La Finlande juge « honteux le traitement des réfugiés » en Europe

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HELSINKI

La Finlande se mobilise. La ministre finlandaise de l’Intérieur, Maria Ohisalo (les Verts), a qualifié le traitement des demandeurs d’asile et des réfugiés dans l’Union européenne de « plutôt honteux du point de vue de nos valeurs communes ». Ses commentaires ont été motivés par la situation en Grèce, où un grand nombre de mineurs non accompagnés vivent dans des camps de réfugiés.

À la fin de l’année dernière, le ministre grec des Migrations, Michalis Chrisochoidis, a envoyé une lettre à ses homologues européens leur demandant de l’aider à partager la charge de 4 000 mineurs non accompagnés réfugiés sur les îles grecques, mais un seul a répondu. « Un seul État membre a répondu. Ce n’est pas une question de règles ou de solidarité, c’est une question de civilisation », a-t-il déclaré lors d’une session du Parlement européen le 6 novembre 2019.

Selon Maria Ohisalo, son ministère a fait le point sur la situation et a intensifié les préparatifs pour faire venir certains des enfants en Finlande. Bien que la ministre de l’Intérieur n’ait pas mentionné de chiffres précis, elle a évoqué le principe de la responsabilité partagée et a mis en avant des scénarios possibles pour l’avenir. « De plus, la Finlande est un pays avec une longue frontière extérieure. Si nous nous trouvions dans une situation similaire, j’espère que nous recevrions de l’aide », a-t-elle déclaré. Mais ses espoirs d’actions rapides ont provoqué une certaine confusion et même de l’irritation au sein du gouvernement à cinq partis, car les mesures d’aide à la Grèce n’avaient pas été discutées auparavant, du moins pas en détail. (Pekka Vänttinen)

BERLIN

Ursula von der Leyen témoigne dans une affaire de corruption présumée. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, était à Berlin le 13 février pour répondre à des questions sur l’engagement d’experts externes pendant son mandat de ministre de la Défense de l’Allemagne. Lancée sur la base de rapports faisant état de sommes considérables versées à ces consultants et aux allégations de népotisme dans le processus d’embauche, une enquête parlementaire cherche à déterminer la légalité des contrats attribués, ainsi que la connaissance par Ursula von der Leyen de ce qu’elle a appelé des « erreurs ». (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Baisse du chômage. Au dernier trimestre 2019, le taux de chômage français a atteint 8,1% (en baisse de 0,7 point par rapport à l’année précédente), soit son niveau le plus bas depuis 2008, selon l’INSEE. Ces nouveaux chiffres rendent « franchement atteignable » l’objectif du gouvernement d’atteindre un taux de chômage de 7% à la fin du mandat d’Emmanuel Macron en 2022, a déclaré la ministre du Travail Muriel Pénicaud. « Jamais auparavant autant de personnes n’ont été embauchées sur la base de contrats à durée indéterminée, jamais autant d’apprentis et de demandeurs d’emploi n’ont été formés », a-t-elle ajouté. (Euractiv France)

VIENNE

Cyberattaque repoussée après plus de cinq semaines. Concernant la cyberattaque contre le ministère des Affaires étrangères du pays, qui avait été signalée pour la première fois le 4 janvier, Alexander Schallenberg, le ministre des Affaires étrangères, a déclaré le 13 février que les systèmes informatiques du ministère avaient été nettoyés avec succès, que la « sécurité maximale des données » avait été rétablie et qu’aucun dommage aux systèmes n’avait été détecté. Les enquêtes sur l’identité des agresseurs sont cependant toujours en cours, le ministère ayant seulement révélé jusqu’à présent que l’ampleur de l’opération impliquait la participation d’un acteur étatique. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

MADRID

Rencontre entre Pedro Sánchez et Pablo Casado. Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez rencontrera Pablo Casado, le leader du Partido Popular (PP), un parti conservateur, lundi 17 février, dans un climat de méfiance mutuelle en raison de leurs fortes divergences sur plusieurs aspects clés de la politique espagnole, notamment en ce qui concerne la crise avec les partis séparatistes de Catalogne. (Euroefe)

VARSOVIE

450 millions d’euros pour la propagande d’État. Le Sejm polonais a voté l’octroi à la télévision publique polonaise TVP un financement de 2 milliards de zlotys (plus de 450 millions d’euros) pour l’année prochaine (plus que les deux années précédentes) après un débat animé à la chambre basse du Parlement. La TVP est un excellent exemple d’institution publique s’étant retrouvée sous la coupe du parti conservateur au pouvoir, le PiS (Droit et Justice). Elle est utilisée pour la propagande du parti au grand dam de nombreux citoyens, et même de certains partisans du PiS. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

PRAGUE

L’élargissement de l’UE n’est pas un « fardeau ». Le chef de la chambre basse du parlement tchèque, Radek Vondráček (ANO, RE), a déclaré que la poursuite de l’élargissement de l’UE n’était pas un fardeau et que « les négociations d’adhésion [devaient] s’accélérer », lors d’une réunion avec ses homologues de Slovaquie, d’Autriche, du Monténégro et de Serbie à Bratislava le 13 février. Convaincu que les pays d’Europe du Sud-Est méritent de devenir des États membres à part entière de l’UE, Radek Vondráček a ajouté que les Tchèques essaieraient de convaincre les politiciens français qui s’opposent encore au processus d’élargissement. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Le forint en chute libre. La monnaie hongroise, le forint, est tombée en dessous de 340 par rapport à l’euro, atteignant un niveau plancher inédit, ce qui signifie qu’elle a perdu davantage de valeur entre le début de l’année et la mi-février que pendant toute l’année dernière. « Nous avons protégé les citoyens hongrois autant que possible du risque de change, par conséquent, la question du taux de change n’est plus aussi centrale maintenant », a déclaré Gergely Gulyas, le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orbán, en réaction à la chute de la valeur de la monnaie jeudi 13 février. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

LJUBLJANA

Janez Janša menace de faire pression sur le quotidien Dnevnik. L’ancien Premier ministre Janez Janša, leader du SDS (PPE), le plus grand parti du parlement slovène, a déclaré au journaliste de Dnevnik, Meta Roglič, que les organes du SDS décideraient de « la politique éditoriale de Dnevnik ». (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BUCAREST

Prévisions plus otpimistes. La Commission européenne a revu à la hausse ses projections concernant la croissance économique de la Roumanie pour cette année et l’année prochaine dans le cadre de ses prévisions d’hiver. L’exécutif de l’UE prévoit désormais que le PIB de la Roumanie augmentera de 3,8 % en 2020 (contre 3,6 % dans les prévisions d’automne) et de 3,5 % en 2021 (contre 3,3 % dans le rapport de novembre), car les perspectives d’investissement pour le pays sont bonnes. La production nationale devrait rester forte, mais il existe cependant des risques de dérapage budgétaire, a-t-il averti. (Euractiv Roumanie)

PODGORICA

Un consortium turco-français bien placé grâce à la sœur du président. La concession des aéroports monténégrins de Podgorica et Tivat, qui accueillent environ 2,5 millions de passagers chaque année, a été proposée à la location. Elle sera très probablement attribuée au consortium franco-turc composé de TAB et d’Aéroports de Paris (ADP). Les médias avaient précédemment rapporté que TAB et ADP avaient engagé le cabinet d’avocats d’Ana Đukanović, la sœur du président Milo Đukanović. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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