Qui est Julian Assange, le controversé lanceur d’alerte arrêté par la police britannique ?

Julian Assange [EPA-EFE/STRINGER]

Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks a été arrêté par la police britannique le jeudi 11 avril. Retour sur le parcours d’un lanceur d’alerte qui ne fait pas l’unanimité. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, arrêté jeudi 11 avril par la police britannique à l’ambassade d’Équateur à Londres est passé en quelques années du statut de héros de l’information libre à celui d’hôte indésirable.

Julian Assange a été présenté en début d’après-midi devant un tribunal londonien. Les États-Unis ont annoncé qu’il était officiellement inculpé de « piratage informatique ». D’après une source officielle, il encourt 5 ans de prison maximum selon son inculpation.

C’est dans ce bâtiment diplomatique d’un quartier chic de la capitale britannique que l’Australien aux cheveux argentés avait trouvé asile le 19 juin 2012, déguisé en coursier, pour échapper à un mandat d’arrêt pour des accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède qu’il a toujours rejetées, défendant la théorie d’un complot.

La justice suédoise a fini par classer l’affaire, mais Julian Assange, 47 ans, refusait de sortir, craignant d’être arrêté par les autorités britanniques puis extradé et jugé aux États-Unis. En 2010, il avait diffusé plus de 700 000 documents sur les activités militaires et diplomatiques américaines.

Les révélations de Wikileaks n’épargnent pas l’Europe

Le site Internet a révélé, dimanche 28 novembre, plus de 250 000 documents de la diplomatie américaine. Quelques uns des 243 disponibles pour l’instant, évoquent l’UE, ses États membres et leurs dirigeants.

Un hôte devenu gênant 

En accordant sa protection au fondateur de WikiLeaks, l’Équateur, alors présidé par Rafael Correa, une figure de la gauche sud-américaine, avait trouvé une occasion en or de narguer Washington. Mais tout a changé en 2017, avec l’arrivée au pouvoir de Lenin Moreno, pour qui la présence de Julian Assange constitue un « problème ». Le chef de l’État équatorien a accusé l’Australien de « violations répétées » des règles régissant son hébergement.

Depuis octobre, Quito appliquait un protocole régissant notamment ses visites et ses communications dans l’ambassade, en réaction à ce qu’il considérait comme de constantes ingérences d’Assange dans les affaires intérieures de l’Équateur et d’autres pays.

Le changement de ligne de Quito coïncide aussi avec le déclin de la popularité du « cyber-warrior ». Son image s’est particulièrement brouillée avec la diffusion par sa plateforme, en 2016, à un moment clé de la campagne présidentielle américaine, de milliers de courriels piratés provenant du Parti démocrate et de l’équipe d’Hillary Clinton, qui ont contribué à discréditer la candidate.

Hacker doué, il s’attaque à la Nasa et au Pentagone

Ces révélations suscitent alors des éloges appuyés du candidat Donald Trump. « J’adore WikiLeaks », affirme-t-il au cours d’un meeting. D’après la CIA, ces documents ont été obtenus par WikiLeaks auprès d’agents russes, ce que nie la plateforme.

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