La droite italienne évite la manifestation antifasciste à Rome

L’ancien Premier ministre de centre-gauche, Massimo D’Alema, s’est publiquement plaint de l’absence de soutien de Forza Italia et des partis d’extrême droite, la Ligue et les Frères d’Italie.

Tous les matins, Les Capitales décrypte pour vous l’info à travers l’Europe

>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici


Aujourd’hui dans les Capitales

ROME

Près de 100  000 personnes se sont rassemblées à Rome ce samedi 16 octobre en solidarité avec la Confédération générale italienne du travail (CGIL), le plus grand syndicat d’Italie. Ce syndicat a été attaqué le 9 octobre par des militants néofascistes. Les forces politiques de droite italiennes n’étaient pas présentes à cette manifestation.

Parmi les participants figuraient les principaux représentants des forces de centre-gauche italiennes, notamment le secrétaire du Parti démocratique Enrico Letta, l’ancien Premier ministre du Mouvement 5 étoiles Giuseppe Conte et le ministre des Affaires étrangères Luigi di Maio. Le seul représentant de haut niveau des partis de centre-droit du pays qui a assisté à la manifestation était Elio Vito, un député membre du parti Forza Italia de Silvio Berlusconi.

L’ancien Premier ministre de centre-gauche, Massimo D’Alema, s’est publiquement plaint de l’absence de soutien de Forza Italia et des partis d’extrême droite tels que la Ligue et les Frères d’Italie.

«  Face à un acte aussi grave et sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, il aurait été raisonnable de donner une réponse unanime  », a-t-il déclaré, en référence à l’attaque du siège de la CGIL qui a déclenché la manifestation antifasciste de samedi.

Les partis de centre-droit et d’extrême-droite ont justifié leur absence en affirmant que la manifestation était partisane. L’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini s’est plaint du rassemblement, accusant la gauche d’avoir délibérément organisé une manifestation à Rome la veille du second tour de l’élection du maire de la ville.

«  Une manifestation du parti le samedi avant le vote est illégale  », a déclaré M. Salvini, ajoutant que «  le fascisme et le communisme ont été archivés par l’histoire. Je fais le tour de l’Italie, et je ne vois pas de menaces fascistes ou nazies  ».

La dirigeante des Frères d’Italie, Giorgia Meloni – le parti qui figure actuellement en tête des préférences des électeurs italiens selon les derniers sondages, suivi de près par la Ligue de M. Salvini – a expliqué son absence par le fait que certains manifestants portaient des drapeaux de l’Union soviétique.

«  Dans une manifestation contre le fascisme et l’extrémisme, des gens brandissent le drapeau de l’Union soviétique, l’un des régimes les plus sanglants de l’histoire de l’humanité. Hourra !  », a-t-elle tweeté.

Les Frères d’Italie et la Ligue ont récemment été accusés de tendances néofascistes dans leurs rangs après une enquête journalistique qui a révélé que certains de leurs candidats faisaient le salut fasciste et citaient Benito Mussolini.

(Viola Stefanello | EURACTIV Italie)

BERLIN

Armin Laschet reste humble face à la défaite, lors la convention des jeunes conservateurs. «  Je suis responsable de ce résultat  », a déclaré le chef du parti conservateur CDU, Armin Laschet, lors de la convention des jeunes conservateurs. M. Laschet doit préparer son parti à une expérience à laquelle il n’est pas habitué : être dans l’opposition, alors qu’une coalition «  feu tricolore  » sans les conservateurs semble de plus en plus probable.

(Nikolaus J. Kurmayer | EURACTIV Allemagne)

PARIS

Massacre du 17 octobre 1961 : Emmanuel Macron reconnaît des «  crimes inexcusables  ». À l’occasion de la commémoration du massacre des Algériens qui avait eu lieu à Paris il y a 60 ans sous l’autorité de l’ancien préfet de police Maurice Papon, ce samedi, l’Élysée a affirmé que «  la France reconnaît les responsabilités clairement établies  ». Selon l’historien Benjamin Stora, cité par FranceInfo, «  c’est la première fois qu’un chef d’État en exercice utilise le mot «  crime  » et l’accole à la question de l’État et de la République  ».

Magdalena Pistorius | EURACTIV France)

VIENNE

Le Parti populaire autrichien en chute libre dans les sondages après des allégations de corruption. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) était en tête des sondages depuis que l’ancien chancelier Sebastian Kurz a pris la tête du parti en 2016. Cependant, le parti est actuellement pris dans une spirale infernale en raison de la perte de popularité de Sebastian Kurz suite à des allégations de corruption. Une coalition progressiste de centre-gauche est désormais probable – pour la première fois depuis des décennies.

(Oliver Noyan | EURACTIV Allemagne)


ROYAUME-UNI – IRLANDE

DUBLIN

L’augmentation des cas de COVID-19 remet en cause le plan de réouverture de l’Irlande. Un récent pic d’infections met en doute la réalisation des dernières étapes nécessaires pour la réouverture progressive de l’Irlande.

(Molly Killeen | EURACTIV.com)


PAYS DU NORD ET BALTES

OSLO

Le Parti du centre de la Norvège, actuellement au gouvernement, a de forts sentiments anti-UE. Le nouveau gouvernement minoritaire composé du Parti travailliste et du Parti du centre, qui a prêté serment jeudi (14 octobre), a des points de vue divergents concernant l’UE. Alors que le parti travailliste est favorable à une coopération étroite avec ses « voisins européens », la rhétorique du parti du Centre ferait rougir les partisans du Brexit. Lire plus.

(Pekka Vänttinen | EURACTIV.com)


EUROPE DU SUD

ATHÈNES

Le ministère français de la Défense confirme que les zones économiques exclusives ne font pas partie de l’accord entre la Grèce et la France. Un accord militaire récemment signé entre la Grèce et la France prévoit une clause de défense mutuelle qui inclut les territoires des deux pays, mais pas les zones économiques exclusives, a déclaré le ministère français de la Défense à EURACTIV France.

(Mathieu Pollet | EURACTIV France)

MADRID

Le gouvernement espagnol propose de prolonger les régimes de mises à pied temporaires pour une année seulement. Le gouvernement a proposé de prolonger d’un an seulement les régimes de mises à pied temporaires, un système qui a grandement contribué à protéger des milliers d’emplois menacés par la pandémie.

(Fernando Heller | EuroEFE.EURACTIV.es)


GROUPE DE VISEGRAD

PRAGUE

Le gouvernement tchèque sortant va renforcer le fonds de l’Initiative des Trois Mers. Le gouvernement sortant du Premier ministre tchèque Andrej Babiš doit décider lundi (18 octobre) d’un investissement stratégique de 20 millions d’euros dans l’Initiative des Trois Mers (3SI). Lire plus.

(Aneta Zachová | EURACTIV République Tchèque)

BRATISLAVA

Le gouverneur de la Banque nationale slovaque mis en examen pour corruption. Peter Kažimír, ancien ministre des Finances du gouvernement de Robert Fico et actuellement gouverneur de la Banque nationale, a été officiellement accusé de corruption. M. Kažimír aurait remis une enveloppe contenant 50 000 euros à František Imrecze, alors chef de l’administration financière. Lire plus.

(Michal Hudec | EURACTIV Slovaquie)

VARSOVIE

«  Arrêtez les tortures à la frontière !  ». Des citoyens polonais sont descendus dimanche dans les rues de Varsovie pour demander au gouvernement de mettre fin aux «  tortures  » et à la «  cruauté  » dont sont victimes les réfugiés à la frontière avec la Biélorussie.

(Piotr Maciej Kaczyński | EURACTIV Pologne)


NOUVELLES DES BALKANS

SOFIA

La Bulgarie envoie enfin son plan de relance à Bruxelles. Le plan de relance bulgare comprend 59 projets d’investissement et 46 réformes. Il a été approuvé par le gouvernement intérimaire jeudi et a été officiellement envoyé à la Commission européenne vendredi.

(Krassen Nikolov | EURACTIV Bulgarie)

ZAGREB

La Croatie va investir 7,5 milliards d’euros dans l’agriculture au cours des dix prochaines années. L’agriculture et l’industrie énergétique sont les deux principaux secteurs permettant le bon fonctionnement de toute société et de tout État. C’est pourquoi, au cours de la prochaine décennie, 7,5 milliards d’euros seront investis dans le secteur agricole, a déclaré le Premier ministre Andrej Plenković.

(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)

BELGRADE

Christopher Hill nommé nouvel ambassadeur des États-Unis en Serbie. Le diplomate américain Christofer Hill a été désigné comme prochain ambassadeur des États-Unis en Serbie, a annoncé vendredi la Maison Blanche sur son site Internet.

(EURACTIV Serbie | betabriefing.com)

SARAJEVO

Des dignitaires catholiques et musulmans appellent à un apaisement des tensions. Les plus hauts dignitaires catholiques et musulmans de Bosnie-Herzégovine, l’archevêque de Sarajevo Vinko Puljić et le Grand Mufti Husein Kavazović, ont appelé au dialogue et à l’apaisement des tensions dans le pays, prévenant qu’elles menaçaient de s’aggraver.

(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)

SKOPJE

La Macédoine du Nord organise des élections locales, mettant ainsi à l’épreuve la coalition gouvernementale. La Macédoine du Nord a organisé dimanche des élections locales qui constitueront un test pour la coalition gouvernementale des sociaux-démocrates (SMSD), dirigée par le Premier ministre Zoran Zaev, et le parti albanais DUI. Les bureaux de vote ont fermé à 19 h 30, soit 30 minutes après le délai prévu. La Commission électorale d’État (SEC) a déclaré que cette mesure permettait aux personnes qui faisaient la queue pour entrer dans les bureaux de vote, de pouvoir voter. Cette décision pourrait être contestée si les résultats de l’opposition sont inférieurs aux attentes.

Pendant la campagne électorale, Hristian Mickoski, le leader de l’opposition VMRO-DPMNE, a formulé de graves allégations de «  corruption et de mafia de l’État par Zoran Zaev et son entourage  ».

(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)

PODGORICA

Sommet de l’OTAN en juin : des craintes face au partage d’informations avec le gouvernement monténégrin. Gabriel Escobar, Secrétaire d’État adjoint américain en charge des Balkans, a confirmé que lors du dernier sommet de l’OTAN, des craintes ont été exprimées, bien qu’officieusement, face au danger de partager des informations avec le nouveau gouvernement de Podgorica, ajoutant que cette préoccupation était réelle et que les Monténégrins devaient en être conscients.

(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)

PRISTINA

Le Kosovo se rend aux urnes pour des élections locales. Le Kosovo a organisé dimanche des élections locales dans 36 municipalités afin d’élire de nouveaux maires et conseils municipaux. Quelque 166 candidats au poste de maire et 5 198 candidats au poste de conseiller municipal sont entrés en lice.

(Bledar Qalliu | Exit.al)

[Edité par Sarantis Michalopoulos, Alexandra Brzozowski, Daniel Eck, Benjamin Fox, Zoran Radosavljevic, Alice Taylor]

Subscribe to our newsletters

Subscribe