L’UE soutient une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien

Mahmoud Abbas et Federica Mogherini [European External Action Service/Flickr]

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, réaffirme le soutien des Vingt-huit pour une solution à deux États afin de mettre fin au conflit israélo-palestinien. L’UE condamne toujours fermement les colonies israéliennes en Palestine. Un article de notre partenaire, Euroefe.

« Nous continuons de soutenir la solution des deux États, qui nous semble être la seule formule possible pour mettre fin au conflit », a déclaré Federica Mogherini à l’occasion de sa rencontre avec le président de l’Autorité nationale palestinienne (ANP), Mahmoud Abbas, à Bruxelles.

La vice-présidente de la Commission européenne a expliqué que l’Union ne reconnaîtrait que les changements aux frontières d’avant 1967 « qui auront été approuvés par consensus entre les deux parties », y compris ceux concernant Jérusalem, et que Bruxelles envisageait toujours que Jérusalem soit la capitale des deux futurs pays.

« Nous soutenons l’établissement de la capitale politique et financière palestinienne à Jérusalem-Est », a déclaré Federica Mogherini, convaincue que la situation actuelle exigeait une « importante coopération et unité » entre la Palestine et Israël, et entre la région dans son ensemble et la communauté internationale.

Netanyahou critique le «soutien» de l’UE aux groupes anti-Israël

Le 31 juillet, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a déclaré que son gouvernement enquêtait sur le soutien des nations européennes, et notamment de la France, aux groupes liés à ces « activités anti-Israël ».

La haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a également réaffirmé la « ferme opposition » des Vingt-huit à la politique israélienne de colonisation et de démolition de bâtiments palestiniens. « L’Union européenne considère les colonies comme illégales, en vertu du droit international, et nous n’avons pas changé de position à ce sujet dans notre politique », a-t-elle précisé.

Federica Mogherini s’est montrée satisfaite de l’intérêt manifesté par la nouvelle administration américaine pour la résolution du conflit au Moyen-Orient et a indiqué que la paix restait « l’une des priorités les plus importantes » de l’UE.

Par ailleurs, elle a félicité Mahmoud Abbas pour « sa gestion pacifique du conflit» et ses efforts pour maintenir la paix et la coopération parmi la jeunesse palestinienne dans la région.

« Ce n’est pas un choix facile, surtout dans un contexte de crise politique et économique, mais j’ai assuré à Mahmoud Abbas et à sa délégation que l’UE restera à ses côtés pour tenter d’améliorer jour après jour les conditions de vie et les perspectives de la population palestinienne », a indiqué Federica Mogherini, qui assistera avec le dirigeant palestinien au sommet de la ligue arabe le 28 mars à Amman.

De son côté, le président de l’ANP a également reconnu la création de deux États basés sur les frontières d’avant 1967 comme la seule solution possible. Il continue de s’opposer aux colonies israéliennes en Palestine.

Mahmoud Abbas s’est montré disposé à continuer les négociations de paix avec le gouvernement du nouveau président américain, Donald Trump. « J’ai expliqué à Donald Trump que nous étions prêts à établir un accord de paix et que nous nous réunirions à Washington, étant donné que nous avions accepté son invitation », a commenté le dirigeant palestinien, qui a expliqué que la rencontre avec Federica Mogherini avait permis « d’envisager les meilleurs moyens de trouver une solution équitable, exhaustive, permanente et durable sous la direction de Donald Trump ».

Concernant la création de deux États, il a évoqué un compromis avec une solution « juste » basée sur la « légitimité internationale, les résolutions internationales du Conseil de sécurité de l’ONU et les initiatives arabes » et a affirmé que la Palestine désirait établir sa capital à Jérusalem-Est.

« Nous voulons que Jérusalem soit une ville ouverte à tous les croyants de toutes les confessions », a détaillé le président de l’ANP, qui a indiqué que les colonies israéliennes ne mèneraient pas à la paix dans la région et a insisté sur son intention de maintenir une relation de « bon voisinage » avec Israël.

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