Rajoy propose à Trump d’être son interlocuteur en Europe et en Amérique latine

Le chef du gouvernement espagnol a fait savoir à Donald Trump que l’Espagne pouvait être l’interlocuteur idéal entre les États-Unis, l’Europe et l’Amérique latine, ainsi qu’avec l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Comme l’avaient annoncé la Moncloa et la Maison-Blanche, Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, et Donald Trump se sont entretenus la nuit du 7 au 8 janvier par téléphone durant 15 minutes. Il s’agit de la première conversation téléphonique entre les deux dirigeants depuis que le milliardaire a pris la place de Barack Obama.

Les deux chefs d’État ont comparé leur point de vue sur les relations bilatérales, la sécurité et l’économie.

De son côté, Mariano Rajoy a posté un commentaire sur son compte Twitter en qualifiant la discussion de « cordiale » et a expliqué qu’elle avait permis de « renforcer les relations au bénéfice de nos peuples ». Nous sommes, a-t-il ajouté, des pays alliés.

Selon le gouvernement, Mariano Rajoy a démontré qu’il était disposé à développer une bonne relation avec la nouvelle administration américaine, alors que Donald Trump s’est montré intéressé par la situation de l’économie espagnole.

Dans ce contexte, le chef d’État a soutenu que l’Espagne, « avec un gouvernement stable et une croissance économique de plus de 3 %, est dans les meilleurs conditions pour servir d’interlocutrice des États-Unis en Europe, en Amérique latine, mais aussi en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ».

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Le communiqué ne précise pas si les deux dirigeants ont parlé de sujets concrets tels que l’intention de Donald Trump de construire un mur à la frontière mexicaine.

En ce qui concerne l’UE, ils ont commenté la sortie du Royaume-Uni du bloc et, étant donné l’intérêt de Donald Trump pour l’avenir de l’Europe communautaire, Mariano Rajoy lui a transmis sa conviction que dans les prochains mois, le processus d’intégration européen sera fortifié et que l’Espagne allait travailler dans ce sens.

Ils ont également commenté la tenue en mai prochain d’un sommet des dirigeants de l’OTAN à Bruxelles, qui sera peut-être l’occasion pour les deux chefs d’État de se serrer la main en personne.

En matière de lutte contre le terrorisme de Daech, ils ont constaté que la coopération entre les deux pays était très large et Mariano Rajoy a rappelé que les soldats espagnols se trouvaient en Irak pour former l’armée irakienne à combattre le plus efficacement possible.

Sur le plan économique, les deux dirigeants ont certifié que les deux pays maintenaient des relations d’investissement et de commerce « équilibrées et profitables ».

Mariano Rajoy a souligné que ces dernières années, l’investissement espagnol avait augmenté aux États-Unis, jusqu’à atteindre une réserve de 58 milliards d’euros, ce qui a permis de créer plus de 80 000 postes de travail directs.

Même si cette conversation entre Mariano Rajoy et Donald Trump est la première depuis que ce dernier a accédé à la présidence des États-Unis, les deux dirigeants s’étaient déjà entretenus par téléphone le 12 décembre dernier. Donald Trump avait alors souhaité appeler son homologue espagnol pour le remercier du télégramme qu’il avait envoyé pour sa victoire.

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