Le président roumain s’inquiète pour la relation transatlantique

Klaus Iohannis [European Council]

Klaus Iohannis, le président roumain, a reproché à Angela Merkel d’insister sur le fait que l’Europe doit prendre son propre destin en main, au détriment de la relation avec les États-Unis.

Le 28 mai, Angela Merkel, la chancelière allemande, a déclaré que l’Europe ne pouvait plus dépendre complètement de ses alliés, après les sommets difficiles de l’OTAN et du G7.

La chancelière n’a mentionné aucun nom, mais a indiqué que l’époque à laquelle l’Europe pouvait compter entièrement sur les autres était « en partie révolue ». Lors des rencontres de la semaine dernière, Donald Trump, le président américain, a brusquement critiqué les membres importants de l’OTAN et a refusé de reconnaitre les accords sur le changement climatique.

« L’OTAN représente toujours la relation transatlantique qu’elle a toujours illustré et restera vitale à l’évolution de l’Europe et d’Amérique du nord », a assuré Klaus Iohannis, le président roumain, le lendemain de la remarque d’Angela Merkel. « Cette relation ne peut pas disparaître, elle peut être plus intense, ou moins intense, mais ne disparaitra pas. »

Il estime que le sentiment de la chancelière allemande s’explique par le fait que « certaines attentes » n’ont pas été satisfaites lors du sommet de l’OTAN. « La Roumanie est d’avis que la relation transatlantique devrait être aussi solide que possible », a-t-il ajouté.

Pour le pays, il est en effet d’une grande importance de préserver ses liens stratégiques, étant donné qu’il accueille un bouclier antimissile américain d’une valeur de plus de 700 millions d’euros, censé protéger l’Europe des États voyous des environs.

La Russie menace de lancer une attaque préventive contre le bouclier antimissile de l’OTAN

Le chef d’état-major général russe a menacé hier (3 mai) de lancer une attaque préventive contre les installations antimissiles de l’OTAN situées en Europe de l’Est si les États-Unis procédaient à la construction d’un bouclier antimissile controversé.

Moscou assure cependant que le dispositif n’a qu’un objectif : neutraliser l’arsenal nucléaire russe assez longtemps pour que les États-Unis puissent bombarder la Russie en cas de guerre. Une version démentie par Washington et l’OTAN.

La Roumanie a récemment demandé que davantage de vaisseaux de guerre de l’OTAN soient déployés dans la mer noire, une proposition qui n’a cependant pas obtenu l’aval de la Bulgarie et d’un autre pays de l’alliance.

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