Le ministre allemand des Finances a fait du lobbying en faveur de Wirecard

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BERLIN

Un scandale plus important que prévu ? Après avoir appris par le magazine Der Spiegel que la chancellerie allemande avait entrepris un travail de lobbying au nom de la société de services financiers Wirecard, frappée par un scandale, les Verts, le FDP libéral et Die Linke, qui sont dans l’opposition, exigent désormais une clarification formelle du ministre des Finances, Olaf Scholz (SPD).

Les autorités allemandes de surveillance financière ont fait l’objet de nombreuses critiques après que Wirecard a déclaré le 25 juin que près de 2 milliards d’euros avaient disparu de ses bilans financiers. Mais ce scandale pourrait s’avérer bien plus important, impliquant de nombreux responsables gouvernementaux, dont la chancelière Angela Merkel elle-même. L’article publié par Der Spiegel fait état de deux connexions entre le gouvernement central et Wirecard, qui montrent que « Wirecard et l’État étaient manifestement beaucoup plus étroitement liés qu’on ne le pensait initialement ». (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

VIENNE

La décision sur les masques obligatoires reportée en raison du sommet européen. Le gouvernement autrichien devait décider dimanche 19 juillet si les masques dans les magasins seraient à nouveau obligatoires après l’augmentation récente du nombre de cas de COVID-19 en raison de foyers identifiés dans des églises et des abattoirs. Mais le chancelier Sebastian Kurz (ÖVP) est toujours au Conseil européen à Bruxelles, la décision a donc été reportée à mardi 21 juillet. Bien que la restriction ait été abandonnée à la mi-juin, des articles publiés dans les médias (non confirmés) suggèrent que le retour des masques aurait déjà reçu le « feu vert » des autorités. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

PARIS

Emmanuel Macron ne renonce pas à son « ambition européenne ». Après « deux jours et deux nuits » de débat au Conseil européen, le président français s’est montré intransigeant concernant l’État de droit. « Il est au cœur des conditionnalités de ce budget (…) Il y a eu hier un très large consensus pour dire que nous ne devions pas céder, que c’est au cœur des principes et des valeurs européennes », a-t-il expliqué avant d’entamer une troisième journée de négociation le 19 juillet.  Selon Emmanuel Macron, « c’est la question du montant de ce fond de relance » qui pose problème : « Là aussi nous avons des dissensions, des sensibilités différentes qui sont apparues. » Pour autant, il a affirmé que « la volonté de compromis ne saurait nous faire renoncer à l’ambition légitime que nous devons avoir ». (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

Pas de nouvelles mesures. Le comité consultatif belge a effectué dimanche 19 juillet une évaluation de la situation actuelle du COVID-19 dans le pays, mais n’a convenu d’aucune nouvelle mesure pour faire face à la récente flambée de cas. « L’analyse montre que la recrudescence de l’épidémie se manifeste à ce stade en raison de plusieurs problèmes particulièrement localisés et non en raison d’une dispersion générale », a déclaré le comité dans un communiqué. « Dans le même temps, les indicateurs sur les hospitalisations et les décès sont stables. »

Par ailleurs, la ministre belge du Travail, Nathalie Muylle, a annoncé la prolongation d’une mesure facilitant le chômage temporaire au moins jusqu’à la fin de l’année, car une vague de demandes de la part des employeurs est attendue. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LUXEMBOURG

Xavier Bettel annonce de nouvelles restrictions.  Après deux jours au sommet du Conseil européen à Bruxelles, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel est retourné au Grand-Duché pour annoncer de nouvelles mesures liées au COVID-19, qui consistent notamment à autoriser un maximum de 10 personnes à participer à des rassemblements privés à l’intérieur et à l’extérieur, contre 20 auparavant, ainsi qu’à punir ceux qui ne respectent pas les règles de quarantaine volontaire. « Ne pas respecter les règles relève purement de l’égoïsme », a déclaré le Premier ministre. (Anne Damiani, Euractiv France)

ROME

Les écoles rouvriront bien en septembre. La ministre italienne de l’Éducation, Lucia Azzolina, a confirmé que les écoles rouvriraient le 14 septembre et qu’il ne serait pas question de les fermer à nouveau. Face aux partis d’opposition qui s’en sont pris à elle, la ministre s’est déclarée prête à débattre avec Matteo Salvini, le chef de la Lega, à la télévision. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

MADRID

Barcelone à nouveau confinée. Environ quatre millions de personnes à Barcelone et dans ses environs sont retournées en confinement pendant 15 jours, samedi 18 juillet, après une recrudescence des infections au COVID-19 enregistrée au cours de la semaine dernière. La veille, le gouvernement régional avait annoncé des mesures invitant les gens à rester chez eux, sauf pour des raisons essentielles, et à ne pas se rendre dans leur résidence secondaire. En outre, les rassemblements sociaux seront limités à 10 personnes, la capacité des bars et des restaurants sera plafonnée à 50 %, et les boîtes de nuit, les cinémas, les théâtres et les salles de sport ont reçu l’ordre de fermer.

La situation ne peut être qualifiée de nouvelle vague de COVID-19, a déclaré le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa, dans une interview à la radio, ajoutant que « à Barcelone, il y a une transmission communautaire. C’est comme ça, il faut le dire ». (Euroefe)

VARSOVIE

La Pologne va bientôt proposer une nouvelle loi sur les médias étrangers. La Pologne cherchera à élaborer des règles limitant la concentration des médias étrangers bien avant que le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir ne termine son mandat, a déclaré dimanche le chef du parti conservateur et nationaliste, Jaroslaw Kaczynski, alors que des élections législatives sont prévues en 2023.

PRAGUE

Nouveau pic. Avec 4 784 cas de coronavirus enregistrés en République tchèque en date du dimanche 19 juillet, le pays a enregistré son plus grand nombre de malades depuis le début de la pandémie. La région de Moravie-Silésie, qui est située près de la frontière polonaise, a de nouveau rendu les masques obligatoires et interdit les manifestations de plus de 100 participants, étant donné qu’elle est désormais le nouvel épicentre de la région. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Viktor Orban accuse « le Néerlandais » d’être responsable de la déroute du sommet européen. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré dimanche 19 juillet que son homologue néerlandais Mark Rutte était le principal responsable de l’impasse dans laquelle se trouvait le sommet européen.

« Je ne sais pas quelle est la raison personnelle pour laquelle le premier ministre néerlandais me déteste ou déteste la Hongrie, mais ses attaques sont très dures », a-t-il déclaré aux journalistes devant les marches du Musée d’histoire européenne dans un parc de Bruxelles, à quelques pas du lieu où se déroule le sommet. « Je n’aime pas pointer les gens du doigt, mais le Néerlandais est le vrai coupable de tout ce désordre… », a-t-il ajouté. La Hongrie, où Viktor Orban a resserré son emprise sur les médias, les universités et la société civile, a menacé, avant même le début du sommet, vendredi 17 juillet, d’opposer son veto au paquet de mesures en raison d’une proposition de gel des fonds pour les États qui enfreignent l’État de droit.

SOFIA

La Bulgarie menacée de troubles civils. Les protestations exigeant la démission du gouvernement et du procureur général qui ont eu lieu dans tout le pays ces dix derniers jours ont commencé à dégénérer en désobéissance civile, entraînant le blocage des rues et des routes principales.

L’un des principaux organisateurs de la manifestation à Sofia, l’avocat Nikolay Hadjigenov, a déclaré que l’Assemblée nationale serait bloquée aujourd’hui en raison du vote de défiance à l’égard du gouvernement et que les manifestations visaient à « bloquer complètement toutes les activités » dans le pays. De son côté, le Premier ministre Boyko Borissov, qui a répondu dimanche 19 juillet aux questions du quotidien Dnevnik, n’a ni confirmé ni infirmé qu’il démissionnerait prochainement. « Il y a des lois et une Constitution. Nous agissons conformément à la Constitution », a-t-il déclaré. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

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