Affaire des « écoutes » : Nicolas Sarkozy devant la justice

Tous les matins, Les Capitales décrypte pour vous l’info à travers l’Europe. [Frederic Legrand, COMEO / Shutterstock]

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PARIS

Nicolas Sarkozy devant la justice. Lundi (23 novembre) a débuté le procès de l’ancien président au tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes ». À peine commencée, l’audience a aussitôt été suspendue jusqu’à jeudi (26 novembre), dans l’attente des résultats de l’expertise médicale de Gilbert Azibert, ancien magistrat et co-prévenu qui, à cause du risque lié au nouveau coronavirus, a décidé de ne pas comparaître devant le tribunal.

Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog d’avoir tenté d’obtenir des informations classées secrètes auprès de Gilbert Azibert, en l’échange d’un poste à Monaco. Tous encourent dix ans de prison et un million d’euros d’amende.

Un autre procès attend l’ancien chef d’État dans les prochains mois : celui sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. (Lucie Duboua-Lorsch, Euractiv France)

BERLIN

Covid-19 : mesures insuffisantes. Dans un nouveau rapport, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies place l’Allemagne dans un groupe de huit autres pays dont les mesures de lutte contre le nouveau coronavirus sont insuffisantes pour en freiner la propagation. L’agence affirme qu’il n’y aura pas de tendance à la baisse en outre-Rhin tant que le pays ne prendra de mesures similaires à celles du mois d’avril. La chancelière Angela Merkel rencontrera à nouveau les 16 chefs des Länder mercredi (24 novembre) pour décider d’éventuelles nouvelles restrictions. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Quid de la réouverture du secteur hôtelier ? La réouverture des magasins et de l’Horeca doit être sérieusement envisagée lors de la prochaine réunion du comité de consultation vendredi (27 novembre), a déclaré lundi le ministre des classes moyennes, des PME et des indépendants, David Clarinval. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Le deuxième confinement montre ses premiers résultats. Le deuxième confinement imposé par le gouvernement autrichien pour le mois de novembre montre ses premiers résultats : entre dimanche et lundi, 3 145 nouveaux cas de coronavirus ont été identifiés, soit environ 2 000 de moins qu’entre samedi et dimanche. Les chiffres étant encore très élevés, le ministre de la Santé Rudolf Anschober (Verts) a souligné que même si le confinement devait prendre fin le 6 décembre comme prévu, certaines restrictions devront rester en vigueur. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LUXEMBOURG

Covid-19 : le Luxembourg adopte de nouvelles restrictions. Un confinement partiel sera voté mercredi (25 novembre), a annoncé lundi (23 novembre) le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. Selon les nouvelles mesures, tous les cafés, bars et restaurants qui ne proposent pas de plats à emporter, ainsi que les théâtres, les salles de sport et les cinémas, devront rester fermés jusqu’au 15 décembre, tandis que les magasins resteront ouverts. Jusqu’à présent, le Grand-Duché ne maintenait qu’un couvre-feu, malgré des pics d’infection et la décision de tous ses voisins d’adopter un deuxième dispositif de confinement il y a quelques semaines. Le Luxembourg suit « sa propre voie », selon la ministre de la Santé Paulette Lenert. (Anne Damiani, Euractiv.com)

LONDRES

Sans accord européen sur les données, les coûts de mise en conformité seront très élevés. Les entreprises britanniques devront payer jusqu’à 1,6 milliard de livres sterling si le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson ne parvient pas à convaincre l’UE d’accorder une décision d’adéquation permettant la poursuite des flux de données, selon un nouveau rapport publié lundi (23 novembre) par le groupe de réflexion New Economics Foundation. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

DUBLIN

Le Premier ministre irlandais espère un accord sur le Brexit d’ici à la fin de la semaine. Le Taoiseach irlandais Micheál Martin a déclaré qu’il continuait d’espérer qu’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE puisse être conclu d’ici à la fin de la semaine. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

HELSINKI

Ce n’est pas le moment de quitter l’Afghanistan, déclare le ministre finlandais des Affaires étrangères. Le retrait des troupes américaines d’Afghanistan aurait un impact sur la capacité du gouvernement afghan à contrôler des zones qui sont maintenant relativement stables, a déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto (Verts) après l’annonce de l’administration du président américain Donald Trump de ramener une partie des troupes américaines stationnées là-bas à l’heure actuelle. (Pekka Vanttinen, Euractiv.com)

ROME

Baisse du niveau de vie de plus pour plus de 7 millions d’Italiens. Environ 7,6 millions d’Italiens voient actuellement leur niveau de vie se détériorer, selon un rapport publié lundi (23 novembre) par l’institut de recherche Censis. Le document révèle également qu’environ cinq millions d’Italiens ont des difficultés à subvenir à leurs besoins, tandis que 60 % d’entre eux craignent de perdre leur emploi ou leur revenu au cours de l’année prochaine. Les femmes sont les plus touchées, selon le rapport, car le taux d’emploi des femmes en Italie est inférieur de 20 points de pourcentage à celui des hommes. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

MADRID

La ministre espagnole des Affaires étrangères défend la réforme de l’éducation, car elle « protège la diversité ». Le nouveau projet de loi du gouvernement sur l’éducation – actuellement débattu au Parlement – ne « tue » pas la langue espagnole, malgré ce que disent de nombreux opposants, mais contribue plutôt à promouvoir la diversité linguistique de l’Espagne, a déclaré lundi (23 novembre) la ministre socialiste des affaires étrangères, Arancha González Laya. (Euroefe)

LISBONNE

Les États membres de l’UE sont divisés sur l’avenir de l’Europe, a déclaré lundi (23 novembre) le Premier ministre portugais António Costa au cours d’une conférence à Lisbonne, lors de laquelle les projets du pays pour la présidence du Conseil de l’UE prévue en janvier 2021 ont été abordés.

D’après plusieurs sources diplomatiques, Lisbonne craint de devoir s’occuper des « patates chaudes » que sont les dossiers Brexit et État de droit, lorsqu’elle prendra les rênes du Conseil, étant donné que ces sujets sont actuellement proches d’une impasse. (Pedro Morais Fonseca, Lusa.pt)

ATHÈNES | NICOSIE

Kyriakos Mitsotakis veut rencontrer Joe Biden avant que Recep Tayyip Erdoğan ne le fasse. Les diplomates d’Athènes et de Nicosie s’empressent d’organiser une rencontre entre le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le président américain élu Joe Biden avant que ce dernier ne rencontre le président turc Recep Tayyip Erdoğan, a révélé le média in.gr. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

VARSOVIE

Les manifestations antigouvernementales se poursuivent en Pologne. Plusieurs personnes – dont la photojournaliste Agata Grzybowska de l’agence RATS – ont été arrêtées lors des manifestations de lundi (23 novembre) à Varsovie. Les protestations se sont poursuivies devant le ministère de l’Éducation, en solidarité avec les enseignants qui ont été critiqués par le gouvernement et menacés de graves représailles pour avoir soutenu des manifestations dirigées par des femmes. La détention de la journaliste est considérée comme un autre exemple de violence policière, à l’instar de ce qui a été dévoilé par les médias ces dernières semaines. (Joanna Jakubowska, Euractiv Pologne)

PRAGUE

Des manquements sur le plan de la protection des enfants ? La République tchèque a violé son obligation d’assurer la protection sociale et économique des enfants en vertu de l’article 17 de la Charte sociale européenne, selon la décision du Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe prise le 17 juin, et rendue publique lundi (23 novembre). D’après le Comité, la République tchèque est responsable de l’institutionnalisation discriminatoire d’enfants vulnérables de moins de 3 ans, car elle place régulièrement de jeunes enfants ayant un handicap ou roms dans des centres pour enfants au lieu de leur offrir des formes alternatives de soins non institutionnels et de type familial. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Fin de partie pour Index. Pál Szombathy, le rédacteur en chef d’Index, l’ancien plus grand site d’information en ligne indépendant de Hongrie, a été licencié lundi (23 novembre), tandis que le groupe Indamedia – dont le puissant homme d’affaires et allié de Viktor Orbán Vaszily Miklós possède la moitié – a annoncé qu’il allait racheter les parts du média, a révélé hvg.hu. La plupart des membres de l’équipe éditoriale d’Index ont démissionné cet été en raison de la perte d’indépendance perçue, dans ce qui a été décrit comme un coup dur pour la presse libre et la pluralité des médias au sein du pays. Les anciens journalistes d’Index ont depuis lancé un nouveau média indépendant, telex.hu. (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

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