Mario Draghi et Olaf Scholz s’accordent sur les plans de relance, mais pas sur la réforme du Pacte de stabilité

À Rome, les deux chefs d'État ont déclaré vouloir renforcer la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, de la numérisation, de la transition écologique et de la défense européenne sous l'égide de l'OTAN. [Chigi Palace Press Office/ HANDO/EPA]

Lors de leur rencontre à Rome dans le cadre d’une visite officielle, le Premier ministre Mario Draghi et le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz ont salué les plans nationaux de relance et de résilience comme une stratégie coordonnée par l’UE pour sauver les États membres des effets négatifs de la pandémie. Il n’est toutefois pas certain qu’ils soient sur la même longueur d’onde en ce qui concerne les règles fiscales, notamment lorsqu’il s’agit de réformer le pacte de stabilité.

Lors de la visite à Rome, qui a montré que M. Scholz était proche de l’actuel gouvernement italien dirigé par Mario Draghi, les deux chefs d’État ont déclaré vouloir renforcer la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, de la numérisation, de la transition écologique et de la défense européenne sous l’égide de l’OTAN.

Ils ont également partagé leur engagement à lutter contre la pandémie en imposant davantage de restrictions dans leurs pays, afin de contenir le variant Omicron, et à dynamiser la campagne de vaccination.

Sur les questions de défense et de politique étrangère, les deux hommes estiment nécessaire de remettre en cause le vote à l’unanimité au Conseil. « En matière de défense, l’UE devrait prendre plus de décisions sans le vote à l’unanimité. Mais d’abord, nous avons besoin d’une compréhension générale dans l’UE », a déclaré M. Scholz. M. Draghi s’est dit d’accord avec son homologue.

Sur le pacte de stabilité, en revanche, les deux dirigeants ne semblent pas avoir la même opinion.

M. Draghi a déclaré aux journalistes qu’ « il y aura un rapprochement des positions, je crois ». La post-pandémie appelle les pays à financer des projets sans précédent dans la transition environnementale, le numérique et la défense, ainsi que dans le domaine de la coordination. Il faudra voir si ceux-ci vont déclencher de nouvelles règles budgétaires.

Pour sa part, M. Scholz a déclaré : « Nous avons montré que l’UE est capable de donner une réponse européenne aux crises. Il est déjà possible de trouver des solutions européennes dans ce contexte : les PNRR (plans nationaux de relance et de résilience) seront avec nous dans les prochaines années. Les règles actuelles présentent déjà une certaine flexibilité. Il existe déjà un accord avec d’autres membres de la coalition gouvernementale à cet égard ».

M. Draghi a également souligné la possibilité d’une révision des règles actuelles, tandis que M. Scholz voit d’un œil positif les règles actuelles qui doivent suivre la voie du PNRR. Pour renforcer sa position, il a souligné qu’il existe déjà un accord entre les autres partis gouvernementaux.

Les deux dirigeants n’ont fait aucune référence directe à la réforme du pacte de stabilité, malgré une question d’un journaliste à ce sujet pendant la conférence de presse.

Londres salue le nouveau chancelier allemand Scholz et l'amitié anglo-allemande

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a salué mercredi (8 décembre) l’élection du nouveau chancelier allemand Olaf Scholz qui succède à Angela Merkel, se disant « impatient » de travailler avec le dirigeant.

Subscribe to our newsletters

Subscribe