Le président du Parlement européen exclu des discussions sur le coronavirus

Le président du Parlement européen, David Sassoli. [EPA/IAN LANGSDON]

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BRUXELLES

David Sassoli persona non grata du débat sur la crise sanitaire ? Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont exclu David Sassoli, le président du Parlement européen, des discussions sur la réponse de l’UE à la crise sanitaire, selon El País.

« Les principaux leaders européens ont tenu une deuxième vidéoconférence sur la crise du coronavirus lundi 6 avril, en l’absence notable du président du Parlement européen, David Sassoli », rapporte le quotidien espagnol.

« Le dirigeant de la seule institution élue au suffrage universel a été délibérément écarté une fois de plus [des pourparlers sur] la feuille de route pour un plan de relance global […]. L’Allemagne et les Pays-Bas [sont à la tête de cette exclusion] », ajoute le journal.

Des sources du Parlement européen ont confirmé à Euractiv que David Sassoli s’entretenait quotidiennement avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et Charles Michel, le président du Conseil européen, mais qu’il ne participait pas aux vidéoconférences. Un choix que les sources jugent « étrange», étant donné que le Parlement européen est l’une des principales institutions de l’UE. (Sarantis Michalopoulos | Euractiv.com)

En outre, en Belgique, la Première ministre Sophie Wilmès a annoncé la création d’un nouveau groupe d’experts chargé de l’« Exit Strategy » (GEES), ou la stratégie de sortie du confinement. Ces experts doivent élaborer un plan d’assouplissement des mesures de verrouillage à appliquer dans les semaines à venir. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

BERLIN

Appel à un « esprit de solidarité ». Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, et le ministre des Finances, Olaf Scholz, ont appelé à une « expression claire de la solidarité européenne lors de la pandémie ». « Nous proposons de travailler ensemble rapidement pour garantir des liquidités suffisantes dans tous les pays de l’Union européenne », ont écrit les deux ministres dans un article publié hier par cinq journaux européens, ajoutant que les « fonds ne doivent pas être assortis de conditions inutiles ». Les hommes politiques ont ainsi réaffirmé la position allemande d’utiliser le Mécanisme européen de stabilité (MES) comme instrument dans la lutte contre la crise. (Christina Goßner | Euractiv Allemagne)

PARIS

La pire récession depuis 1945. La France va probablement connaître sa pire année de récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a déclaré lundi le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d’une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat. « Le chiffre de croissance le plus mauvais qui ait été fait par la France depuis 1945, c’est en 2009 après la grande crise financière de 2008 : -2,2 % », a indiqué le ministre. « Nous serons vraisemblablement très au-delà […]. C’est dire l’ampleur du choc économique auquel nous sommes confrontés ». (Euractiv France)

HELSINKI

La propagande russe se poursuit en Finlande. La Russie prévoit d’organiser des événements dans le monde entier pour célébrer sa fête nationale et les « valeurs spirituelles russes ». Sur les trente-trois célébrations, qui comprennent six expositions et deux « dialogues et ateliers », de la moitié se tiendra en Finlande. (Pekka Vänttinen | Euractiv.com)

LONDRES

Pas de fin du lockdown prévue pour l’instant. Le gouvernement n’a pas l’intention de mettre fin au confinement, a déclaré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab. L’homme politique, qui remplace le Premier ministre, Boris Johnson, après que celui-ci a été conduit aux soins intensifs lundi soir, a précisé que les mesures seraient maintenues jusqu’à ce que le Royaume-Uni dépasse le pic de la pandémie. Des rapports suggèrent que les ministres sont divisés sur les délais de fin du confinement. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

DUBLIN

Partage de données sur la santé. Selon un rapport du DPC, l’organisme irlandais de protection des données, les organisations de santé du pays partageraient des données sensibles sur des maladies personnelles de leurs patients avec des plateformes technologiques comme Google ou Facebook, au travers des informations recherchées par les utilisateurs sur certains sites médicaux.

Par ailleurs, plus de 700 000 Irlandais dépendent désormais de l’aide au revenu, selon les derniers chiffres du Ministère de l’Emploi et de la Protection sociale. Ces allocations de chômage de 350 euros par semaine sont versées depuis le vendredi 3 avril par le gouvernement irlandais. (Samuel Stolton | Euractiv.com)

ROME

Oui aux obligations corona, non au MES. À la veille d’une réunion importante de l’Eurogroupe, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a de nouveau rejeté l’idée de recourir à une ligne de crédit en Italie dans le cadre du MES, le fonds de sauvetage de la zone euro. « Les euro-obligations sont la solution : une réponse sérieuse, efficace et adéquate à l’urgence que nous connaissons », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

LISBONNE

Le plan Marshall à portée de main. Le professeur d’université et ancien ministre portugais, Poiares Maduro, estime que l’UE pourrait mettre en place un plan Marshall contre la pandémie en émettant des titres de créance couverts par un accord dépendant de nouvelles ressources, comme des taxes sur le carbone et l’économie numérique. (Lusa.pt)

BRATISLAVA

L’assassin de Ján Kuciak condamné. Miroslav Marček, qui a avoué le meurtre du journaliste Ján Kuciak et de sa fiancée, a été condamné hier à 23 ans de prison. Par sa coopération avec les forces de l’ordre, il a joué un rôle crucial dans la constitution du dossier contre les autres personnes impliquées dans l’affaire. Il y a deux ans, ce meurtre avait conduit à des manifestations contre la corruption dans le pays, qui ont fait tomber le gouvernement du Premier ministre de longue date, Robert Fico. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Une nouvelle stratégie ? Le chef de l’équipe de gestion du coronavirus en République tchèque, Roman Prymula, qui préconisait initialement des mesures strictes, a désormais déclaré qu’une grande partie de la population saine du pays devrait attraper la maladie pour entraîner une immunité collective. Le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, s’est opposé aux conseils de Roman Prymula, qualifiant l’idée d’immunité collective de « très risquée ». (Aneta Zachová | Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Primes de risque pour le personnel médical. Le gouvernement roumain a débloqué 100 millions d’euros de primes qui seront accordées au personnel de santé du pays. Au total, 75 000 personnes recevront une aide mensuelle de 500 euros, a indiqué Rovana Plumb, la ministre roumaine des Fonds européens. La Roumanie utilisera aussi 1,5 milliard d’euros des fonds de l’UE dans la lutte contre le virus. Cela inclut des remboursements du chômage technique, des investissements dans les systèmes d’urgence, mais aussi l’acquisition d’équipements de protection et de tests, a déclaré la ministre. (Euractiv Roumanie)

ZAGREB   

Les médias touchés par la crise. D’après une déclaration du Syndicat des journalistes de Croatie (SNH), une crise semblable à celle de 2008 menace le monde du journalisme : licenciements, recul des droits des journalistes, baisse de la valeur de leur travail… Le SNH souligne l’importance de préserver les emplois dans les médias. « La démocratie en Croatie ne peut pas permettre une nouvelle érosion du secteur des médias, car la conscience des citoyens à son égard disparaît également ». (Karla Junicic | Euractiv Croatie)

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