Des ONG manifestent contre le TTIP avec un cheval de Troie

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Ce cheval de Troie gonflable d’une hauteur de 8 mètres représente le TTIP, l’accord de libre-échange que l’UE et les États-Unis sont en train de négocier à Bruxelles. Les personnes en costume représentent les lobbys des grandes entreprises.

C’est autour de cette mise en scène que les militants anti-TTIP ont protesté mercredi devant la Commission à Bruxelles, alors que les autorités américaines et européennes entament la 8ème série de négociations, la première pour la nouvelle Commission Juncker.

« Le cheval de Troie symbolise quelque chose de très beau vu de l’extérieur mais qui s’avère être un véritable cauchemar. Il y a un certain nombre de choses inacceptables dans l’accord, comme par exemple la baisse des normes ou le droit donné aux investisseurs de poursuivre les gouvernements. Si ces éléments font partie de l’accord, alors il devrait être rejeté »,  a déclaré Paul De Clerk, militant pour les Amis de la Terre.

Les militants ont appelé les dirigeants de l’UE à renoncer à l’accord qui, selon eux, met en danger les droits démocratiques et place les intérêts des grandes entreprises avant ceux des citoyens.

Les OGM, les droits excessifs donnés aux investisseurs, les énergies polluantes, et le poulet chloré sont quelques-unes des menaces que présente l’accord.

«Si des règles plus strictes sont contestées car elles font obstacle au commerce, alors elles seront assouplies pour que le commerce puisse dominer. Voilà pourquoi nous pensons que cet accord est en train de bafouer les droits fondamentaux  et de détruire les filets de sécurité que nous avons bâti en Europe lors des 20 à 30 dernières années  « , a expliqué Madga Stoczkiewicz, directrice des Amis de la Terre Europe.

La Commission européenne pense néanmoins qu’un accord transatlantique permettrait la création d’un marché unique de 800 millions de personnes et de millions d’emplois.

Jusqu’à présent, plus d’un million de citoyens partout en Europe ont signé une pétition opposée à l’accord de libre-échange et réclament la fin des négociations.

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