En France, les violences conjugales explosent pendant le confinement

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PARIS

Inquiétudes confirmées. La secrétaire d’État à l’égalité des sexes, Marlène Schiappa, a révélé une augmentation alarmante des cas de violence domestique depuis le début du confinement il y a environ deux semaines. Alors que les signalements de violence conjugale ont augmenté de « 32 % en une semaine » dans toute la France, il ont augmenté  de 36 % à Paris.

Le jour où le président Emmanuel Macron avait annoncé son intention de mettre en place des mesures de confinement de 15 jours, des inquiétudes avaient surgi quant à l’augmentation potentielle des cas de violence domestique, car une hausse de ces cas avait été observée lors du verrouillage instauré en Chine.

Remédier à la situation demeure compliqué cependant, les victimes étant « enfermées avec leurs agresseurs », a souligné la secrétaire d’État. En attendant, le gouvernement français tente de mettre en place un système d’alerte d’urgence dans les pharmacies, les épiceries, ainsi qu’en ligne. (Euractiv France)

BERLIN

Nouvelle réunion entre le gouvernement fédéral et les Länder. Le gouvernement fédéral allemand et les chefs des 16 États fédéraux du pays doivent se réunir à nouveau mercredi 1er avril, a annoncé le 30 mars un porte-parole du gouvernement. S’ils ont l’intention de faire le point sur les mesures actuelles et d’évaluer la meilleure façon de procéder, ils ne plaideront pas pour la suppression des restrictions, car la vitesse de propagation du virus est encore bien trop élevée pour les assouplir, a confirmé le porte-parole.

En attendant, le pays entrera « inévitablement » en récession, selon un rapport du Conseil allemand des experts économiques. La chute pourrait atteindre 5,4 %, soit à peine 0,3 % de moins que la contraction observée en 2009, si les restrictions durent plus longtemps ou si la production est encore arrêtée en raison de la crise. Si les restrictions étaient levées d’ici à la mi-mai, l’économie ne reculerait que de 2,8 %. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Nouvelles obligations d’État. La Belgique va emprunter des fonds supplémentaires pour payer ses dépenses accrues par le biais d’obligations d’État, selon les rapports de l’Agence de la dette belge. Bien que le montant total soit inconnu, « les besoins supplémentaires se chiffrent en milliards, c’est clair », ont déclaré les médias belges en citant le directeur, Jean Deboutte. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

L’Autriche renforce les mesures de restriction de la vie sociale. Le chancelier Sebastian Kurz a annoncé lundi 30 mars de nouvelles mesures plus strictes pour lutter contre la propagation du coronavirus. Dans les supermarchés, les clients seront obligés de porter des masques buccaux et nasaux de protection (par opposition aux masques de qualité médicale utilisés par les soignants) qui seront distribués à l’entrée des magasins mercredi 1 er avril au plus tard. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

STOCKHOLM

La bonne approche. Johan Carlson, le directeur de l’agence de santé publique suédoise, a déclaré dans une interview télévisée le 29 mars que l’approche du pays en matière de coronavirus était la bonne, ajoutant que les autorités estimaient que c’était « le meilleur moyen d’arrêter la propagation de la maladie ». « En fin de compte, peu importe le nombre d’infections que nous avons », a-t-il déclaré. En Suède, les écoles restent ouvertes et la circulation des personnes n’a pas été restreinte. Lundi 30 mars, le nombre d’infections en Suède était passé à 4 028, soit 132 de plus que la veille, et le nombre de décès s’élevait à 146. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)

LISBONNE

Prolonger les mesures restrictives. Le Premier ministre portugais, António Costa, a prédit lundi qu’il serait nécessaire de prolonger les mesures en place, avec ou sans état d’urgence et en raison du « succès de l’abaissement du pic de la pandémie de COVID-19 ». Le président Marcelo Rebelo de Sousa décidera s’il convient de prolonger l’état d’urgence, que le gouvernement a imposé le 18 mars et qui dure jusqu’au 2 avril à minuit. Lundi 30 mars, le Portugal comptait 140 décès associés au COVID-19 et 6 408 infections selon le bulletin épidémiologique publié lundi par la Direction générale de la santé.

ROME

Aide américaine. Le président Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient envoyer du matériel médical et une aide supplémentaire de 100 millions de dollars à l’Italie. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remercié Donald Trump sur Twitter, en déclarant : « Avec les Américains, l’Italie vaincra le virus. »

En attendant, le gouvernement va prolonger les mesures restrictives actuellement en vigueur au moins jusqu’à Pâques (12 avril), a déclaré le ministre de la Santé, Roberto Speranza. Le gouvernement prépare également un nouveau plan de relance pour la mi-avril. « Au moins 25 milliards d’euros supplémentaires seront alloués, mais j’espère que nous pourrons disposer d’encore plus de ressources », a déclaré le ministre des Relations avec le parlement, Federico D’Incà. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

ATHÈNES

Réserve de liquidités. Le ministre des Finances, Christos Staikouras, a déclaré lundi 30 mars que l’économie grecque semblait en mesure de résister de manière adéquate à la pression exercée par la pandémie pendant les deux à trois prochains mois, sans avoir recours à sa réserve de liquidités. Le gouvernement précédent a constitué une réserve de plus de 30 milliards d’euros à partir de prêts non utilisés et de fonds collectés sur les marchés. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

VARSOVIE

Aller voter ou pas ? Alors que la Pologne a franchi le seuil des 2 000 cas de coronavirus et enregistré un total de 31 décès, le pays continue de débattre de l’opportunité de tenir quand même les élections présidentielles, prévues pour le 10 mai. Bien qu’il n’y ait aucun signe de reflux de la pandémie, le président Andrzej Duda a déclaré que « si l’on [pouvait] faire des courses, il [était] possible d’aller voter ». Ces propos contredisent sa déclaration de la veille, selon laquelle il pourrait ne pas être possible de maintenir les élections dans la situation actuelle. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

PRAGUE

Lancement de la « quarantaine intelligente ». Le système de « quarantaine intelligente », qui retrace les déplacements et les contacts passés des personnes testées positives pour trouver d’autres personnes infectées, a été lancé dans l’une des régions de la République tchèque. Le système utilise les données des opérateurs de téléphonie mobile et des banques après le consentement préalable de la personne traquée. Si le système s’avère efficace dans la région, il sera mis en œuvre dans l’ensemble du pays. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Viktor Orbán a les coudées franches pour gouverner par décret. Le Parlement hongrois a approuvé lundi 30 mars de nouveaux pouvoirs d’urgence qui permettront au Fidesz, le parti au pouvoir, de gouverner par décret, sans limite de temps, dans une démarche qui a suscité un tollé de la part des groupes de défense des droits de l’homme. (Samuel Stolton et Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

SOFIA

Sofia veut toujours intégrer la zone euro. La Bulgarie va reporter d’un an au moins ses projets d’entrée dans la salle d’attente de la zone euro (MCE II), a déclaré le gouverneur de la Banque nationale de Bulgarie, Dimitar Radev, dans une interview à Nova TV. Selon lui, la crise économique aura des répercussions plus importantes sur la Bulgarie que sur les pays de la zone euro, car ceux-ci bénéficient du soutien de la Banque centrale européenne. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

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