Pas de « terrain d’entente » trouvé à Genève sur la question chypriote

Le président chypriote Nicos Anastasiades, le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le dirigeant chypriote turc Ersin Tatar, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu et le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, lors de la réunion informelle sur Chypre, à Genève, le 29 avril 2021. [EPA/STAVROS IOANNIDES/PIO/HANDOUT]

Aucun terrain d’entente n’a été trouvé pour relancer les négociations sur la question chypriote, après que la réunion non officielle qui s’est tenue à Genève pendant trois jours a abouti à une impasse, a annoncé l’ONU jeudi (29 avril).

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’ONU organisera probablement une autre réunion dans deux ou trois mois, dans l’espoir de relancer les négociations.

« La vérité est qu’au terme de nos efforts, nous n’avons pas encore trouvé suffisamment de terrain d’entente pour permettre la reprise de négociations formelles », a-t-il ajouté.

Les deux parties n’ont pas trouvé de consensus pour reprendre les pourparlers de paix. Les Chypriotes grecs soutiennent l’idée d’un système fédéral, comme le propose l’ONU, tandis que les Chypriotes turcs favorisent un accord à deux États. Du point de vue des Chypriotes grecs, la proposition turque de solution à deux États viole le plan de résolution soutenu par les Nations unies et ne sera en aucun cas acceptée.

« La Grèce s’est rendue à la réunion non officielle convoquée par le Secrétaire général des Nations unies dans le but de créer les conditions qui permettraient la reprise des négociations dans le contexte défini explicitement par le Conseil de sécurité des Nations unies, à savoir une fédération bizonale et bicommunautaire », a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias.

« Il n’y a pas une seule chance que la Turquie ou la partie chypriote turque y parviennent. C’est un point qui a été souligné par le Secrétaire général », a déclaré M. Anastasiades aux journalistes à Genève.

Après la tempête, les chefs de l'UE en Turquie pour relancer les relations

Le président du Conseil, Charles Michel, et la présidente la Commission, Ursula von der Leyen, doivent soumettre lors de cette visite au président turc Recep Tayyip Erdogan les modalités de la reprise graduelle des relations économiques et discuter du soutien pour les réfugiés installés dans son pays.

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