La Roumanie va interdire toute privatisation de ses entreprises pendant deux ans

Klaus Iohannis, le président de la Roumanie.

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BUCAREST

Pas de privatisation. Le Parlement roumain a approuvé une loi qui interdit toute vente d’actions détenues par l’État dans des banques ou des entreprises au cours des deux prochaines années. Le projet de loi présenté par le parti socialiste PSD, qui compte une majorité de députés, a suscité l’opposition du gouvernement de centre droit. D’après le PSD, cette initiative permettrait d’atténuer les répercussions de la crise du COVID-19 sur l’économie du pays. Cependant, le parti s’oppose déjà en temps normal à la privatisation des entreprises. Le PNL, le parti au pouvoir, a déclaré qu’il contesterait la loi devant la Cour constitutionnelle, ajoutant que le président pourrait apposer son veto pour que cette disposition ne soit pas renvoyée au Parlement. (Bogdan Neagu | Euractiv Roumanie)

BERLIN

Critique des plans d’annexion d’Israël. Après des semaines de correspondances diplomatiques virtuelles, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas (SPD), s’est rendu en Israël mercredi. À l’issue de la réunion, le ministre a indiqué qu’il soutenait toujours la solution des deux États, mais que les projets d’annexion de grandes parties de la Cisjordanie par le gouvernement israélien préoccupaient l’Allemagne. Il n’a toutefois pas mentionné de sanction si Israël venait à poursuivre son plan. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

PARIS

Alerte au chômage de masse. La crise économique risque d’entraîner la perte de 800 000 emplois au cours des prochains mois, soit 2,8 % de l’emploi total, a déclaré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, à la commission des finances de l’Assemblée nationale mercredi. Le ministre a qualifié la période à venir de « choc considérable ». Le gouvernement prévoit une contraction du PIB de 11 % cette année. (Euractiv France)

BRUXELLES

15 millions de masques inutilisables. Une commande du gouvernement fédéral de masques réutilisables fournis par la société luxembourgeoise Avrox, qui devaient être distribués à partir de la semaine prochaine aux citoyens belges, ne répond pas aux normes de sécurité officielles, en raison d’un problème de température de lavage. Le Ministère de la Défense, responsable de la commande, a déclaré que les masques avaient passé de nombreux tests de sécurité et que ces directives de lavage étaient recommandées, mais pas obligatoires. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

LONDRES

Le confinement a été imposé une semaine trop tard. Le nombre de décès dus au coronavirus au Royaume-Uni aurait été réduit de moitié si les mesures de confinement avaient été adoptées une semaine plus tôt, a déclaré le professeur Neil Ferguson aux législateurs mercredi. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

VIENNE

Réouverture de la frontière italienne. Toute personne voyageant de l’Italie vers l’Autriche pourra le faire sans être contrôlée à la frontière à partir du 16 juin, a annoncé mercredi le ministre autrichien des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg. L’Italie est le dernier pays frontalier auquel l’Autriche a rouvert ses frontières. (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

ROME

Chute du PIB. Le PIB de l’Italie pourrait chuter de 11,3 % en 2020 si la situation épidémiologique reste stable, mais ce chiffre pourrait grimper jusqu’à 14 % si une deuxième vague de coronavirus, additionnée de mesures restrictives, devait frapper le pays, selon les dernières perspectives économiques de l’OCDE. (Alessandro Follis | Euractiv Italie)

MADRID

Sauver le tourisme. À partir du 21 juin, date de fin de l’état d’urgence, les citoyens espagnols pourront, entre autres mesures, voyager librement dans le pays. Bien que les frontières extérieures restent fermées au tourisme international jusqu’au 1er juillet, la liberté de circulation à l’intérieur du territoire permettra de sauver partiellement l’industrie touristique après trois mois de « gel » économique. (Euroefe)

ATHÈNES

Récession avant la pandémie. La récession en Grèce est apparue au quatrième trimestre de 2019, lorsque l’économie a chuté de 0,7 %, a déclaré le leader de l’opposition de gauche, Alexis Tsipras. « [Le Premier ministre] Kyriákos Mitsotakis a amené la récession six mois avant la pandémie », a-t-il affirmé mercredi au Forum économique de Delphes. Alexis Tsipras a également soutenu l’idée de collaborer avec le parti socialiste, parce que « le pays doit être dirigé par un gouvernement de coalition progressiste ». (Sarantis Michalopoulos | Euractiv Grèce)

BUDAPEST

Fake news hongroises. La commissaire à la transparence de la Commission, Věra Jourová, a démenti la rumeur selon laquelle Bruxelles pousserait les Hongrois à modifier la Constitution et à accepter des migrants. « Ce sont de fausses nouvelles, ce n’est pas vrai », a-t-elle déclaré à un journaliste d’Euronews, en référence à un sondage réalisé cette semaine dans le pays. (Vlagyiszlav Makszimov | Euractiv.com)

SOFIA

Le gouvernement bulgare a décidé d’acheter des parts de la banque privée First Investment Bank (Fibank), dont les derniers résultats de simulation de crise ont révélé une insuffisance de capital. Bien que la Bulgarie doive obligatoirement recapitaliser Fibank pour pouvoir adhérer à l’union bancaire et mettre en place le mécanisme de taux de change (MCE II) de la zone euro, le gouvernement aurait payé les actions de la banque deux fois plus cher que leur valeur en Bourse. Cela soulève la question de savoir si une aide d’État non autorisée a été accordée à la banque privée. Pour pouvoir faire partie de la zone euro, la Bulgarie doit diminuer son inflation et améliorer la qualité de ses institutions. (Krassen Nikolov | Euractiv Bulgarie)

BELGRADE

Détérioration de l’État de droit. Au cours de la pandémie, l’État de droit s’est détérioré en Serbie, et les droits des citoyens ainsi que la liberté de la presse sont de plus en plus menacés, selon le dernier rapport de la coalition d’organisations serbes de la société civile, « PrEUgovor ». Le groupe, qui surveille les réformes adoptées dans le pays en vue de son adhésion à l’UE, constate aussi que la Serbie a interrompu toute révision de la loi et a commencé à remettre en cause sa candidature à l’Union. (Euractiv Serbie)

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