Biélorussie et Hongrie : des relations au beau fixe

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BUDAPEST

Lors d’un entretien entre Moscou et Minsk, Alexandre Loukachenko a déclaré à Vladimir Poutine, et ce, après avoir souligné les relations diplomatiques entre les deux nations qu’« un jour, j’ai demandé à mon ami Viktor Orban de me parler de la coopération avec d’autres pays, en particulier avec l’UE, en raison de sa position particulière. Je pense qu’il a dit que l’Allemagne représentait jusqu’à 90 % du commerce de la Hongrie. Voici votre réponse, m’a-t-il dit », a dévoilé 444.hu via le média biélorusse belta.by.

Pendant ce temps, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a annoncé lundi qu’il présentera un « Plan Marshall pour le Belarus » au prochain Conseil européen au nom des quatre pays de Visegrad, selon l’agence de presse hongroise MTI.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont convenu d’un cadre de sanctions contre les personnes physiques et morales du Belarus, mais son adoption officielle est attendue lors du prochain sommet de l’UE le 24 septembre.

Toutefois, il n’est pas encore certain que tel sera le cas. Chypre et la Grèce vont probablement bloquer les sanctions à moins que l’UE ne fasse de même contre la Turquie en réponse aux actions d’Ankara en Méditerranée orientale. Ursula von der Leyen, cheffe de la Commission européenne, a déclaré qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux questions, mais au niveau diplomatique, Nicosie et Athènes considèrent qu’il s’agit de leur seul outil pour faire pression sur le reste de l’Europe afin qu’elle prenne des mesures punitives contre Ankara.

Après Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a été l’un des premiers dirigeants nationaux à féliciter Alexandre Loukachenko pour sa « réélection » dans les sondages contestés du mois d’août. (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

BERLIN

Moria : la pression des sociaux-démocrates. Les sociaux-démocrates allemands (SPD) ont lancé un ultimatum à leurs partenaires de la coalition démocrate-chrétienne (CDU/CSU) hier (14 septembre) après que le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a annoncé vendredi (11 septembre) que l’Allemagne allait accueillir entre 100 et 150 mineurs non accompagnés du camp sinistré de Moria, ajoutant que cette décision constituait un premier pas.

Cependant, alors que le SPD veut conclure un accord pour accueillir plus de réfugiés dans les prochaines 48 heures et que le gouvernement vise à prendre une décision mercredi (16 septembre), de nombreux conservateurs continuent de réclamer une « solution européenne ». (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Emmanuel Macron demande une « clarification » à Vladimir Poutine sur l’affaire Navalny. Le président français s’est entretenu au téléphone avec le président russe lundi (14 septembre) et lui a demandé que « toute la lumière soit faite, sans délai », sur la « tentative d’assassinat » de son principal opposant, qu’il a qualifiée « d’empoisonnement ». « La France partage, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d’empoisonnement à l’aide d’un agent neurotoxique Novitchok » a déclaré le chef d’État. Il rejoint ainsi l’Allemagne, les États-Unis, l’Union européenne et le G7 qui s’étaient déjà prononcés sur le sujet. (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

Deuxième vaguelette. La Belgique est au seuil de la deuxième « vaguelette » de coronavirus de l’été. Néanmoins, elle peut encore être contenue si les autorités prennent les mesures appropriées, a déclaré Yves Van Laethem de l’institut de santé publique Sciensano à la RTBF.

Une moyenne de 680 personnes par jour ont été testées positives en Belgique au cours de la semaine dernière, selon les derniers chiffres de Sciensano présentés lundi. La tendance des nouvelles contaminations par jour a augmenté de 42 % entre le 4 et le 10 septembre. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Le ministre de la Santé présente un nouveau projet de loi sur la Covid-19. Le ministre autrichien de la Santé Rudolf Anschober (Verts) a présenté la version révisée de la nouvelle loi nationale sur le coronavirus, qui donnerait au gouvernement le pouvoir d’ordonner aux citoyens de ne quitter leur domicile que pour certaines raisons, telles que les courses ou le sport. Elle doit désormais être adoptée par le Parlement.

Cette décision intervient après une déclaration de la Cour constitutionnelle autrichienne en juillet selon laquelle les réglementations gouvernementales sur le SARS-CoV-2, telles que la fermeture de magasins, étaient illégales. Pour les juges le principal problème résidait dans le fait qu’aux yeux de la loi, Rudolf Anschober n’était autorisé à restreindre l’accès qu’à « certains lieux », alors que sa proposition de loi concernait les espaces publics en général. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

HELSINKI

La rencontre du père Noël, sous certaines conditions. À partir de samedi prochain (19 septembre), les voyageurs en provenance de pays où le nombre de contaminations liées au Covid-19 a été inférieur à 25 pour 100 000 habitants au cours des deux dernières semaines seront libres d’entrer en Finlande, tandis que les voyageurs en provenance de pays où ce nombre dépasse 25 seront autorisés s’ils se font dépister dans les trois jours suivant leur arrivée, a décidé le gouvernement le 11 septembre.

Si le gouvernement continue à lever les restrictions de voyage, cela pourrait être une bénédiction pour le secteur touristique en Laponie finlandaise. Cette année, à Noël, comme à chaque Noël, la région espère accueillir quelque 50 000 touristes, dont beaucoup viennent du Royaume-Uni et d’Asie. (Pekka Vanttinen, Euractiv.com)

LUXEMBOURG

Des restrictions de voyage plus souples. Les citoyens de l’UE seront à nouveau autorisés à se rendre au Grand-Duché du Luxembourg s’ils souhaitent visiter de la famille, pour autant qu’ils soient un conjoint, un partenaire enregistré, un enfant (moins de 21 ans), un descendant direct d’un citoyen de l’UE ou de son conjoint, a annoncé le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères.

Les ressortissants de pays tiers qui peuvent prouver l’existence d’une relation de longue durée et de contacts réguliers peuvent désormais entrer dans le pays pour un court séjour sans avoir à subir de restrictions de voyage. (Anne Damiani, Euractiv France)

ATHÈNES

Réunion Grèce-Turquie au sein de l’OTAN. Les représentants militaires de la Grèce, de la Turquie et de l’OTAN se réuniront aujourd’hui pour discuter de la proposition du chef de l’OTAN Jens Stoltenberg visant à désamorcer les tensions en Méditerranée orientale. La Turquie n’a pas encore soumis ses commentaires sur le projet de texte, qui se concentre sur l’apaisement des tensions en vertu du droit maritime international, que la Turquie n’a pas approuvé.

Des sources diplomatiques ont déclaré hier que de nombreux pays de l’UE, également membres de l’OTAN, avaient adopté une position étrange sur le conflit gréco-turc. En tant que membres de l’UE, ils soutiennent les revendications de la Grèce, en tant que membres de l’OTAN, ils adoptent une position neutre. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

PRAGUE

Commission irrationnelle. Alors que la Commission européenne s’apprête à plaider cette semaine en faveur d’une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, le ministre tchèque du Commerce, de l’Énergie et des Transports Karel Havlíček a déjà indiqué qu’il ne considérait pas ce plan comme réaliste pour son pays, ajoutant, comme le cite Info.cz, que « nous ne voulons pas faire de promesses impossibles à tenir ». Au contraire, la République tchèque pourrait réduire ses émissions de 40 à 45 % d’ici à 2030, selon le ministre. (Aneta  Zachová, Euractiv République tchèque)

BUCAREST

État d’alerte prolongé. Le gouvernement roumain a prolongé son état d’alerte de 30 jours supplémentaires à partir du 15 septembre, mais a également assoupli certaines des restrictions mises en place pour limiter la propagation de la pandémie de Covid-19. Comme la Roumanie tiendra des élections locales le 27 septembre, des réunions, mais aussi des manifestations, peuvent être organisées, mais elles ne devraient pas compter plus de 100 participants. (Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

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