« Soyez directs ! » : Emmanuel Macron au grill des étudiants américains

Emmanuel Macron à un dîner donné en son honeur à la Maison Blanche le 24 avril 2018. Le président français est à Washington DC pour trois jours pour une visite d'Etat . [EPA-EFE]

Emmanuel Macron a rencontré des élèves de la prestigieuse université de Washington, dans le cadre de sa visite d’État. Un article de notre partenaire l’Ouest-France

Sur une estrade aux allures de ring de boxe, le président français Emmanuel Macron s’est offert un moment de relative liberté de parole mercredi au dernier jour de sa visite d’État à Washington en se livrant à une séance de questions-réponses entouré par plus d’un millier d’étudiants de la prestigieuse université George Washington. « Je suis là pour vous, soyez directs ! », a-t-il dit en anglais après avoir grimpé sur l’estrade en bras de chemise, seul au centre de la salle de basket-ball de la GWU, aux étudiants assis sur des gradins bleus aux couleurs de l’équipe ou sur des chaises.

Signe de l’intérêt des étudiants américains pour le président français, les spectateurs avaient été choisis par tirage au sort organisé par l’université, dépassée par les 5 000 demandes de billets alors que les 1 200 places disponibles s’étaient arrachées en dix minutes. Il a été chaleureusement accueilli par une ovation debout, dans une université qui s’affirme la plus importante de la capitale fédérale avec 36 000 étudiants. L’institution est connue pour être très engagée en politique.

Macron, roi de l’Europe ?

Sept mois après son élection, Emmanuel Macron s’est imposé comme une force sur la scène internationale. Alors que certains voient en lui le « nouveau leader de l’Europe », le couple franco-allemand demeure crucial pour mettre en place ses idées. Un article de notre partenaire le Tagesspiegel.

Grève des cheminots 

Emmanuel Macron apprécie beaucoup ce genre de joute oratoire à bâtons rompus, une forme de communication directe avec la jeunesse lors de ses visites au Burkina Faso et en Inde. La première question à laquelle il a répondu portait sur les grèves dans les chemins de fer en France. Le flot de questions devait être contrôlé par le modérateur, Reuben Brigety, un ancien ambassadeur auprès de l’Union africaine et doyen de la faculté d’études internationales Elliott School. Certaines questions ont été rassemblées par courriel, d’autres doivent être posées par des membres choisis dans l’assistance.

« Je suis intéressée par ce que le président a à dire sur la politique européenne, la Syrie et la dénucléarisation de la Corée du Nord », a expliqué à l’AFP India, une étudiante de 22 ans assise au premier rang, avant que les questions commencent. À ses côtés, Elen, une Géorgienne de 22 ans, souhaite entendre ses vues sur la Russie, la politique de l’OTAN face au « programme d’expansion » du Kremlin. Elle dit espérer que le chef de l’État « affrontera Vladimir Poutine » et défendra une politique de « porte ouverte » de l’Alliance atlantique pour accueillir de nouveaux membres, « notamment la Géorgie et l’Ukraine ».

La guerre en Syrie pousse les ministres de l’UE à faire l’impasse sur l’unanimité

Le président de la Commission et le ministre allemand des Affaires étrangères ont convenu de contourner l’unanimité requise des ministres de l’UE sur les questions de politiques étrangères, y compris la guerre en Syrie.

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