Émettre de la dette, une solution pour contrer la crise en Europe ?

L’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vítor Constâncio. [EPA/OLIVIER HOSLET]

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LISBONNE

Émission d’obligations. L’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vítor Constâncio, estime que la réponse économique la plus rapide et la plus efficace de l’UE à la crise provoquée par la pandémie serait que la Commission émette des obligations pour financer des programmes.

Selon l’ancien fonctionnaire portugais, cette démarche « s’inscrit » dans les règles budgétaires de l’UE, en vertu de l’article 122.2 du traité de Rome, qui stipule que « lorsqu’un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d’événements exceptionnels échappant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l’Union à l’État membre concerné ». (Lusa.pt)

La présidente du groupe des socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen, Iratxe García, et l’eurodéputé néerlandais Paul Tang plaident eux aussi pour l’émission de « coronabonds ». D’après eux, contrairement à la crise financière de 2008, la crise actuelle touche tous les pays de façon similaire, ce qui rend les instruments de soutien créés à l’époque inutilisables aujourd’hui. (Euractiv.com)

PARIS

Relâchement vis-à-vis du confinement ? Dimanche 5 avril, les Français, tentés par le beau temps, ont été nombreux à sortir de chez eux, mais « [ils] ont respecté la règle, le confinement » selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui souligne qu’il n’y a pas eu de grands mouvements de population. Il a toutefois appelé les citoyens à ne pas sortir dans la soirée du dimanche. « Le relâchement c’est l’allié du COVID-19. Le relâchement c’est menacer de surcharge le personnel hospitalier ». (Euractiv France)

BERLIN

Demande d’ouverture des frontières. Les associations commerciales allemandes ont demandé l’ouverture des frontières pour la circulation des marchandises. Au cours des dernières semaines, « les contrôles aux frontières et les restrictions à la libre circulation des personnes ont aggravé la crise » plutôt que de servir de solution, selon Holger Bingmann, président de la Fédération allemande du commerce de gros et du commerce extérieur (BGA). (Christina Goßner | Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

« Les données sont encourageantes, mais nous devons tous persévérer ». Dans un nouveau message vidéo, la Première ministre belge, Sophie Wilmès (MR), a demandé aux citoyens de continuer à suivre les efforts de distanciation sociale, après que les experts ont convenu que les mesures ont permis de ralentir la propagation du coronavirus dans le pays. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

STOCKHOLM

Pouvoirs gouvernementaux supplémentaires. Même en Suède, le coronavirus modifie l’équilibre des pouvoirs entre institutions politiques. Samedi 4 avril, le gouvernement suédois a présenté un projet de loi qui lui permettrait de contourner les procédures parlementaires normales pour lutter contre la crise. Dimanche après-midi, le pays recensait 6 830 cas et 401 décès. (Pekka Vänttinen | Euractiv.com)

ROME

Églises ouvertes à Pâques ? Le chef du parti de droite Lega, Matteo Salvini, a proposé de rouvrir les églises catholiques le dimanche de Pâques. « Je soutiens les demandes de ceux qui veulent assister à la messe de Pâques, bien que de façon ordonnée, avec des distances de sécurité », a-t-il déclaré. Mais le gouverneur de la région de Vénétie, Luca Zaia, qui est affilié à la Lega, a rejeté l’idée. Il a rappelé les recommandations de l’Institut national de la santé italien, qui conseille de ne pas autoriser les messes, qui ont provoqué des contaminations massives par le passé. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

MADRID

Prolongement de l’état d’urgence. Le gouvernement espagnol compte prolonger l’état d’urgence du pays jusqu’au 26 avril, alors que le nombre de décès quotidiens dus aux coronavirus diminue. Dans les prochains jours, le Premier ministre, Pedro Sanchez, doit demander à la Chambre basse espagnole d’approuver cette prolongation des mesures de ralentissement de la pandémie, ont déclaré des sources politiques à Euroefe, partenaire d’Euractiv.

Les autorités sanitaires ont fait état de 809 décès au cours des dernières 24 heures, le chiffre quotidien le plus bas depuis sept jours, ce qui porte le nombre total de décès à 11 744. Par ailleurs, 7 026 nouvelles infections ont été confirmées dans la nuit, pour un total de 124 736 personnes contaminées et plus de 30 000 guérisons. (Euroefe)

ATHÈNES

Deuxième camp de migrants en quarantaine. La Grèce a mis en quarantaine un deuxième camp de migrants sur son territoire après qu’un homme de 53 ans a été testé positif au coronavirus, a déclaré le Ministère des Migrations le 5 avril.

En outre, à ce jour, dix pays européens ont exprimé leur volonté de relocaliser les migrants mineurs non accompagnés présents sur le sol grec. Le premier transfert de onze enfants vers le Luxembourg aura lieu ces deux prochaines semaines. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

LONDRES

Théorie du complot. Depuis quelques jours, une thèse conspirationniste selon laquelle les pylônes de télécommunications favoriseraient la propagation du coronavirus circule au Royaume-Uni. Le ministre des Bureaux du cabinet britannique, Michael Gove, a déclaré qu’il s’agissait d’une « “fake news” dangereuse et complètement fausse » après que plusieurs antennes ont été incendiées dans le pays.

Par ailleurs, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été admis à l’hôpital dimanche pour se soumettre à des tests après avoir ressenti des symptômes persistants du COVID-19 dix jours après avoir été confirmé positif. Downing Street a toutefois indiqué qu’il restait à la tête du gouvernement. (Euractiv.com)

DUBLIN

Le Premier ministre renfile sa blouse blanche. Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, médecin de profession, va reprendre du service dans la lutte de son pays contre la propagation du coronavirus, a annoncé le cabinet du chef du gouvernement dimanche soir. (Samuel Stolton | Euractiv.com)

BUDAPEST

Stationnement gratuit. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a annoncé dimanche que tous les parkings publics seraient gratuits dans le pays à partir de ce lundi 6 avril. « L’un des outils les plus importants pour lutter contre [la pandémie] est de maintenir une distance de sécurité entre les personnes. Comme cela n’est pas possible, ou seulement en partie, dans les transports publics bondés, il est important de permettre à ceux qui possèdent une voiture de l’utiliser », a déclaré le Premier ministre à l’agence de presse MTI. Mais les maires de l’opposition ont déclaré que la mesure vise à réduire les sources de financement municipales. « Lentement, tous nos revenus vont nous être retirés en raison de l’épidémie », a affirmé Krisztina Baranyi, la mairesse du 9e arrondissement de Budapest, à Index. (Vlagyiszlav Makszimov | Euractiv.com)

PRAGUE

Le président tchèque critique l’UE. Dimanche, Milos Zeman, le président tchèque, a déclaré au tabloïde Blesk que « L’UE n’[avait] pas réagi à l’épidémie de coronavirus et l’épidémie [allait] certainement l’affaiblir ». Il a étayé son affirmation en rappelant que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’était initialement prononcée contre la fermeture des frontières par les États membres. Selon le président, cette décision « a contribué à la propagation de l’épidémie ». (Ondřej Plevák | Euractiv République tchèque)

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