L’Italie hésite à fermer l’espace Schengen face à l’épidémie de coronavirus

[EPA/ NICOLA FOSSELLA]

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ROME

Coronavirus en Italie. Avec plus de 150 cas, l’Italie est confrontée à la pire épidémie de coronavirus en dehors de l’Asie. Des villes entières du nord du pays ont été fermées et des événements publics annulés, comme l’emblématique carnaval de Venise. Cependant, le gouvernement italien est réticent à fermer l’espace Schengen. Le Premier ministre Giuseppe Conte déclare que rien ne justifie cette initiative pour le moment et ajoute qu’un contrôle temporaire des frontières aurait un impact dévastateur sur l’économie du pays. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

BERLIN

Le SPD et les Verts gagnent gros à Hambourg. La coalition gouvernementale des sociaux-démocrates et des Verts a remporté une large victoire lors des élections de Hambourg le 23 février. Avec 38 % des voix, Peter Tschentscher du SPD reste maire de la ville, tandis que les Verts doublent leur soutien. Étant donné que leur partenariat se poursuit, les Verts auront une position plus forte dans la coalition gouvernementale.

Après la crise en Thuringe, les élections ont porté un coup dur à la CDU. Le parti conservateur a obtenu ses pires résultats électoraux à Hambourg. Le FDP et l’AfD ont à peine atteint le seuil des 5 % nécessaire pour siéger au Parlement. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

VIENNE

Le retour d’Heinz-Christian Strache. L’ancien vice-chancelier et leader de l’extrême droite (FPÖ), Heinz-Christian Strache, a annoncé son retour sur la scène politique en tant que candidat aux élections viennoises d’octobre 2020 avec son propre parti — pour l’instant inconnu. (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

PARIS

L’important, c’est d’y croire. « J’ai de grandes chances d’être présidente de la République parce que je pense que les Français en ont soupé de la situation », a déclaré Marine Le Pen au Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, le dimanche 23 février. Les Français « ont compris maintenant qu’il faut arrêter avec l’ultralibéralisme de la concurrence déloyale, l’immigration de masse, l’insécurité, le laxisme, le n’importe quoi, l’entre soi de nos élites, la finance internationale. » Cependant, l’ex-eurodéputée n’est pas encore officiellement candidate, car elle doit d’abord quitter la présidence de son parti, le Rassemblement national (RN). (Euractiv France)

BRUXELLES

Le Premier ministre belge réagit à la controverse sur le carnaval d’Alost. Un an après avoir déclenché la controverse, les organisateurs du carnaval d’Alost ont à nouveau fait défiler des caricatures antisémites qui ont provoqué une tempête internationale de protestations après l’édition 2019 de l’événement. Pour la première fois, le Premier ministre belge est également intervenu dans la discussion. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

HELSINKI

Accueil de migrants. La Finlande accueillera quelque 175 réfugiés provenant des camps et centres d’accueil de Grèce, de Chypre, de Malte et d’Italie. La plupart sont des enfants et des familles monoparentales originaires de pays en grave crise humanitaire, comme l’Afghanistan et la Syrie. La France et le Portugal font notamment partie des États membres ayant effectué ce genre de démarche.

La Grèce, quant à elle, maintient sa décision de construire des centres d’accueil fermés pour les réfugiés et les migrants, malgré les fortes réactions des communautés locales. (Pekka Vänttinen et Sarantis Michalopoulos |Euractiv Grèce)

DUBLIN

Sinn Féin et l’IRA. Les nationalistes irlandais du Sinn Féin se sont défendus contre les affirmations selon lesquelles l’Armée républicaine irlandaise (IRA) aurait encore une influence sur la direction politique du parti. Ce dimanche, Pádraig Mac Lochlainn, un membre du Sinn Féin, a déclaré sur la chaine irlandaise RTÉ que l’IRA n’était plus en activité. « L’IRA est parti et ne reviendra pas. C’est la réalité », a-t-il ajouté.

En attendant, les principaux partis du pays, Fianna Fáil et Fine Gael, doivent se réunir cette semaine pour parvenir à un accord sur la formation d’un gouvernement à la suite des récentes élections générales, lors desquelles le Sinn Féin a bien progressé. (Samuel Stolton | Euractiv.com)

MADRID

Nikola Dimitrov se confie aux journalistes. Près de 20 ans après la signature de l’accord de partenariat entre la Macédoine du Nord et l’UE, le ministre des Affaires étrangères Nikola Dimitrov a reconnu lors d’une interview pour Euroefe que son pays n’a pas « d’autre alternative stratégique que l’UE ». Il a également déclaré que l’Europe doit reconnaître que les progrès réalisés permettront d’entamer les négociations d’adhésion et assureront à la Macédoine du Nord un niveau de vie similaire à celui de l’UE. (Euroefe)

BUDAPEST

« Nous ne soutenons ni Soros ni Orban ». Le financier américano-hongrois George Soros [n’a pas été victime d’une campagne] d’antisémitisme », a déclaré au journal hongrois 24.hu l’ambassadeur américain en Hongrie David B. Cornstein, petit-fils d’émigrants hongrois. C’était « une campagne antilibérale dans un environnement favorable aux conservateurs. [George] Soros n’est pas juif, mais [il est] très libéral et le gouvernement hongrois est très conservateur », a-t-il ajouté. (Željko Trkanjec | Euractiv Hongrie)

PRAGUE

La Commission du contrôle budgétaire fait le point en République tchèque. Une délégation du Parlement européen conduite par Monika Hohlmeier, la présidente de la Commission du contrôle budgétaire (CONT), se rendra en République tchèque les 27 et 28 février, en raison de rapports sur la possible utilisation abusive des finances de l’UE. Les députés européens souhaitent se pencher personnellement sur la gestion et la distribution des fonds de l’UE et rencontrer directement les parties prenantes tchèques. Ils prévoient de s’entretenir avec le Premier ministre Andrej Babiš, des représentants des ministères, des agriculteurs, des journalistes d’investigation et des représentants de la société civile. (Ondřej Plevák | Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Les chances d’avoir un nouveau gouvernement sont minces. Le Parlement tient un vote aujourd’hui pour nommer un nouveau gouvernement, mais les chances que le quorum nécessaire soit atteint sont très faibles, car plusieurs partis ont annoncé qu’ils ne participeraient pas.

Le président Klaus Iohannis a désigné Ludovic Orban, le chef du Parti libéral national (PPE) de centre droit, pour former un nouveau gouvernement le lendemain de la destitution de son gouvernement. Ludovic Orban a ensuite proposé exactement le même cabinet, visant à déclencher un rejet par le Parlement, une première étape pour déclencher des élections. Mais les socialistes (PSD) et leurs anciens alliés de l’ADLE et de Pro Roumanie ont déclaré qu’ils ne participeraient pas à cette « mascarade ». (Euractiv Roumanie)

PRIŠTINA

Le président du Kosovo se rend aux États-Unis. Le président du Kosovo, Hashim Thaci, a déclaré qu’il était heureux que les États-Unis s’engagent en faveur du Kosovo, ainsi que de la paix, de la stabilité et de la prospérité dans toute la région. « Le leadership du président Trump, le soutien du secrétaire Mike Pompeo et l’implication directe de l’envoyé spécial Richard Grenell nous encouragent », a déclaré Thaci avant de rencontrer le président américain à Washington. (Željko Trkanjec | Euractiv Hongrie)

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