Russie. La porte-parole d’Alexeï Navalny placée en liberté surveillée pendant 18 mois

La trentenaire a été reconnue coupable d’avoir enfreint les règles liées à la pandémie en participant à une manifestation non autorisée de soutien à Alexeï Navalny l’hiver dernier, une accusation motivée par des raisons politiques, selon Kira Iarmich. [EPA-EFE/MAXIM SHIPENKOV]

La justice russe a décidé de limiter pendant 18 mois les possibilités de déplacement de Kira Iarmich, porte-parole de l’opposant à Vladimir Poutine Alexeï Navalny, après l’avoir déclarée coupable de violations des règles en matière de lutte contre l’épidémie de Covid-19, montre lundi 16 août son compte Twitter. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Kira Iarmich était assignée à résidence depuis plusieurs mois, la Russie interdit désormais à la porte-parole d’Alexeï Navalny, le plus célèbre opposant de Vladimir Poutine, de quitter son domicile à Moscou pendant un an et demi, apprend-on ce lundi 16 août sur son compte Twitter, dans un contexte où le Kremlin inflige des sanctions à différents représentants de l’opposition avant les élections législatives prévues en septembre prochain.

Nombre des alliés les plus proches d’Alexeï Navalny ont quitté la Russie ou font l’objet de poursuites.

Coupable d’avoir enfreint les règles liées à la pandémie

Selon l’agence de presse Tass, un tribunal a interdit à Kira Iarmich, la porte-parole d’Alexeï Navalny, de quitter son domicile la nuit, de participer à des rassemblements et de changer d’adresse sans en informer les autorités pénitentiaires au préalable.

La trentenaire a été reconnue coupable d’avoir enfreint les règles liées à la pandémie en participant à une manifestation non autorisée de soutien à Alexeï Navalny l’hiver dernier, une accusation motivée par des raisons politiques, selon Kira Iarmich.

D’autres opposants accusés

D’autres alliés de l’opposant au président Vladimir Poutine ont fait l’objet de la même accusation, dont Lioubov Sobol qui aurait quitté le pays au début du mois, quelques jours après sa condamnation.

Alexeï Navalny purge une peine de deux ans et demi de prison pour violation de sa liberté conditionnelle dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds, des accusations rejetées par l’opposant.

Ses alliés accusent les autorités russes d’avoir recours à la justice pour museler les voix dissidentes avant les élections législatives du 19 septembre.

L'Estonie prête à envisager d'accorder l'asile à Alexeï Navalny

L’Estonie envisage « sérieusement » d’accorder l’asile au leader de l’opposition russe et critique du Kremlin Alexeï Navalny au cas où il serait banni ou quitterait volontairement la Russie, a déclaré Eva-Maria Liimets, ministre estonienne des affaires étrangères.

Subscribe to our newsletters

Subscribe