L’Union somme Israël de respecter les droits des enfants palestiniens

Une petite fille palestinienne tient une bougie devant le poste de garde des troupes israéliennes lors d'une manifestation en solidarité avec Ahed Tamimi, en janvier 2018. [Abed Al Hashlamoun/EFE]

Inquiète des conditions de détention des enfants palestiniens dans le système judiciaire militaire israélien, l’Union européenne appelle Israël à respecter leurs droits. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Les représentants des missions européennes à Jérusalem et à Ramallah ont exprimé le 4 avril 2018 leurs inquiétudes face aux conditions de détention des enfants palestiniens dans le système judiciaire militaire israélien.

« Israël a l’obligation, en vertu du droit international, de respecter les droits de l’enfant selon lesquels l’arrestation, la détention et l’emprisonnement d’un enfant ne seront utilisés qu’en dernier recours et pour le moins de temps possible », rappellent-ils dans un communiqué.

Le communiqué fait notamment référence à Ahed Tamimi, une adolescente militante, qui a été arrêtée en décembre dernier après avoir giflé un soldat israélien. La jeune militante a ensuite conclu un accord avec le Parquet militaire israélien en vertu duquel elle reconnait être coupable de plusieurs chefs d’accusation et accepte une peine de huit mois de prison et une amende.

« Les missions de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah s’inquiètent fortement des circonstances de son arrestation, la durée, les conditions de détention ainsi que la manière dont la procédure a été menée dans son cas, et dans des cas similaires », selon le communiqué.

Beddawi, un camp pour réfugiés où cohabitent en harmonie Palestiniens et Syriens

L’école de Kawkab se dresse au milieu des rues étroites du camp de réfugiés de Beddawi, au Liban, et est un havre de paix pour les enfants qui rêvent d’une vie meilleure. Un article d’EuroEfe.

Les représentants européens condamnent également le meurtre de plusieurs enfants palestiniens pas les forces israéliennes.

Ils affirment « être profondément inquiets de l’utilisation de balles réelles employées par les forces armées israéliennes en cas d’émeute » et appellent Israël à « utiliser des méthodes proportionnelles », à faire preuve de « retenue maximale » et à enquêter correctement après chaque meurtre et réagir si nécessaire.

Le 20 mars, l’ONG palestinienne B’Tselem a affirmé, dans un rapport, qu’Israël ne garantissait pas la protection des enfants palestiniens lors de la détention, interrogation et poursuite judiciaire. Selon le service pénitentiaire israélien, 365 enfants palestiniens étaient détenus dans des prisons, postes de police ou des centres de détention à la fin du mois de février

Le vendredi 30 mars, des milliers de Palestiniens ont manifesté dans la bande de Gaza pour le premier jour de la « Marche du retour », un mouvement de protestation palestinien qui doit durer jusqu’à la mi-mai. L’armée israélienne a répliqué en tuant 17 personnes et blessé des centaines de participants, car certains d’entre eux se seraient rapprochés à quelques centaines de mètres de la frontière séparant Israël et la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes.

Selon les organisateurs de la manifestation, les forces armées israéliennes ont tiré sur les manifestants palestiniens alors qu’ils ne représentaient pas de menace réelle. Il s’agit de la journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014 à Gaza.

Federica Mogherini, Haute-Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, a appelé le samedi 31 mars à une « enquête indépendante » sur l’usage de balles réelles par l’armée israélienne. « L’usage de munitions réelles doit faire l’objet d’une enquête indépendante et transparente », a-t-elle déclaré.

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