La Flandre préconise un plan de sortie de crise plus rapide

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BRUXELLES

Feuille de route pour le déconfinement. Le Conseil national de sécurité belge et le groupe d’experts pour une stratégie de sortie (GEES) doivent présenter ce vendredi 24 avril des orientations et des décisions claires concernant le plan du pays pour la levée des mesures de confinement. La Flandre, en particulier, fait pression pour une ouverture plus rapide du pays. « Il est grand temps, nous sommes en retard sur nos pays voisins », a déclaré le leader nationaliste flamand, Bart De Wever (N-VA) sur les ondes de la radio La Première, ajoutant que la Belgique devait assez rapidement préparer « un plan de sortie complet » du confinement pour la reprise de l’économie. Les experts ont cependant averti qu’il était nécessaire de se montrer prudents. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BERLIN

Angela Merkel ouverte à l’émissions d’obligations pour financer la relance. La chancelière allemande Angela Merkel a signalé lundi qu’elle était prête à financer la reprise économique en Europe après la pandémie de coronavirus grâce à un budget européen plus important et à l’émission de dettes communes par l’intermédiaire de la Commission européenne, selon l’agence Reuters. L’idée est que la Commission européenne emprunte sur le marché en bénéficiant de la sécurité du budget de l’UE à long terme et utilise l’argent pour obtenir un effet de levier. C’est ce qui s’est déjà produit avec le programme SURE, un nouveau fonds temporaire destiné à soutenir les travailleurs dans les pays qui ont été durement touchés par le coronavirus. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

120 milliards d’euros de pertes. Le blocage de la France pendant huit semaines pour stopper la propagation du coronavirus entraînera une perte de 120 milliards d’euros pour les entreprises, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « Pendant la période de confinement, le produit intérieur brut (PIB) a été réduit de 32 % », ce qui correspond à cinq points de pourcentage du PIB sur l’ensemble de l’année 2020, a indiqué l’OFCE. Pour 2020, le gouvernement prévoit que le PIB du pays chutera de 8 % tandis que son déficit public montera en flèche pour atteindre 9 % du PIB cette année. (Euractiv France)

VIENNE

Le ministre des Finances veut suspendre les règles européennes en matière d’aides d’État. La suspension des règles européennes sur les aides d’État serait un acte de solidarité envers des pays comme l’Autriche, a déclaré Gernot Blümel, du parti conservateur ÖVP, lors d’une conférence de presse lundi 20 avril. « Je ne comprends pas pourquoi nous devrions soutenir d’autres pays avec l’argent des impôts autrichiens et, en retour, ne pas pouvoir soutenir nos entreprises avec notre propre argent » a critiqué le ministre. Le même jour, une porte-parole de la Commission a qualifié les règles relatives aux aides d’État de « pierre angulaire du marché unique » en soulignant qu’elles conservaient « une importance fondamentale » pendant la crise du coronavirus. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

ROME

Diminution des cas, mais la prudence demeure. Si l’augmentation quotidienne des nouveaux cas actifs de COVID-19 a diminué pour la première fois depuis le début de la propagation de l’épidémie, le gouvernement italien reste convaincu que les activités économiques ne devraient reprendre qu’après le 4 mai. Les usines devraient rouvrir progressivement. Les bars et les restaurants devront cependant attendre jusqu’à après le 17 mai. Selon l’observatoire national sur la pandémie, les premières régions où aucun nouveau cas ne devrait se déclarer sont la Basilicate et l’Ombrie, d’ici à la fin avril, tandis que les deux dernières seront la Lombardie et les Marches, d’ici à la fin juin. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

ESPAGNE

Assouplissement des mesures de confinement. Le gouvernement espagnol a annoncé son intention d’assouplir les mesures de confinement adoptées en raison du coronavirus, car le nombre de décès est passé sous la barre des 400 lundi 20 avril, atteignant son plus bas niveau depuis le 22 mars. Cette proposition s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes, notamment entre le gouvernement de coalition de gauche, formé par le Parti socialiste (PSOE) et Unidas Podemos, et le Parti populaire (PP), le parti d’opposition conservateur. (Euroefe)

LISBONNE

Un foyer évacué. Un des foyers de migrants de Lisbonne, qui hébergeait près de 200 personnes dans 40 chambres, a été évacué et désinfecté par les autorités dimanche 19 avril après qu’un cas de COVID-19 a été détecté. Les tests ultérieurs ont confirmé au moins 100 cas d’infection par le nouveau coronavirus parmi les hôtes, dont certains demandeurs d’asile. Le Conseil portugais pour les réfugiés (CPR) surveille actuellement 950 demandeurs d’asile, dont environ 800 sont hébergés en dehors de ses services, dans des auberges de la ville de Lisbonne, a déclaré lundi à Lusa la présidente de l’organisation, Mónica Farinha. (lusa.pt)

BUDAPEST

Les eurodéputés ont-ils lu la loi ? « J’aurais été très heureux si les députés européens avaient lu cette loi. Parce que lorsque je regarde la résolution du Parlement [européen], je soupçonne qu’ils se sont exprimés avant de la lire », a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, à Euronews, en référence à une résolution du vendredi 17 avril déclarant que la loi hongroise sur le coronavirus était « totalement incompatible avec les valeurs européennes ».

« Présenter cette législation hongroise (…) comme si elle était extraordinaire est tout simplement faux », a ajouté le ministre, arguant que plusieurs États membres avaient adopté des dispositions similaires et que le gouvernement hongrois pouvait seulement adopter des décrets « en accord avec la protection des personnes contre la pandémie ». (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

PRAGUE

L’interdiction de voyager contrevient-elle à la Constitution ? La Cour constitutionnelle tchèque examine actuellement la légalité de l’interdiction de voyager imposée par le gouvernement le 14 mars. L’interdiction de voyager interdisait complètement aux citoyens tchèques de se rendre à l’étranger avant que les mesures restrictives ne soient levées. Alors que les experts en droit constitutionnel affirment que la stricte interdiction de voyager a violé la Charte tchèque des droits et libertés fondamentaux, le gouvernement soutient qu’une telle interdiction a également été imposée par d’autres pays européens.

BRATISLAVA

Le fonctionnement du marché unique est « vital » pour le nouveau gouvernement. Alors qu’il doit encore être approuvé par le Conseil national slovaque, le nouveau gouvernement d’Igor Matovič (OĽaNO) a adopté sa déclaration de programme, caractérisé par une forte orientation pro-européenne et transatlantique. (Zuzana Gabrizova, Euractiv Slovaquie)

LJUBLJANA

L’opposition demande une révision constitutionnelle. Quatre partis d’opposition – LMS, Levica, SD et SAB – ont demandé lundi 20 avril à la Cour constitutionnelle de contrôler la légalité de deux articles du paquet législatif d’urgence destiné à lutter contre le coronavirus. L’article 103, qui traite des compétences élargies de la police, et l’article 9, qui, selon eux, crée une confusion sur le rôle des services d’inspection sanitaire. Autre problème : l’interdiction de franchir les limites des municipalités, qui est, selon eux, disproportionnée. (Zoran Radosavljevic, Euractiv.com)

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