ukraine et la Russie en mer d’Azov, qui a poussé Moscou à capturer des navires ukrainiens et leurs équipages.

L’UE a appelé la Russie à les libérer et à apaiser les tensions dans cette zone.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, a demandé d’aller plus loin et d’appliquer des sanctions sur la Russie pour cette dernière crise avec l’Ukraine.

Il a dit espérer par ailleurs que les dirigeants européens parviennent à un consensus les 13 et 14 décembre lors du Conseil européen pour étendre de six mois les sanctions économiques contre la Russie pour son rôle dans la crise séparatiste ukrainienne.

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