Le Brexit pourrait coûter cher au Royaume-Uni en matériel médical

[EPA/Andy Rain]

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LONDRES

« Problème de communication ». Les ministres britanniques ont été vivement critiqués après que le gouvernement a déclaré qu’il se retirait du programme européen visant à conclure de nouveaux contrats avec les fournisseurs de matériel médical, et à réaffecter les usines du pays pour produire des équipements. Le Royaume-Uni a en effet urgemment besoin de respirateurs et d’autre matériel médical pour lutter contre la crise sanitaire.

Quelques heures plus tard, Downing Street a fait volte-face, affirmant que les fonctionnaires n’avaient pas reçu les courriels de réapprovisionnement à cause d’un « problème de communication initial » et avaient par conséquent raté la date limite de candidature au programme de l’UE. Boris Johnson a toutefois souligné que le pays pouvait encore participer aux réapprovisionnements futurs. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

BERLIN

Le calme avant la tempête. Lors d’une conférence de presse jeudi, le ministre de la Santé, Jens Spahn (CDU), et le président de l’Institut Robert Koch, Lothar Wieler, ont déclaré aux journalistes que le pic de l’épidémie était encore à venir et ont présenté les mesures du gouvernement pour s’y préparer. « Personne ne peut dire ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Nous devons parvenir à ralentir le taux des nouvelles infections », a déclaré Jens Spahn. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

PARIS

L’économie française en déclin. L’activité économique française tourne au ralenti, avec 35 % de l’activité en moins, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). L’Institut estime qu’un mois de confinement ferait perdre à l’économie française 3 points de son PIB annuel, une diminution qui doublerait si la quarantaine venait à durer deux mois. Ces estimations sont « compatibles » avec la baisse observée de la consommation d’électricité en France, qui est actuellement inférieure d’environ 20 % à celle observée en temps normal. (Euractiv France)

BRUXELLES

Adoption de la loi de pouvoirs spéciaux. En début de mois, les principaux partis politiques belges avaient accepté d’accorder des pouvoirs spéciaux au gouvernement de Sophie Wilmès pendant six mois pour surmonter la crise sanitaire, faisant ainsi sortir le pays de son impasse gouvernementale. Jeudi, la Chambre des représentants a approuvé en séance plénière un projet de loi qui permet de donner une garantie d’État pour certains crédits dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. La proposition a été approuvée à 104 voix pour, 8 contre (PTB) et 16 abstentions (Vlaams Belang). (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

VIENNE

Prolongation du couvre-feu dans le Tyrol. Alors que le nombre de personnes infectées en Autriche a atteint 6.398 dans l’après-midi de jeudi, avec 49 décès, les autorités ont décidé de prolonger le couvre-feu jusqu’au 13 avril dans le Tyrol, où la négligence politique a entraîné une propagation massive du virus. En outre, le procureur a ouvert des enquêtes contre des politiciens tyroliens pour « suspicion de mise en danger d’êtres humains par négligence par le biais de maladies transmissibles ». (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

HELSINKI

Le gouvernement prend-il assez de mesures ? Selon une enquête commandée par la société de radiodiffusion nationale, 49 % des citoyens considèrent que les mesures adoptées par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus sont opportunes et appropriées, tandis que 46 % jugent que les restrictions auraient pu être plus strictes. (Pekka Vänttinen | Euractiv.com)

ROME

Personnel de santé non protégé. Depuis le début de la pandémie, le personnel de santé italien paye le prix fort : 41 médecins sont décédés des suites du coronavirus et au total, 6 205 membres du personnel médical ont été infectés à ce jour. Ces données « sont pires que celles enregistrées en Chine, qui s’arrêtent à 3 300 médecins infectés et 23 décès », a déclaré Filippo Anelli, le président de la fédération nationale des médecins, dans une lettre publiée dans le British Medical Journal.

Cette situation aurait pu être largement évitée si le personnel de santé avait été correctement informé et avait disposé d’équipements de protection individuelle adéquats, indique la lettre. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

MADRID

Kits de tests défectueux. Alors que l’Espagne compte désormais plus de 4000 victimes du coronavirus, l’ambassade de Chine à Madrid a déclaré jeudi que le gouvernement avait acheté un lot de tests défectueux à une société chinoise non homologuée qui allait devoir être renvoyé. (Euroefe)

ATHÈNES

Le Premier ministre favorable aux « obligations corona ». Lors du Conseil européen de jeudi, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a réitéré son soutien à l’émission d’euro-obligations pour faire face à la pandémie, déclarant que les neuf pays signataires de la lettre dans laquelle ils réclament ces « coronabonds » représentent 57 % du PIB de la zone euro.

Le Premier ministre a souligné que les États-Unis avaient déjà pris des mesures économiques ambitieuses, et que l’Europe devrait en faire de même. Il a par ailleurs appelé l’UE à examiner toutes les options possibles pour formuler une réponse européenne unique. (Sarantis Michalopoulos | Euractiv Grèce)

LISBONNE

Traitement avec des médicaments contre la malaria et l’Ebola. Jeudi, le ministère de la santé portugais a présenté une nouvelle loi qui autorise les patients atteints de coronavirus d’être soignés avec des médicaments contre la malaria et l’Ebola — des traitements qui sont encore en phase de test. Le 26 mars, le coronavirus avait contaminé plus de 3500 personnes et fait 60 morts dans le pays. (Lusa.pt)

VARSOVIE

Vote en ligne. Depuis hier, et jusqu’au 30 juin, le Parlement polonais peut voter en ligne, à la suite d’une décision exceptionnelle de la Chambre basse de changer la législation en la matière. Le Parlement doit se prononcer sur les mesures « anticrise » du gouvernement, qui compte injecter 212 milliards de zlotys (environ 47 milliards d’euros) dans les salaires et l’allègement fiscal. (Łukasz Gadzała | Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Situation difficile pour les entreprises. Un tiers des entreprises déclarent avoir fermé leurs portes en raison des restrictions liées aux coronavirus et avoir perdu leur seule source de revenus, d’après un sondage de l’association des jeunes entrepreneurs de Slovaquie. Alors que 37 % devront soit licencier, soit forcer leurs employés à travailler à temps partiel, près de 60 % ne pourront payer les salaires et les factures que pendant un mois. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Aide d’urgence. La République tchèque a proposé de faire don de 10 000 combinaisons de protection au personnel médical italien et espagnol. « Nous pouvons nous le permettre et ils en ont désespérément besoin », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Jan Hamáček. La République tchèque dispose d’environ 250 000 combinaisons, et d’autres sont en route. Le gouvernement tchèque a toutefois refusé d’envoyer des médecins militaires dans le sud de l’Europe. « Ils ne peuvent pas y aller, on a besoin d’eux ici. Ils aident et ils le feront à l’avenir. L’armée tchèque est un élément important de notre lutte contre l’épidémie de coronavirus », a écrit le ministre de la Défense, Lubomír Metnar, sur Twitter. (Lukáš Hendrych | Euractiv République tchèque)

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