L’affaire Navalny sème le doute sur l’avenir du gazoduc Nord Stream 2 en Finlande

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HELSINKI

Les doutes finlandais sur Nord Stream 2. L’empoisonnement d’Alexei Navalny et ses conséquences font douter la Finlande de l’achèvement et de l’avenir du gazoduc Nord Stream 2, d’autant plus que l’Allemagne envisage maintenant de retirer son soutien. Dans ces nouvelles circonstances, Helsinki pourrait devoir reconsidérer les dimensions politiques du projet.

En Finlande, la députée européenne Henna Virkkunen a demandé l’arrêt du projet Nord Stream 2.

« Les responsables de la politique étrangère finlandaise ne peuvent plus se cacher derrière le dos de l’Allemagne », a écrit Mme Virkkunen sur sa page web.

« Avec l’empoisonnement d’Alexei Navalny et la situation instable en Biélorussie, le gazoduc est un sujet de préoccupation pour l’ensemble de l’UE et un outil central pour influencer la Russie et son mépris des traités internationaux et des droits fondamentaux », a-t-elle ajouté.

Le raisonnement qui sous-tend la politique actuelle, où la dépendance de l’Europe à l’égard de l’énergie russe s’accroît et où l’industrie russe se renforce, a également été remis en question par Kai Mykkänen, président du Parti de coalition nationale.

Le vice-président de la commission des affaires étrangères, Erkki Tuomioja, a demandé une enquête approfondie sur l’affaire Navalny.

Selon lui, les rapports provenant du gouvernement allemand sont fiables, mais la Russie devrait également coopérer pour résoudre la situation.

Le manque de volonté dont fait preuve Moscou constitue une raison suffisante pour tirer des conclusions, a-t-il indiqué.

Mais qu’en est-il de la compagnie d’énergie Fortum, dont l’Etat finlandais détient à peu près la moitié des parts ?

Fortum est l’un des principaux actionnaires d’Uniper, une entreprise allemande partenaire du projet Gazprom.

La construction du pipeline de 1 220 kilomètres de Narva Bay à Lubmin se concrétisera-t-elle ? C’est la question à un million de roubles. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)

BERLIN

Alexei Navalny sort du coma. Lundi 7 septembre, les médecins de l’hôpital de la Charité à Berlin ont fait sortir le dissident russe Alexei Navalny de son coma artificiel. Il est maintenant conscient et est progressivement débranché de son respirateur. Cependant, les médecins ne peuvent actuellement pas exclure les complications à long terme de son empoisonnement par l’agent chimique Novichok, datant de l’ère soviétique. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Le président Macron condamne la répression chinoise contre les Ouïghours. En réponse à une lettre cosignée par une trentaine de parlementaires, il a affirmé que la répression contre la minorité musulmane ouïghoure en Chine était « inacceptable » et que la France la condamnait « avec la plus grande fermeté ». Depuis la série d’attentats et l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, les détentions dans des camps de travail forcé au Xinjiang se sont démultipliées. « Toutes ces pratiques sont inacceptables, car elles vont contre les principes universels inscrits dans les conventions internationales relatives aux droits de l’Homme, et nous les condamnons avec la plus grande fermeté », a affirmé le chef d’État. (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

Plus de 1 500 amendes. Depuis le 1er juillet, la police bruxelloise a dressé un total de 1 537 procès-verbaux pour non-port de masque en public, selon les chiffres présentés par le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close.

En raison de l’apparition d’une deuxième vague, le port du masque a été progressivement rendu obligatoire dans un grand nombre d’endroits et, depuis le 12 août, dans toute la région bruxelloise. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

La Turquie accuse Sebastian Kurz de « politique répugnante ». La semaine dernière, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a commenté les tensions gréco-turques actuelles en Méditerranée orientale et a appelé l’UE à ne pas se laisser faire par le chantage d’Ankara.

« La véritable menace majeure pour l’UE et ses valeurs est l’idéologie déformée que représente Kurz », a répondu le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu. « Cette politique répugnante, fondée sur le racisme, la xénophobie et l’islamophobie représente la mentalité écœurante de notre époque », a-t-il ajouté.

Les relations entre Vienne et Ankara sont tendues depuis des années, d’autant plus que l’Autriche s’oppose fermement à une éventuelle adhésion de la Turquie à l’UE. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Boris Johnson joue sur la frontière irlandaise. Le gouvernement britannique a insisté sur le fait que son projet de loi sur le marché intérieur couvrant les dispositions douanières en Irlande du Nord ne « déchirerait » pas l’accord de retrait qui l’a vu quitter l’UE en janvier. Après plusieurs jours de menaces et de tensions, les négociateurs du Royaume-Uni et de l’UE se réuniront mardi pour le huitième cycle de négociations commerciales du Brexit. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

DUBLIN

Entretiens avec les candidats commissaires irlandais. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est entretenue avec la vice-présidente du Parlement européen, Mairead McGuinness, et l’ancien vice-président de la Banque européenne d’investissement, Andrew McDowell, à la suite de leur désignation au poste de candidat commissaire irlandais au sein de l’exécutif européen. Mme von der Leyen souhaite qu’une personne reprenne les rênes « rapidement ».

Mairead McGuinness reste la favorite pour le poste vacant, bien qu’il soit très peu probable qu’on lui propose le portefeuille du commerce, le dossier supervisé par l’ancien commissaire irlandais Phil Hogan. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

MADRID

En Espagne, les cas COVID-19 dépassent les 500 000. L’Espagne est devenue le premier pays de l’UE à confirmer plus d’un demi-million de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie, ce qui la place au neuvième rang mondial, derrière le Mexique et l’Afrique du Sud.

Le pays a franchi l’effroyable seuil du demi-million de cas de coronavirus enregistrés, les autorités sanitaires ayant ajouté 26 500 cas au total national au cours du week-end, ce qui porte le nombre de contaminations à 525 549. (Euroefe)

LA VALETTE

Appel à la fin de la « crise humanitaire ». Un groupe d’organisations internationales a demandé le débarquement immédiat du pétrolier Maersk Etienne, qui détient actuellement 27 migrants, au large des côtes de Malte. Les migrants sont détenus à bord depuis plus d’un mois, en attendant l’autorisation de débarquer par les autorités maltaises.

Une déclaration publiée par la Chambre internationale de la marine marchande, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) demande le débarquement immédiat et en toute sécurité des migrants, qui voyageaient sur un plus petit navire avant d’être secourus par le Maersk Etienne en août. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Affaire Chovanec. Une quarantaine de citoyens slovaques vivant en Belgique, dont le secrétaire de l’ambassade de Slovaquie en Belgique, Andrej Michalec, se sont réunis en souvenir de Jozef Chovanec dimanche (6 septembre) devant le bâtiment Schuman à Bruxelles. Jozef Chovanec est mort en février 2018 après une intervention policière brutale à l’aéroport de Charleroi. Des images qui ont choqué le peuple belge. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

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