Allemagne : des agents de police soupçonnés de propagande néonazie

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici

BERLIN

Les autorités de Rhénanie-du-Nord–Westphalie (NRW) ont été informées de l’existence d’un groupe de discussion où des policiers échangeaient des messages d’extrême droite. La discussion comptait 29 agents d’une petite ville près d’Essen, dont onze envoyaient des messages régulièrement. Tous ont été temporairement démis de leurs fonctions.

Au total, les autorités allemandes enquêtent sur au moins 5 groupes de discussion WhatsApp, dont l’un a vu le jour en 2012, les autres en 2015.

Les personnes impliquées dans le groupe auraient échangé des contenus racistes et néonazis, y compris des photos de réfugiés dans des chambres à gaz, de croix gammées et d’Adolf Hitler.

Mercredi 16 septembre, la police a effectué une descente dans 34 domiciles et bureaux en Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW) après avoir découvert des discussions en ligne qualifiées d’« odieuses » par le ministre de l’Intérieur du Land, Herbert Reul (CDU).

Pour Herbert Reul ce contenu représente la « haine néonazie, raciste et anti-réfugiés la plus diabolique et la plus répugnante », ajoutant que c’était « une honte pour la police de NRW ».

Il a déclaré qu’il avait l’intention de nommer un ministre chargé des forces de police du Land afin de lutter contre les tendances de droite.

Par ailleurs, cette nouvelle n’est pas un fait isolé, comme l’a indiqué le ministre hier (16 septembre).

En décembre 2018, les autorités ont trouvé des preuves d’allégeance à l’extrême droite dans la police de Hesse, principalement à Francfort. Depuis, 38 officiers ont fait l’objet d’une enquête. L’année dernière, un autre groupe de discussion de 40 policiers munichois a été découvert, rempli de messages antisémites. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Le ralentissement économique se profile à l’horizon. L’année 2020 verra une baisse de 10 % de la croissance par rapport à l’année précédente en raison de la crise sanitaire, a estimé le ministère français de l’Économie et des Finances. Cependant, le ministère prévoit également une augmentation de 8 % du PIB pour 2021.

Ces prévisions macroéconomiques ont été présentées avant la publication du projet de loi des Finances pour 2021, le 28 septembre. Le déficit public, pour sa part, passera à 10,2 % du PIB, tandis que la dette sera de 117,5 % du PIB. (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

Nouvelles zones rouges. Plusieurs nouvelles régions de l’UE, dont Amsterdam, Vienne et Budapest ainsi que des provinces en France et en Croatie, deviendront des zones rouges pour les voyageurs en provenance de Belgique à partir de vendredi, selon la dernière mise à jour du ministère belge des Affaires étrangères.

Le pays n’autorisera donc plus les voyages non essentiels vers ces zones, et un test et une quarantaine au retour seront obligatoires, à partir du vendredi 18 septembre à 16 heures. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LUXEMBOURG

Quarantaine raccourcie. Le Conseil de gouvernement luxembourgeois a validé le projet d’amendement visant à réduire la durée de la quarantaine, qui sera déposé par la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) d’ici à la fin de la semaine. Au lieu des 14 jours précédents, le confinement obligatoire durera désormais 10 jours « sans renouvellement ». Le projet de loi Covid-19 du pays devrait être voté la semaine prochaine. (Anne Damiani, Euractiv France)

DUBLIN

Brexit : les agriculteurs déplorent le manque de soutien de la cheffe de la Commission. Le président de l’association des agriculteurs irlandais déplore le manque de soutien dont a fait preuve Ursula von der Leyen dans son premier discours sur l’état de l’Union. Pour Tim Culliman, les commentaires de la cheffe du Berlaymont sur le Brexit étaient « effrayants » pour les agriculteurs irlandais.

« Les agriculteurs craignent de plus en plus de devoir payer les frais du Brexit. Il est désormais clair que l’UE doit définir la manière dont elle entend réagir pour protéger la filière agricole », a-t-il insisté, soulignant que le bloc devait « préciser les filets de sécurité spécifiques qu’il envisage de mettre en place pour soutenir les exploitants agricoles ». (Natasha Foote, Euractiv.com)

MADRID

La Banque centrale d’Espagne met en doute la rapidité de la reprise économique. La Banque centrale d’Espagne (Banco de España) a exclu mercredi une reprise économique rapide. Cela sera particulièrement vrai pour le secteur du tourisme, qui représente près de 15 % du PIB du pays.

Alors que l’institution financière publique espagnole a abaissé ses prévisions de croissance pour 2021 à 4,1 %, la contraction économique pour 2020 a été placée entre 10,5 et 12,6 %, un chiffre conforme aux prévisions de juin. (Euroefe)

PRAGUE

Plans climatiques « irréalistes ». Une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, telle que présentée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son discours de mercredi, est irréaliste pour la République tchèque, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Karel Havlicek.

M. Havlicek a ajouté que l’objectif pourrait être atteint plus tard si le pays veut maintenir son autosuffisance énergétique et ne pas détruire son industrie, notant que la Commission devrait d’abord discuter des objectifs avec les États membres, puis arriver à des conclusions. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

SOFIA

Les violences policières contre les journalistes devraient faire l’objet d’une enquête, estiment les députés européens. « Toutes les allégations de mauvais traitements ou de violence contre des journalistes doivent faire l’objet d’une enquête immédiate », ont écrit les membres du groupe de travail sur les médias au ministre de l’Intérieur Hristo Terziiski. « Nous vous demandons également de prendre des mesures immédiates pour garantir que tous les journalistes qui couvrent les manifestations et les événements publics puissent le faire en toute sécurité, en toute indépendance et avec la pleine protection de la loi », ont-ils insisté.

Leur missive fait suite à des cas de violence policière brutale lors des manifestations antigouvernementales en cours à Sofia. Hier (16 septembre) a marqué le 70e jour des protestations demandant au gouvernement et au procureur général de démissionner. Certains manifestants se sont même assis dans le bâtiment de l’Assemblée nationale et ont refusé de partir avant que les démissions ne soient déposées. Le soir, cependant, ils ont été contraints à partir. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

Subscribe to our newsletters

Subscribe
CONTRIBUER