La France fait tout pour relocaliser l’automobile

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PARIS

Retour à la maison ? Les constructeurs automobiles français devront envisager de relocaliser leurs activités en France s’ils veulent bénéficier du soutien de l’État, a prévenu lundi 11 mai le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, sur la radio BFM Business.

« Nous sommes prêts à vous aider, nous sommes prêts à améliorer les primes de reconversion par exemple. Nous sommes prêts à étudier ce qui peut améliorer votre compétitivité sur les sites de production français. En contrepartie, vous devez envisager la relocalisation », a déclaré le ministre français.

« C’est ainsi que nous allons construire une industrie automobile plus forte », a-t-il ajouté. Bruno Le Maire a également déclaré qu’il rencontrerait des représentants du secteur dans le courant de la semaine. La France a déjà accepté de renflouer Renault à hauteur de 5 milliards d’euros, un accord qui a reçu le feu vert de Bruxelles.

Par ailleurs, la France demande instamment à ses partenaires de l’UE d’envisager de menacer Israël d’une réponse sévère si le pays procède à une annexion de facto de certaines parties de la Cisjordanie occupée, ont déclaré trois diplomates. (Euractiv France)

INSTITUTIONS DE L’UE

Désamorcer le litige entre l’Allemagne et la BCE. L’eurodéputé vert allemand Sven Giegold a déclaré que le conflit entre l’Allemagne et la Banque centrale européenne devrait prendre fin, car la zone euro est en danger. Sven Giegold a demandé à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, si l’exécutif allait engager une procédure d’infraction contre l’Allemagne après que la Cour suprême allemande a mis en doute la légalité du programme d’achat d’obligations de la Banque centrale européenne pour 2015.

« Si ce conflit s’intensifie, l’euro est en danger. Car si la Bundesbank se retire réellement des achats d’obligations, les marchés financiers verront que le plus grand État membre ne soutient plus clairement l’euro », a-t-il déclaré à la télévision portugaise et grecque. « Par conséquent, nous devons éviter l’escalade de ce conflit dans l’eurosystème », a-t-il ajouté.

BERLIN

Angela Merkel encourage l’adhésion aux mesures contre le coronavirus. Après les manifestations qui ont eu lieu dans diverses grandes villes ce week-end, la chancelière allemande, Angela Merkel, a prévenu lundi 11 mai que les gens devaient respecter les mesures de protection mises en place. « Malgré l’assouplissement, nous avons vraiment la certitude que les gens vont respecter les règles de base », a déclaré la chancelière, qui a appelé la population à « garder ses distances, à porter un masque qui couvre la bouche et le nez, à faire preuve de considération les uns envers les autres ».

Pendant ce temps, durant le week-end, une épidémie de coronavirus a éclaté dans une usine de production de viande située dans le nord-ouest du pays, près de la frontière néerlandaise. L’usine a été contrainte d’arrêter sa production du 9 au 18 mai, et l’on dénombre aujourd’hui plus de 200 infections liées à ce site. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne).

LONDRES

Plus de clarté sur l’assouplissement du confinement. Le Royaume-Uni va entamer cette semaine le lent processus d’assouplissement des mesures de confinement et le Premier ministre, Boris Johnson, a déclaré lundi 11 mai aux députés que les gens devraient faire preuve du « solide bon sens britannique » en adaptant leur vie à cette nouvelle phase de la réponse apportée à la pandémie de coronavirus. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

HELSINKI

La fiscalité, nouveau sujet sensible. Pour financer l’État-providence finlandais après la crise du coronavirus, 24 % des Finlandais sont favorables à une augmentation des impôts, 18 % souhaitent une réduction des services sociaux et 6 % veulent relever l’âge de la retraite, selon un sondage publié lundi 11 mai. Celui-ci a été commandé par Rural Future, un journal proche du Parti du centre. 26 % des personnes interrogées n’ont pas fourni de réponse. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)

ROME

Mesures d’aide retardées. L’impasse entre les partis au pouvoir en Italie sur la régularisation des immigrés clandestins travaillant comme ouvriers agricoles ou comme employés de maison, ralentit l’adoption du dernier paquet de mesures d’aide destiné à soutenir les familles et les entreprises qui subissent les effets du confinement. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com).

MADRID

Phase 1, phase 0 et confinement total. Plusieurs provinces ont lancé la phase 1 des mesures de déconfinement dans le pays. Celle-ci permet aux bars et aux restaurants de rouvrir en limitant leur capacité d’accueil et en respectant des mesures strictes d’hygiène s et de distanciation sociale. Des églises seront également ouvertes, fonctionnant à un tiers de leur capacité, ainsi que de petits magasins qui n’ouvriront que sur rendez-vous.

Cependant, les points chauds du pays que constituent Madrid et Barcelone resteront en phase 0 et ont soumis des propositions au gouvernement lundi 11 mai pour commencer à assouplir les mesures en vigueur. Si les propositions sont approuvées, elles devraient commencer le 18 mai. Grenade, Malaga et Valence continueront pour leur part à respecter les règles de confinement total. (Euroefe)

LISBONNE

15 000 repas par jour. Grâce à un investissement de 1,5 million d’euros par mois et aux cuisines scolaires actuellement fermées, entre autres moyens, la mairie de Lisbonne a préparé et distribué 15 000 repas par jour « à ceux qui en ont le plus besoin » en raison de la pandémie de coronavirus, a fait savoir le conseil municipal. (Vera Amaro, lusa.pt)

ATHÈNES

Cinq pays s’unissent contre la Turquie. La Grèce, la France, Chypre, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont signé le 11 mai une déclaration commune qui condamne la Turquie pour ses activités illégales dans les zones maritimes de la Méditerranée orientale. Les ministres des Affaires étrangères ont condamné l’escalade des violations de la Turquie dans l’espace aérien national de la Grèce, y compris les survols de zones résidentielles, ainsi que les activités illégales turques en cours dans la zone économique exclusive et les eaux territoriales de Chypre.

Ils ont également enjoint Ankara à respecter pleinement l’embargo des Nations unies sur les armes et à mettre fin à l’afflux de combattants étrangers en provenance de Syrie vers la Libye. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com).

VARSOVIE

Nouvelle proposition pour les élections. Le parti au pouvoir, Droit et Justice (PiS), présentera au Parlement une nouvelle proposition ce mardi 12 mai sur la manière de conduire les élections présidentielles. Le parlement devrait se prononcer dans la soirée. La proposition favorise le vote en personne, le vote par correspondance n’étant qu’une option. Alors que les responsables politiques du PiS qualifient la proposition de « compromis » et de bonne solution, le ministre de la Santé, Łukasz Szumowski, s’en tient à ses propos précédents et prône uniquement le vote par correspondance. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

PRAGUE

Les Tchèques pourront tomber le masque. Le port du masque dans les espaces publics extérieurs ne sera plus obligatoire à partir du 25 mai, a décidé le gouvernement tchèque lundi 11 mai, après que les Tchèques ont dû porter des masques dans tous les espaces publics depuis le 19 mars, ce qui les place parmi les premiers en Europe à avoir adopté cette mesure. Le port du masque restera toutefois obligatoire dans les magasins, les institutions et tous les espaces publics fermés, y compris les transports publics.

Cette décision confirme la volonté du gouvernement de lever les mesures restrictives plus tôt que prévu. Lundi 11 mai, les centres commerciaux, les salons de coiffure et d’autres commerces ont rouvert leurs portes, alors que les restaurants peuvent servir leurs clients dans des jardins extérieurs. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

ZAGREB  

Un coup dur pour l’économie. Le conseil du tourisme croate prévoit que, d’ici à la fin de l’année, seul 30 % du chiffre d’affaires de l’année dernière sera réalisés dans ce secteur, considéré comme l’un des piliers de l’économie du pays. Le ministère a rappelé qu’en raison des restrictions liées au COVID-19 imposées dans le monde entier, le tourisme croate connaissait une baisse de 74 % de son chiffre d’affaires et de 66 % de ses nuitées. (Tea Trubić Macan, Euractiv Croatie)

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