50 millions d’abeilles empoisonnées en Croatie

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ZAGREB

Un « tapis » d’abeilles mortes. Plus de 50 millions d’abeilles ont été retrouvées empoisonnées dans le comté du nord de Međimurje, à la frontière hongroise. En conséquence, le préfet du comté, Matija Posavec, a annoncé lundi 15 juin qu’une partie de la région se trouvait en état de catastrophe naturelle. Les inspecteurs vétérinaires et les experts médico-légaux examinent les causes de la mort des insectes. Les apiculteurs ont été choqués lorsqu’ils ont trouvé, gisant sur le sol, un « tapis » de millions d’abeilles mortes lundi 9 juin, dans une zone située entre Podturn et Gardinovac, près de la frontière avec la Hongrie. L’empoisonnement aux pesticides, bien qu’il ne soit pas encore officiellement confirmé, est soupçonné d’être à l’origine de cette catastrophe écologique. (Karla Junicic, Euractiv Croatie)

UE – OTAN

« L’Amérique reste profondément engagée en Europe ». Les États-Unis n’ont pas commencé à se retirer de la structure de sécurité européenne, a déclaré l’ambassadrice américaine auprès de l’OTAN à Euractiv, en commentant les plans de retrait des troupes de Washington d’Allemagne. « Il n’y a aucun signe de retrait américain de l’Europe, l’Amérique est profondément engagée et plus engagée que jamais en Europe », a déclaré Kay Bailey Hutchinson. « Personne ne devrait jamais penser que l’Amérique s’éloigne de l’Europe de quelque façon que ce soit. » (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BERLIN

L’Allemagne inaugure son application de traçage du coronavirus. Après trois mois de travail, le gouvernement allemand a finalement dévoilé mardi 16 juin son application de traçage du coronavirus appelée « Corona-Warn-App ». Elle peut désormais être téléchargée sur les appareils Apple et Android en Allemagne. L’application a généralement été bien accueillie par l’ensemble du spectre politique et par les militants de la protection des données, qui ont salué son approche décentralisée ainsi que son code source ouvert mis en ligne il y a quelques semaines. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

La France prévoit de relocaliser son industrie sanitaire. Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi 16 juin, lors d’une visite dans une usine Sanofi de la région du Rhône, que le gouvernement avait l’intention de relocaliser l’industrie sanitaire. Le président a profité de l’occasion pour enterrer la hache de guerre avec le groupe pharmaceutique suite à une controverse déclenchée par les déclarations du patron de la société le mois dernier. (Euractiv France)

LONDRES

Les experts médicaux saluent un nouveau traitement contre le COVID-19. Les experts médicaux britanniques ont salué un traitement stéroïdien à faible dose, la dexaméthasone, comme une avancée majeure dans la lutte contre le coronavirus. Le médicament, qui a été testé par des chercheurs de l’université d’Oxford au cours du mois dernier, a réduit le risque de décès d’un tiers pour les patients sous respirateur et d’un cinquième pour les patients sous oxygène. Un traitement de dix jours avec ce médicament ne coûte que 5,40 £ (6 euros).

« C’est le seul médicament qui, jusqu’à présent, a montré qu’il réduisait la mortalité – et il la réduit de manière significative. C’est une avancée majeure », a déclaré l’enquêteur en chef, le professeur Peter Horby. Le gouvernement a stocké 200 000 doses de ce médicament et a déclaré mardi 16 juin que le NHS mettrait la dexaméthasone à la disposition des patients. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

BRUXELLES

Brussels Airlines reprend ses vols avec des contrôles accrus. Brussels Airlines, qui appartient à la Lufthansa, a repris ses activités pour les voyageurs effectuant des trajets non essentiels cette semaine, à l’occasion de la réouverture des frontières intérieures européennes. La compagnie, qui avait prévu 22 vols le 15 juin, est parvenue à remplir certains avions dès le premier jour. Un premier passager présentant des symptômes de coronavirus a cependant été refusé à l’aéroport de Bruxelles, car les caméras thermiques ont déterminé que sa température corporelle était supérieure à 38 degrés. Pour garantir la sécurité des passagers et du personnel, la température corporelle de tous les passagers est vérifiée avant qu’ils ne soient autorisés à entrer dans le terminal. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Le gouvernement présente son « programme de crise » fiscal. Après avoir effectué deux jours de « retraite gouvernementale », l’exécutif autrichien a quitté la chancellerie avec un nouvel ensemble de mesures de soutien fiscal prêtes à être présentées. Au total, 19 milliards d’euros seront dépensés pour « le sauvetage, l’aide et l’investissement », a déclaré le ministre des Finances, Gernot Blümel (ÖVP), lors d’une conférence de presse. Le paquet de mesures portera la dette de l’Autriche à 90 % de son PIB.

Les mesures comprennent des paiements uniques aux chômeurs et aux familles, un mécanisme d’amortissement fiscal dégressif et une prolongation des subventions d’urgence sur les coûts fixes des entreprises. Le vice-chancelier Werner Kogler (Verts), a souligné que deux milliards d’euros du paquet seront dépensés pour la reconstruction de bâtiments respectueux du climat, la production d’énergie renouvelable et la recherche sur les technologies respectueuses du climat, entre autres. Les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture bénéficieront également de ces mesures. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

HELSINKI

La Finlande arrive en tête en matière de compétences numériques. Pour la deuxième année consécutive, la Finlande est en tête du peloton en termes de performances numériques et de compétitivité, selon l’indice de l’économie numérique (DESI) publié cette année par la Commission européenne. La crise du coronavirus ayant démontré l’importance d’une économie européenne numérique, le travail et l’apprentissage à distance devenant la nouvelle norme, les résultats pourraient servir de signal d’alarme pour l’Union. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)

ROME

La nuit avant les examens. Le premier jour des examens du secondaire en Italie aura lieu ce mercredi 17 juin, et environ 500 000 élèves devraient se soumettre à l’épreuve. Le nouveau format du test, approuvé par le gouvernement le 9 juin, consiste en une épreuve orale multidisciplinaire, qui peut durer jusqu’à une heure. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

MADRID

Le gouvernement donne le feu vert à un « fonds de relance COVID-19 » de 16 milliards d’euros. Le gouvernement de coalition espagnol, constitué des socialistes du PSOE et du parti de gauche Unidas Podemos, a approuvé un paquet de mesures spécial d’une valeur de 16 milliards d’euros. Les fonds seront directement transférés aux communautés autonomes espagnoles pour les aider à atténuer l’impact économique de la pandémie de coronavirus, en particulier dans les secteurs du tourisme et des services, deux moteurs essentiels de la croissance du PIB espagnol. (Fernando Heller, Euroefe)

ATHÈNES

La Grèce et Israël confirment le projet de pipeline EastMed. Le ministre grec de l’Énergie, Kostis Hatzidakis, et son homologue israélien, Yuval Steinitz, ont signé mardi à Jérusalem une déclaration commune sur la coopération énergétique, en vue de projets communs qui renforceront la sécurité énergétique des deux pays. Les deux parties ont confirmé la construction du gazoduc EastMed et d’un certain nombre d’autres projets énergétiques. (Athens-Macedonian News Agency)

BUDAPEST

Le parlement demande au gouvernement d’annuler l’état d’urgence. Mardi 16 juin, le parlement hongrois a adopté une loi demandant au gouvernement d’annuler l’état d’urgence, mettant ainsi fin aux pouvoirs controversés accordés au gouvernement du Premier ministre Viktor Orbán au plus fort de la pandémie de coronavirus. L’assemblée a aussi approuvé une législation distincte sur les « dispositions transitoires ». (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Non aux taxes européennes. L’Union républicaine des employeurs (RÚZ), qui constitue le lobby des entreprises slovaques et est membre de BusinessEurope, a demandé au ministère des Finances du pays de rejeter les projets de nouvelles « taxes européennes ». Ce terme fait référence à l’ensemble des ressources propres de l’UE, que la Commission européenne envisage comme moyen de financer le plan de relance européen. Celles-ci comprennent la taxe numérique, la taxe sur le marché unique, le mécanisme d’ajustement carbone, les recettes basées sur le SCEQE et la taxe sur les plastiques. Selon le groupe des employeurs, les ressources nécessaires à la relance économique devraient plutôt provenir de réductions et d’économies. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

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