Irlande du Nord : risque de terrorisme en cas de Brexit dur

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LONDRES

Brexit : un no-deal pourrait engendrer un risque de terrorisme en Irlande du Nord. Un Brexit dur risque d’accroître le terrorisme, ont mis en garde les législateurs britanniques dans un rapport publié lundi (5 octobre).

Dans une déclaration accompagnant leur rapport, les législateurs du comité interpartite du renseignement et de la sécurité du Royaume-Uni ont déclaré que « le terrorisme lié à l’Irlande du Nord n’[avait] pas disparu ».

Ceux-ci ont ajouté que « la menace [exigeait] une pression soutenue plus que jamais, puisque toute infrastructure frontalière résultant de la future relation du Royaume-Uni avec l’UE sera à la fois une cible et un insigne de recrutement pour les groupes républicains dissidents, et pourrait également raviver la menace des groupes loyalistes qui ont précédemment tenu un cessez-le-feu ».

« Alors que nous nous félicitons de l’accent mis par le gouvernement sur la prévention des individus se tournant vers l’activité terroriste en premier lieu, le MI5 (l’agence nationale de sécurité) et les ressources policières sur la menace terroriste doivent être maintenus », ont ajouté les députés.

L’échec d’un accord commercial UE-Royaume-Uni post-Brexit pourrait conduire à l’imposition de contrôles douaniers sur les marchandises transitant de la Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord, et la question de savoir si et quelles infrastructures frontalières seraient établies en Irlande a été l’un des points les plus controversés des négociations de Brexit. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

BERLIN

Quatre arrondissements de Berlin sont désormais des zones à risque. Quatre des douze arrondissements de Berlin ont été classés comme zones à risque après avoir enregistré plus de 50 nouvelles infections pour 100 000 personnes au cours de la dernière semaine. Certains Länder comme le Schleswig-Holstein et la Rhénanie-Palatinat ont indiqué que les visiteurs de ces arrondissements devront être mis en quarantaine.

Lundi (5 octobre), le ministre de la Santé Jens Spahn (CDU) a critiqué le laxisme de la ville en matière de respect des règles sur le nouveau coronavirus, citant le respect partiel des règles sur les masques dans les restaurants et les fêtes illégales. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Covid-19 : c’était une quasi-certitude. À la suite de la recrudescence du Covid-19 à Paris et ses alentours, la capitale a basculé en zone d’alerte maximale et de nouvelles mesures de restrictions ont été annoncées lundi (5 septembre). Les bars seront désormais fermés, les événements festifs ou familiaux dans des établissements recevant du public interdits. Il faudra également patienter un peu pour ceux qui comptaient se passer la bague au doigt, à moins de renoncer à la traditionnelle célébration qui suit la cérémonie. Et la liste est loin d’être exhaustive. Les restaurants pourront toutefois rester ouverts aux horaires habituels « sous réserve du strict respect d’un nouveau protocole sanitaire ». Ces nouvelles mesures seront maintenues jusqu’au 19 octobre inclus, a indiqué la Mairie de Paris. (Louise Rozès Moscovenko, Euractiv France)

BRUXELLES

Transfert de patients vers les provinces. La plupart des nouvelles contaminations de Covid-19 proviennent de la Région de Bruxelles-Capitale et des provinces wallonnes, selon Steven Van Gucht, porte-parole interfédéral Covid-19. Les hôpitaux bruxellois plaident pour le transfert des patients vers des hôpitaux moins occupés en dehors de Bruxelles dans les provinces voisines, selon les médias belges.

Cette pratique pourrait se généraliser si le nombre d’hospitalisations continue à augmenter. Les hôpitaux bruxellois sont loin de la saturation, mais selon eux, la mesure est nécessaire s’ils veulent continuer à fonctionner normalement. Si la pandémie s’aggrave, Bruxelles prévoit de dédier à nouveau 50 % des lits de ses unités de soins intensifs aux patients ayant contracté le virus. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

HELSINKI

Seuls les vaccins apporteront une perspective plus claire. Même si l’économie finlandaise a été moins touchée par la pandémie que beaucoup d’autres pays, l’économie du pays va néanmoins se contracter de 4,5 % cette année, selon une étude économique publiée lundi par le ministère finlandais des Finances. Une reprise timide pourrait s’accélérer si la pandémie pouvait être maîtrisée et si un éventuel vaccin COVID-19 devenait disponible. (Pekka Vanttinen, Euractiv.com)

VIENNE

Covid-19 : le gouvernement est négatif. Un proche collaborateur du chancelier Sebastian Kurz (ÖVP) a été testé positif au Covid-19 lundi après-midi. Tous les membres du gouvernement qui étaient à risque ont été testés immédiatement et leurs rendez-vous de mardi ont été annulés. Les résultats finaux sont arrivés tôt mardi matin : le chancelier et tous les ministres sont négatifs. M. Kurz continuera à effectuer ses rendez-vous par téléphone aujourd’hui. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

ROME

Nouvelles mesures. Le gouvernement italien travaille sur un nouveau train de mesures anti-coronavirus qui sera inclus dans un décret. Non seulement Rome veut rendre obligatoire le port du masque à l’extérieur, mais elle entend également imposer des heures de fermeture plus tôt aux bars et permettre à moins de personnes de se réunir lors d’événements privés. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

MADRID

Nouveau confinement partiel. Le gouvernement régional de la plus grande communauté autonome espagnole, Castille-et-León, a décidé hier (5 octobre) de mettre en place un confinement partiel à León et Palencia pendant 14 jours afin de freiner la rapide augmentation des infections de Covid-19 signalées dans les deux villes au cours des dernières semaines.

Le président et la ministre de la Santé de la communauté, respectivement Alfonso Fernández Mañueco et Verónica Casado, ont confirmé la décision hier sur Twitter. (Euroefe)

VARSOVIE

Les changements de gouvernement sont reportés. Quatre membres du gouvernement polonais sont actuellement en quarantaine après avoir été en contact avec le nouveau ministre de l’Éducation Przemysław Czarnek, qui a été testé positif au Covid-19. Le Premier ministre Mateusz Morawiecki a donc demandé au président Andrzej Duda de reporter la prestation de serment du nouveau gouvernement, qui devait avoir lieu lundi (5 octobre).

L’annonce des nouveaux ministres aura donc lieu aujourd’hui (6 octobre), a confirmé le président. « Les restrictions sanitaires » seront prises en compte, a informé un porte-parole présidentiel, suggérant ainsi que ceux qui ne se confinent pas seront assermentés aujourd’hui, tandis que les autres devront attendre la fin de leur période de quarantaine. (Joanna Jakubowska, Euractiv Pologne)

TIRANA

Mécontentement face aux changements du code électoral. « Nous prenons note de l’adoption par le Parlement des nouveaux amendements au code électoral. Nous rappelons que ceux-ci sont sans rapport avec la mise en œuvre des recommandations du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) sur la réforme électorale, comme mentionné dans les conclusions du Conseil de mars. Nous regrettons qu’aucun compromis n’ait pu être atteint au sein du conseil avant que les amendements ne soient votés au parlement. Malgré le résultat positif de l’accord sur les recommandations du BIDDH obtenu le 5 juin 2020, le dialogue politique dans le pays doit être amélioré », a tweeté la délégation de l’UE en Albanie. (Zeljko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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