État de droit : la Slovénie soutient Viktor Orbán

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LJUBLJANA | PRAGUE

Maille à partir avec le Parlement européen ? Le Premier ministre slovène Janez Janša (SDS-PPE) a critiqué le récent appel lancé par le Parlement européen à l’intention des dirigeants européens les exhortant à déterminer, au sein du Conseil européen, s’il existe un danger de violation de l’état de droit en Hongrie.

« L’état de droit constitue le fondement de l’UE et aucun État ne peut en être membre s’il ne le reconnaît pas. Je ne connais aucun membre qui renonce à ce principe. Cela ne passera pas au Conseil », a déclaré le dirigeant slovène.

« L’état de droit se dissout dès qu’il est décidé à l’échelle politique. Le Parlement européen est un organe politique, composé de groupes politiques. La prise de décisions de cette façon au sujet du respect de l’état de droit dans tel ou tel pays reviendrait à désintégrer le navire européen », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre tchèque Andrej Babiš ne s’est toujours pas exprimé à ce propos. Son homologue hongrois Viktor Orbán a demandé la démission de la commissaire européenne tchèque Vera Jourova à la suite de ses commentaires sur la démocratie hongroise, qu’elle avait qualifiée de « malade ».

Bien que Mme Jourova ait été nommée par le gouvernement de M. Babiš et qu’elle soit, comme Andrej Babiš, membre du groupe libéral Renew Europe, les Premiers ministres tchèque et hongrois restent de proches alliés, notamment lorsqu’il s’agit de critiquer les propositions de l’UE. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

BRUXELLES

Accord de fond sur la coalition gouvernementale. Les négociateurs des sept partis qui tentent de former un nouveau gouvernement fédéral (sp.a, Open VLD, CD&V, Groen, PS, MR et Ecolo) sont parvenus à un accord de fond, ont indiqué les médias belges tôt mercredi matin. Le dernier point dont les chefs de partis devaient discuter était la répartition des pouvoirs, les noms des ministres et du Premier ministre. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BERLIN

Les États allemands acceptent de nouvelles mesures concernant le coronavirus. Alors que les cas de Covid-19 continuent d’augmenter, les chefs allemands ont adopté une nouvelle série de mesures à la suite d’une réunion du gouvernement fédéral et des Länder hier (29 septembre). « Nous voulons agir de manière spécifique et ciblée au niveau régional », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel aux journalistes après la réunion.

Maintenir l’économie en marche et scolariser le plus grand nombre d’enfants possible figurent parmi les principales priorités de la chancelière, tout en évitant un second confinement. « Pour le reste, nous devons voir ce que nous pouvons nous permettre », a-t-elle déclaré. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Le plan de relance sera copiloté par l’État et les régions. Le Premier ministre, Jean Castex, a scellé mardi (29 septembre) l’« accord de méthode », signé le 30 juillet avec le président de Régions de France, Renaud Muselier. En présence des présidents des collectivités, le plan engage 20 milliards d’euros d’investissements « Nous finalisons une étape extrêmement importante, visant à unir les forces face à la crise », a déclaré le premier ministre à l’issue de la signature. « C’est un vrai retour à la confiance politique entre le gouvernement et les régions », se félicite quant à lui Renaud Muselier.

Corona-news: 44,4 milliards d’euros de déficit pour la Sécurité sociale en 2020. Avec la pandémie de Covid-19, les prévisions suggèrent que cette année sera un record pour l’assurance maladie et le fonds de solidarité vieillesse. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2021, présenté mardi (29 septembre), affiche toutefois un déficit moindre qu’anticipé en juin grâce à une reprise de l’économie meilleure que prévu pendant l’été. Les prévisions annonçaient un besoin de financement de près de 52 milliards d’euros pour l’année en cours. (Anne Damiani, Euractiv France)

LONDRES

Adoption d’un projet de loi violant l’accord de retrait. Mardi soir (29 septembre), les législateurs britanniques ont adopté le projet de loi contesté sur le marché intérieur par une confortable majorité de 340 voix contre 256. La loi, qui est destinée à régir les accords commerciaux au Royaume-Uni et en Irlande du Nord, donnerait également aux ministres le pouvoir de réécrire unilatéralement des éléments de l’accord de retrait avec l’UE. Par conséquent, la Commission européenne pourrait menacer de représailles. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

VIENNE

L’aide humanitaire autrichienne n’a pas encore atteint l’île de Lesbos. L’aide humanitaire autrichienne envoyée il y a deux semaines en direction de l’île grecque de Lesbos, n’est pas encore arrivée, a déclaré l’ambassadrice d’Autriche en Grèce, Hermine Poppeller. Alors que les marchandises sont stockées avec l’aide d’autres États, le terrain est actuellement préparé pour que le nouveau camp soit adapté aux conditions hivernales, a-t-elle ajouté. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LUXEMBOURG

Accueil de réfugiés en provenance de Grèce. Une famille de réfugiés et quelques mineurs de Moria arriveront bientôt au Luxembourg après l’accord du Grand-Duché d’accueillir dans un premier temps une quinzaine d’habitants du camp sinistré, a annoncé le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères dans un communiqué de presse. Depuis le début de l’année, le Luxembourg a aidé 125 réfugiés en provenance de Grèce à trouver un nouveau foyer. (Anne Damiani, Euractiv France)

ATHÈNES

Réaction russe à la visite de Mike Pompeo. L’ambassade russe a publié une déclaration agressive contre le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, en visite en Grèce cette semaine.

« Ce n’est pas la première fois que des responsables américains tentent, dans leurs déclarations publiques, d’attirer la Grèce sur le front anti-russe. Ce genre d’hystérie anti-russe peut difficilement trouver une réponse dans le peuple grec ami », a déclaré l’ambassade russe. Les critiques suggèrent que la visite de Mike Pompeo n’avait pas pour but de discuter de la Turquie – bien que cela fasse la une de la plupart des médias pro-gouvernementaux – mais seulement de se concentrer sur la Russie et la Chine. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Les évêques n’accepteront pas la fermeture des églises sans se battre. La Conférence des évêques de Slovaquie a critiqué les nouvelles mesures Covid-19 du gouvernement, qui interdisent les messes publiques à partir du 1er octobre. Dans une déclaration, le groupe affirme qu’il n’a pas été consulté sur cette décision qu’il a qualifiée de disproportionnée.

« Ordonner au clergé de cesser de célébrer [la messe] ne peut être fait que par les évêques. Ce n’est pas quelque chose que l’État peut faire sans leur consentement », indique la déclaration, bien que le pays paie les salaires du clergé. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

BELGRADE

Le Président demande que les accords de Bruxelles soient mis en œuvre. Les accords conclus à Bruxelles au cours du dialogue avec Pristina, tels que la création d’une Communauté des municipalités serbes, devront être mis en œuvre, a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić. Le président a toutefois admis que ces accords n’étaient, à juste titre, pas entièrement « conformes » aux règlements du Kosovo, car s’ils l’étaient, les négociations ne seraient pas nécessaires. (Euractiv Serbie)

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