Belgrade déclare l’état d’urgence

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BELGRADE

Nouvelle hausse des cas de coronavirus. Le maire de Belgrade, Zoran Radojičić, a déclaré l’état d’urgence le 3 juillet en raison de la hausse des cas de COVID-19 dans la capitale serbe. Il a toutefois ajouté que la situation épidémiologique actuelle ne justifiait pas un confinement total de la ville.

Selon l’épidémiologiste Predrag Kon, « l’intensité du virus est la plus forte à Belgrade ». Les résultats des tests effectués dans les centres ambulatoires prouvent que le virus n’a jamais été aussi actif dans la capitale, a-t-il indiqué à Pink TV.

Le gouvernement grec a déjà annoncé que les Serbes ne pourraient se rendre en Grèce avant le 15 juillet. La Serbie fait partie des États membres qui ont ouvert leurs frontières le 1er juillet, mais chaque pays peut mettre à jour sa « liste rouge » en fonction de l’évolution de la pandémie. (Euractiv Serbie)

BRUXELLES

Réglementation sur les maladies orphelines et infantiles. D’ici à la fin du mois de juillet, la Commission doit présenter une étude évaluative sur l’application d’une réglementation européenne des médicaments contre les maladies orphelines et infantiles. En Europe, les maladies rares touchent moins de cinq personnes sur 10 000. L’industrie pharmaceutique se montre donc réticente à investir dans des médicaments et des traitements contre ce type de pathologie, en raison du faible intérêt commercial que représente ce petit segment du marché.

En outre, en Belgique, un millier de manifestants se sont rassemblés dimanche 5 juillet à Bruxelles pour protester contre la décision de la Cour constitutionnelle d’interdire aux étudiants de l’enseignement supérieur de porter des signes religieux. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

BERLIN

Pas de rapport sur le racisme au sein de la police. Le gouvernement allemand ne commandera pas de rapport sur le racisme au sein des forces de police, après que le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a déclaré le week-end dernier qu’il n’en voyait « pas la nécessité ». Début juin, les ministères de l’Intérieur et de la Justice du pays avaient annoncé qu’une telle étude serait menée dans le cadre des recommandations de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI). (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

PARIS

Nouveau gouvernement. Dimanche, le président français, Emmanuel Macron, a rencontré son nouveau premier ministre, Jean Castex, afin de former un gouvernement. Le nouvel appareil politique, qui sera présenté ce lundi 6 juillet, devra entre autres travailler sur des questions sociales comme les réformes des retraites et du personnel infirmier.

Lors d’une interview pour le Journal du Dimanche, Jean Castex a affirmé qu’il mélangerait « volontarisme et expérience, avec le souci de rassembler » lors de son mandat. « Mais attention, je ne crois pas au consensus mou », a-t-il ajouté. Parallèlement, le président français a indiqué dimanche sur Twitter que le projet qu’il avait mené en 2017 et pour lequel il avait été élu par les Français restait « au cœur de [sa] politique », mais qu’il devait être adapté aux changements et aux crises actuelles. (Anne Damiani | Euractiv France)

LA HAYE

Pas d’identification du genre sur les cartes d’identité. « Les pièces d’identité aux Pays-Bas n’indiqueront plus le sexe de la personne à partir de 2024 ou 2025, date à laquelle la production de cartes d’identité sera revue, ce qui limitera les coûts et les conséquences du changement », a déclaré la ministre néerlandaise de l’émancipation, Ingrid van Engelshoven. Cependant, les passeports continueront à mentionner les qualificatifs « homme », « femme » ou « X », conformément à la législation européenne. Les Pays-Bas ne sont pas les premiers à abandonner la mention du sexe sur les cartes d’identité : l’Allemagne avait déjà effectué ce changement il y a un certain temps. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

VIENNE

Augmentation constante des cas de COVID-19. De samedi à dimanche, l’Autriche a enregistré 106 nouveaux cas de coronavirus, ce qui porte à 959 le nombre de patients malades connus à l’heure actuelle. De nombreuses infections sont liées à trois abattoirs situés en Haute-Autriche, où des employés ont propagé le virus. En conséquence, le gouvernement local a décidé de rendre à nouveau obligatoire le port du masque dans les bâtiments administratifs. (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

ROME

Luigi Di Maio se dit en faveur du plan de relance, mais critique les « quatre radins ». Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a précisé qu’aucune bataille idéologique n’avait lieu à propos du mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de l’UE. « Il y a une négociation ouverte au niveau international. Nous avons confiance en notre Premier ministre, Giuseppe Conte », a-t-il ajouté. (Alessandro Follis | Euractiv Italie)

MADRID

Nouvelle région reconfinée. Dimanche, l’Espagne a mis une nouvelle région en quarantaine, 24 heures après avoir isolé la Catalogne. Environ 70 000 habitants de la région nord-ouest de La Marina, en Galice, ont été reconfinés après un pic des cas de COVID-19, qui aurait démarré dans plusieurs bars de la région. (Euroefe)

ATHÈNES

Non à un accord de renflouement. Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a déclaré au Financial Times que dans le cadre du plan de relance, Athènes n’accepterait pas de troïka comme celle qui avait étudié la situation économique du pays en 2010. « Les Grecs ont beaucoup mûri », a-t-il dit. « Et nous voulons mener nos propres réformes. » (Euractiv Grèce)

PRAGUE

Réaction retardée à la nouvelle vague de COVID-19. Le gouvernement tchèque a été critiqué pour sa réaction lente à une épidémie régionale de coronavirus dans la région de Karviná. Cette hausse des cas place la République tchèque parmi les États membres qui connaissent une forte augmentation des cas positifs de COVID-19. La région de Karviná est actuellement la région tchèque la plus touchée, avec 247 cas pour 100 000 habitants. La plupart des infections auraient été enregistrées dans des mines de charbon locales. (Aneta Zachová | Euractiv République tchèque)

BRATISLAVA

La Slovaquie ne protège pas les sites Natura 2000. Les ONG environnementales demandent l’arrêt immédiat de l’exploitation des bois qui abritent le grand tétras, un gallinacé qui vit dans les montages et les forêts de conifères. La Commission traduira la Slovaquie devant la Cour du Luxembourg parce qu’elle n’a pas évalué l’impact du déboisement sur les sites Natura 2000 n’a pas pris de mesures pour protéger le « tetrao urogallus ». (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

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