Élections américaines. Analyse des futures relations transatlantiques

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’EURACTIV. [EPA/ROBERT GHEMENT]

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici

Au cours des quatre dernières années, la politique du président américain Donald Trump a sapé les relations entre l’UE et les États-Unis d’Amérique, générant un sentiment généralisé de méfiance.

Une fois à la Maison-Blanche, l’administration Trump a mis fin au caractère historiquement perçu comme « facile » des relations transatlantiques, et ce à une époque où les républicains contrôlent Washington et les conservateurs l’emportent en Europe. Lors des élections américaines de 2015, le Parti populaire européen (PPE, conservateur) n’a pas soutenu Donald Trump.

Sous Trump, Washington a eu maille à partir avec Bruxelles sur un certain nombre de sujets, allant de la politique étrangère au commerce, en passant par l’environnement et le numérique, sans oublier l’agriculture et la santé.

Du côté des États membres de l’UE, les avis sont nombreux et variés concernant les élections présidentielles.

Tandis qu’une grande majorité soutient en silence le candidat démocrate Joe Biden, les « objecteurs persistants » de l’Europe, ou « fauteurs de troubles » pour certains, espèrent ouvertement la réélection de Donald Trump.

D’après Susi Dennison, directrice du programme « European Power » au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), une victoire de Joe Biden permettrait à l’UE de compter sur un partenaire désireux de rétablir un « leadership américain » sur la scène internationale.

« Le bloc ne serait pas pour autant tiré d’affaire. Après tout, les premières actions de M. Biden porteraient sur la crise intérieure actuelle », a-t-elle déclaré à Euractiv.

Par ailleurs, « une victoire pour Donald Trump donnerait l’élan nécessaire aux Européens pour arrêter de tergiverser sur la souveraineté et passer à l’action », a-t-elle ajouté.

Aux yeux de Kristine Berzina, experte transatlantique du « German Marshall Fund », si Donald Trump était réélu, le deuxième mandat serait plus imprévisible que le premier.

« L’instabilité et le sentiment de concurrence sont susceptibles de définir la relation transatlantique, le président Trump ne changera probablement pas ses préoccupations concernant les déficits commerciaux, les exportations de voitures, l’engagement de l’Europe en matière de climat et de sécurité », a-t-elle souligné.

Dans cette édition spéciale des Capitales, le réseau d’Euractiv vous donne un aperçu des relations entre le Vieux continent et l’Oncle Sam.

  • Les élections américaines déclinées en six façons

AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Les affaires étrangères en eaux troubles. Les ministres européens des Affaires étrangères appellent depuis longtemps l’UE à renforcer son « autonomie stratégique », les plus virulents d’entre eux affirmant que le vainqueur de la course à la présidence, peu importe son nom, devra se rendre compte que Bruxelles ne plus être le petit partenaire de Washington.

Toutefois, les acteurs européens veilleront à ne pas commettre l’erreur de déclarer l’« Europe d’abord » en réponse à l’« America first » du Républicain – s’il sort victorieux des élections mardi (3 novembre).

En cas de réélection de D. Trump, il n’y a guère de raison d’espérer une nouvelle approche de la politique étrangère, estiment les analystes.

La restauration partielle de l’unité transatlantique sous J. Biden signifierait un changement significatif des relations avec la Russie et de l’approche générale du multilatéralisme.

Les divergences sur la gestion de la montée en puissance de la Chine ou sur la nécessité pour l’Europe d’œuvrer davantage pour sa propre sécurité risquent de persister, quel que soit le prochain locataire de la Maison-Blanche. Seul le ton changerait : M. Biden, fervent défenseur des relations US-UE, accorde une importance particulière au dialogue avec les partenaires.

L’approche de M. Trump vis-à-vis de l’OTAN a mis à rude épreuve les relations avec nombre de ses autres membres, notamment la France, si bien les représentants de l’Alliance ont émis l’idée d’organiser une réunion au printemps pour renouer les liens transatlantiques après quatre années difficiles. Outre certains membres de l’Europe de l’Est, il ne fait aucun doute que la plupart des autres aimeraient beaucoup compter Joe Biden parmi eux.

COMMERCE ET ÉCONOMIE

Quid des conflits commerciaux ? Les deux plus grands partenaires commerciaux de la planète pourront-ils améliorer leurs relations bilatérales à l’issue des élections ou la guerre tarifaire va-t-elle s’aggraver pour atteindre une situation sans précédent ? Le mystère reste entier.

L’UE attend les résultats des élections pour imposer 4 milliards de dollars de droits de douane compensatoires sur les exportations américaines, en réponse aux subventions accordées par Washington à Boeing. Bruxelles veut tenter de trouver une solution négociée et d’annuler les droits de douane américains sur des produits européens d’une valeur de 7,5 milliards de dollars, une option qui pourrait être envisagée en cas de victoire du Démocrate.

Les tensions devraient toutefois se poursuivre en cas de réélection de Donald Trump. Le nouveau commissaire européen au commerce, Valdis Dombrovskis, a exprimé sa volonté de prendre un nouveau départ au sein de son administration lorsqu’il a pris ses fonctions en octobre. Néanmoins, il a également signalé que le bloc ne conclurait plus d’accords fragmentaires – comme celui sur le homard – pour faciliter le commerce bilatéral.

Une amélioration des relations bilatérales contribuera à surmonter les difficultés économiques qui se profilent à l’horizon. Alors que la pandémie actuelle entraîne de graves répercussions sur les performances économiques et l’emploi, les deux parties envisagent de nouvelles mesures de relance pour éviter une nouvelle récession.

ENVIRONNEMENT

L’Amérique a perdu du terrain sur les questions climatiques. L’administration Trump a radicalement changé la politique étrangère américaine. En matière d’environnement, elle est devenue plus isolationniste et s’est retirée de l’accord de Paris.

Le président français Emmanuel Macron, qui a essayé de persuader Donald Trump de rester dans l’Accord, a déclaré lors de sa visite en Chine : « Nous le regrettons et cela rend encore plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité ».

L’annonce unilatérale par Pékin d’un objectif de zéro émission nette de carbone d’ici à 2060, qui a été perçue par la plupart comme une pression plutôt européenne, est symptomatique de l’absence américaine.

Il y a six ans, en 2014, l’Amérique et la Chine ont pourtant annoncé conjointement leurs ambitions en matière de climat.

« Je ne suis pas sûr que nous ayons toujours raison de supposer qu’une Maison-Blanche plus verte implique nécessairement un monde plus vert », a déclaré Tom Tugendha, président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des communes britannique.

Sous Trump, l’Amérique a perdu sa position de leader en matière de climat, l’annonce chinoise ayant conduit le Japon et la Corée du Sud à prendre des engagements similaires.

Cette élection présidentielle est placée sous le signe de l’environnement, mais peu importe le vainqueur, l’évolution mondiale vers des technologies vertes pousse déjà les marchés américains à réduire leurs capacités de production de charbon, et ce davantage sous Trump que sous Obama.

La nouvelle administration renouera-t-elle les liens rompus par les désaccords climatiques ? Introduira-t-elle une transition équitable au niveau fédéral ?

AGRICULTURE

Inquiétudes américaines. Le secrétaire américain à l’agriculture, Sonny Perdue, a fait part de ses inquiétudes quant au fait que le Pacte vert pour l’Europe pourrait saper le commerce et avoir des répercussions néfastes sur la « viabilité des agriculteurs européens » – des craintes dissipées par son homologue européen, Janusz Wojciechowski.

M. Perdue a récemment averti que la politique alimentaire phare du bloc, la stratégie « de la ferme à la fourchette (F2F) », pourrait être « extrêmement prohibitive et mettre en péril la production agricole ».

Critiquant cette stratégie, M. Perdue a déclaré qu’elle « [semblait] avoir oublié la notion de “ferme” » et a souligné les préoccupations selon lesquelles les agriculteurs de l’UE se retrouvaient dépourvus des outils nécessaires.

Ces lacunes pourraient rendre les agriculteurs non compétitifs et conduire à plus de protectionnisme, ce qui, selon lui, pourrait « causer de réels dommages au commerce mondial ».

Plus récemment, M. Perdue a révélé que Washington pourrait se préparer à porter plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce si l’UE poursuivait sa stratégie, bien que cela ne soit pas encore confirmé.

Le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, ne partage pas ces préoccupations, soutenant que l’accent mis sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement alimentaire plus courtes n’impliquait pas de nouvelles barrières commerciales.

M. Perdue a par ailleurs critiqué l’approche de l’Europe à l’égard de la biotechnologie en agriculture, affirmant que Bruxelles devait « écouter la science ». Il s’est vivement opposé à la décision de la Cour de justice de l’Union européenne selon laquelle les organismes obtenus par mutagenèse étaient des OGM et devraient, en principe, relever de la directive sur les OGM.

NUMÉRIQUE

Le rôle des « Big Tech » ? Sous l’administration Trump, les relations entre les États-Unis et l’UE dans le domaine des affaires numériques sont devenues tendues. En 2019, M. Trump accusait la vice-présidente de la Commission, Margarethe Vestager, de « [détester] les États-Unis, peut-être plus que toute autre personne que je n’ai jamais rencontrée ». Ces dernières années, l’exécutif européen exprimait la volonté d’intenter des procès antitrust contre certains des géants technologiques américains.

Le rôle de ceux-ci dans les relations transatlantiques ne fera probablement que s’accentuer jusqu’au dévoilement par la Commission, le 2 décembre, du paquet relatif aux services numériques (DSA), dans lequel elle tentera de réglementer les pratiques de l’écosystème en ligne et de rééquilibrer la compétitivité dans l’économie des plateformes.

Cependant, il se pourrait que ni Joe Biden ni Donald Trump ne donne aux géants technologiques américains une carte de sortie de prison indéfinie. En effet, le récent procès antitrust intenté par le ministère américain de la Justice contre Google pour pratiques anticoncurrentielles semble faire écho aux tentatives européennes susmentionnées face aux « Big Tech ». Un vent de renouveau souffle-t-il dans le secteur ?

En outre, sous l’administration Trump, une forte campagne de lobbying a été lancée contre les entreprises chinoises de télécommunication, en particulier ZTE et Huawei – que Washington accuse d’espionnage, et ce sans preuve tangible.

Malgré tout, la campagne américaine contre les technologies chinoises a porté ses fruits au sein de l’UE, le gouvernement américain ayant signé des accords bilatéraux de coopération sur les normes 5G avec la Pologne, l’Estonie, la Lettonie, la République tchèque, la Slovénie, la Bulgarie et la Slovaquie. Plus généralement, plusieurs États membres de l’UE ont renforcé leurs exigences en matière de sécurité 5G pour les fournisseurs de télécommunications, et certains pays sont même allés plus loin pour apaiser les inquiétudes de Washington, la Suède ayant récemment annoncé l’interdiction totale de Huawei et de ZTE dans son infrastructure 5G.

Joe Biden aborderait probablement la question chinoise de la même manière que D. Trump, en faisant toutefois preuve de plus de subtilité et de diplomatie lors des négociations avec les partenaires mondiaux.

De son côté, Donald Trump poursuivrait un programme technologique qui promeut les géants technologiques américains dans le monde, tout en essayant de réprimer le succès des entreprises chinoises dans d’autres économies de marché.

SANTÉ

La course au vaccin contre la Covid-19 s’accélère. La course au vaccin contre le nouveau coronavirus a provoqué une prise de bec entre les États-Unis et l’UE. Dans son plan d’achat anticipé de candidats vaccins prometteurs, la Commission européenne a exclu les lots produits exclusivement aux États-Unis. Cette décision est intervenue après que Washington a fait savoir qu’il n’autoriserait pas la vente de vaccins à l’étranger avant que ses propres besoins ne soient satisfaits.

Une autre bataille se mène sur le traitement du SARS-CoV-2 et la disponibilité du remdesivir, un médicament produit par la société pharmaceutique américaine Gilead, qui a montré quelques premiers effets inhibiteurs sur virus. La Food and Drug Administration (FDA) américaine et l’Agence européenne des médicaments (EMA) se sont lancées dans une course à l’approbation accélérée.

(Alexandra Brzozowski, Natasha Foote, Gerardo Fortuna, Sarantis Michalopolous, Sam Stolton, Kira Taylor, Jorge Valero | Euractiv.com)

  • Réactions de Berlin et Paris

BERLIN

Au sein de l’administration Trump, l’Allemagne est perçue comme le principal antagoniste idéologique de la Maison-Blanche sur la scène internationale. « La Chine veut mon retrait. L’Iran veut mon retrait. L’Allemagne veut mon retrait », a déclaré M. Trump à ses partisans lors d’une récente apparition en Pennsylvanie. La réaction de l’Allemagne a été immédiate : « Nous allons approcher Washington rapidement après les élections avec des propositions – et proposer un “new deal” transatlantique », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas au journal allemand Tagesspiegel.

L’Allemagne est depuis un certain temps considéré comme un champion du multilatéralisme et un leader dans la lutte contre le changement climatique, ce qui a entraîné de profondes divisions entre Berlin et Washington, surtout après que le retrait de l’administration Trump de plusieurs traités internationaux à ces sujets.

Depuis 2015, les États-Unis représentent le plus grand marché pour les exportations allemandes de marchandises, ce qui a poussé Donald Trump à critiquer à maintes reprises le pays pour ses excédents d’exportation. L’industrie allemande soutient les efforts visant à désamorcer le conflit commercial et à normaliser les relations avec les États-Unis.

Dans le même temps, l’Allemagne considère les États-Unis comme le partenaire le plus proche de l’UE en matière de politique étrangère et de sécurité. Toutefois, les récents plans de retrait des troupes américaines ont encore resserré les vis sur les relations tendues entre Berlin et Washington. Donald Trump a fait pression sur l’Allemagne pour qu’elle augmente ses dépenses de défense au sein de l’OTAN et a accusé Berlin d’être « captive » de la Russie en raison de sa dépendance partielle à l’égard de l’énergie russe.

Les dirigeants politiques et l’opinion publique se positionnent clairement en faveur de Joe Biden, tandis que Trump reste profondément impopulaire en Allemagne, selon un récent sondage de Pew Research.

Cependant, quel que soit le résultat, l’Allemagne et l’Europe devraient se préparer à « une moindre implication américaine sur la scène internationale », a récemment indiqué Heiko Maas. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Un mois après l’élection du président Emmanuel Macron, en mai 2017, Donald Trump annonçait le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, symbole de réussite pour la diplomatie française. Malgré l’initiative du chef de l’État Make Our Planet Great Again, taclant le slogan fétiche de son homologue américain, ce dernier n’est pas revenu sur cette promesse de campagne. Les États-Unis, l’un des plus gros émetteurs du monde, sapaient ainsi les efforts des économies mondiales pour lutter contre le changement climatique.

Le divorce était consommé et les désaccords n’ont eu de cesse de jalonner les relations entre les deux hommes. Un an plus tard, autre promesse de campagne, l’administration américaine se retirait de l’accord sur le nucléaire iranien, puis de Syrie. « Un allié se doit d’être fiable », avait alors raillé Macron.

Les États-Unis restent toutefois « un allié majeur pour la France en matière de lutte contre le terrorisme », fournissant « un appui conséquent à l’opération Barkhane au Sahel », indique le ministère des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay reconnaît toutefois que « les divergences se multiplient » comme sur « le multilatéralisme, ou l’Europe de la défense ». « Ces divergences font l’objet d’échanges très directs et très ouverts. »

Les relations cordiales entre le président américain et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, leur partenaire commun au sein de l’OTAN, agacent encore davantage Paris, dans un contexte de vives tensions suite aux nombreux attentats qui ont frappé la France.

Pire, mi-octobre, le président en campagne récidivait lors d’un meeting dans le Michigan, parodiant le « Premier ministre » Macron et l’échec de l’Accord de Paris.

Mais le retrait effectif des États-Unis ne sera en réalité acté que le 4 novembre. Beaucoup espèrent que sa défaite permettra aux États-Unis d’y revenir.

Joe Biden semble ainsi une meilleure option. De même, si le journal apparenté à l’extrême droite Valeurs actuelles a republié un entretien que le président Trump leur avait accordé à l’occasion de son élection en 2016, la presse française se montre dans son ensemble très critique vis-à-vis de Trump, qui apparaît comme un clown dangereux. (Louise Rozès Moscovenko, Euractiv France)

Envie d’en savoir plus sur l’actualité européenne ?

BERLIN

La conférence de la CDU a été déplacée en janvier. La CDU a reporté la date de sa conférence de parti – et le vote pour la direction du parti – au 16 janvier 2021, à la suite d’un accord entre les trois candidats en lice pour succéder à Annegret Kramp-Karrenbauer. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Les maires réclament la réouverture des commerces de proximité. Dans une lettre commune publiée sur Twitter, une cinquantaine de maires ont demandé au Premier ministre français Jean Castex de trouver une « solution » en ce qui concerne les commerces de proximité. Depuis le reconfinement, réintroduit ce jeudi, ces derniers se sont vus forcés de fermer leur porte aux clients, tandis que les grandes surfaces commerciales peuvent rester ouvertes.

Les signataires de ce courrier arguent qu’il s’agit d’une « inégalité de traitement » qui pourrait nuire à « la cohésion nationale […] absolument fondamentale pour la lutte contre cette pandémie ». La fermeture des librairies a particulièrement été critiquée.

Ce courrier regroupe des maires et présidents de divers bords politiques. Parmi les signataires, on compte notamment la maire de Paris Anne Hidalgo (Parti socialiste), le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) ou encore le nouvellement élu maire de Grenoble Éric Piolle (Europe Ecologie-Les Verts). (Lucie Duboua-Lorsch, Euractiv France)

VIENNE

Le nouveau confinement commencera mardi (3 novembre). L’Autriche entrera dans une nouvelle période de confinement « partiel » à partir de mardi, en vertu duquel les restaurants seront contraints de fermer, mais les commerces et les services pourront rester ouverts, a annoncé le gouvernement samedi. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

VARSOVIE

La « grève des femmes polonaises » met en place un Conseil consultatif. Le mouvement de la « grève des femmes polonaises » (OSK) – qui a organisé des manifestations nationales continues contre la décision de la Cour suprême introduisant une interdiction presque totale de l’avortement – a annoncé dimanche soir (1er novembre) la composition de son Conseil consultatif (Rada Konsultacyjna), similaire au Conseil de coordination créé pour faciliter un transfert démocratique du pouvoir en Biélorussie. (Mateusz Kucharczyk, Euractiv Pologne)

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer