Trump et Iohannis se contredisent sur l’exemption de visas

Donald Trump à droite et le président roumain Klaus Iohannis à gauche, lors d'une conférence de presse commune à la Maison-Blanche. [Michael Reynolds/EPA]

Le président américain a contredit son homologue roumain, lorsqu’un journaliste a demandé s’ils avaient discuté d’une potentielle exemption des visas pour les citoyens de certains pays européens, dont la Roumanie.

Les citoyens roumains, bulgares, polonais, chypriotes et croates ont toujours besoin d’un visa pour entrer sur le territoire américain. Étant donné que les pays européens n’exigent pas de visas pour les citoyens américains, l’UE estime que la même chose devrait s’appliquer à tous les membres de l’UE, mais n’a toujours pas pris de position tranchée sur la question.

Klaus Iohannis, le président roumain, en visite aux États-Unis, a donné une conférence de presse aux côtés de Donald Trump dans le jardin rose de la Maison-Blanche, le samedi 9 juin.

Cacophonie

Lorsqu’un journaliste roumain a demandé si les deux chefs d’État avaient discuté la question des visas, Klaus Iohannis a répondu « oui » avant d’être interrompu par Donald Trump, qui a déclaré « nous n’en avons pas discuté, mais c’est certainement quelque chose qui devrait être discuté ».

Puis le président roumain a déclaré : « J’ai mentionné la question, et je l’avais aussi mentionnée lors d’autres réunions car c’est important pour nous », avant d’ajouter « j’espère que nous progresserons là-dessus. »

La Roumanie est l’un des pays européens qui investit le plus dans la relation transatlantique. Klaus Iohannis s’est récemment désolidarisé d’Angela Merkel, qui insistait sur le fait que l’Europe devait prendre en main son propre destin. Selon lui, la relation transatlantique reste vitale.

Le président roumain s'inquiète pour la relation transatlantique

Klaus Iohannis, le président roumain, a reproché à Angela Merkel d’insister sur le fait que l’Europe doit prendre son propre destin en main, au détriment de la relation avec les États-Unis.

Donald Trump a salué l’engagement de Klaus Iohannis pour augmenter les dépenses liées à la défense roumaine lors de l’année à venir et les faire passer de 1,4 % du PIB à plus de 2 %.

« Nous espérons que d’autres alliés de l’OTAN suivront l’exemple de la Roumanie et respecteront leurs obligations financières en matière de défense », a-t-il déclaré, ajoutant que « grâce à notre action, de l’argent commence à  être versé à l’OTAN ».

À l'Otan, Trump accuse les Européens d'être mauvais payeurs

Donald Trump a bousculé jeudi ses partenaires de l’Otan en réclamant qu’ils paient leur écot, sans leur donner les gages espérés sur l’engagement américain à défendre l’Europe.

Donald Trump a déclaré qu’il avait abordé la question d’un paiement d’arriérés avec les dirigeants des pays membres de l’OTAN, affirmant que les objectifs des dépenses liées à la défense n’avaient pas été atteints pendant de nombreuses années. « Peut-être devriez-vous tous payer ce qui est dû. »

Le président américain a également applaudi le courage de Klaus Iohannis dans la lutte contre la corruption et la défense de l’État de droit.

« La relation [Roumanie-États-Unis] a toujours été bonne mais est désormais plus forte que jamais », a commenté Donald Trump.

La Roumanie a bel et bien fait des progrès en termes de lutte contre la corruption mais son système judiciaire demeure sous la surveillance du mécanisme de coopération et de vérification de la Commission européenne.

La Roumanie progresse en matière de justice

La Commission européenne a publié son dernier rapport sur les progrès de la Roumanie dans le cadre du mécanisme de coopération et de vérification, qui met le système judiciaire du pays sous étroite surveillance, pour lutter contre la corruption potentielle et le crime organisé. Un article d’EURACTIV Roumanie.

 

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