Les Italiens indécis face aux plans de sauvetage de l’UE

Les Italiens indécis face aux plans de sauvetage de l’UE

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ROME

Bisbilles au sein de la coalition. Les partis au pouvoir en Italie se disputent toujours sur l’opportunité de recourir au mécanisme européen de stabilité (MES) pour que le pays se remette de la crise du COVID-19. L’argent qui proviendra du très attendu Fonds de relance de l’UE, sous forme de subventions et de prêts, devrait être disponible au second semestre 2021. D’ici là, les États membres de l’UE ne peuvent utiliser que les prêts issus de dispositifs déjà approuvés, tels que le MES.

Toutefois, ces prêts augmenteront la dette publique des pays, ce qui suscite des craintes dans de nombreux États membres de l’UE. La Commission européenne prévoit que la dette de l’Italie s’élèvera à 159 % du PIB.

Nicola Zingaretti, le chef du Parti démocrate (gauche), a exhorté ses partenaires de coalition du Mouvement Cinq étoiles (M5S) à ne plus perdre de temps et à accepter le MES car il peut fournir « des ressources » d’une ampleur inédite. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

BERLIN

Projet d’augmentation du salaire minimum. Mardi 30 juin, la commission indépendante allemande sur le salaire minimum a présenté ses projets visant à augmenter ce dernier dans les années à venir. L’idée est de le faire passer de 9,35 €/heure actuellement à 9,50 €/heure à partir du 1er janvier 2021 et à 10,45 €/heure à partir du 1er juillet 2022. Pour mettre en œuvre ces changements, le gouvernement allemand devra publier de nouvelles réglementations qui s’inspirent généralement des recommandations de la commission.

Si beaucoup se sont félicités de ces augmentations, certains, comme les sociaux-démocrates (SPD), ont déclaré que 10,45 €/heure d’ici 2022 n’était pas suffisant. « Il est bon que [le salaire minimum] soit augmenté maintenant […] Il est également clair que c’est encore trop peu ! (…) Nous nous battons pour un salaire minimum d’au moins 12€ ! » a tweeté le secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Remaniement avant le 8 juillet. Après la défaite du parti du président français aux élections municipales du 28 juin, Emmanuel Macron formera un nouveau gouvernement avant le 8 juillet, rapporte France Info. En effet, l’actuel Premier ministre, Édouard Philippe, rentrera au Havre (Normandie) où il a été réélu maire le 28 juin. Pour le remplacer, Emmanuel Macron attend des propositions des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental. Les Verts ont cependant déjà refusé de faire partie du nouveau cabinet d’Emmanuel Macron, malgré les résultats significatifs obtenus aux élections municipales (Anne Damiani, Euractiv France).

VIENNE

La ministre de la Défense s’en tient à ses plans de réforme. Après le tollé soulevé la semaine dernière par son plan de réforme de l’armée autrichienne, la ministre de la Défense, Klaudia Tanner (ÖVP), a défendu mardi 30 juin son projet de refonte, en concédant toutefois que sa façon de communiquer pouvait « faire l’objet d’un débat ».

Depuis l’annonce de la réforme la semaine dernière, le président autrichien Alexander van der Bellen a demandé une discussion ad hoc et nombreux sont ceux qui ont critiqué le plan de la ministre. Celui-ci consiste mettre un terme aux activités de défense conventionnelle de l’armée et à investir dans des tâches davantage liées à la cybersécurité, à la lutte contre le terrorisme et à la gestion des catastrophes, qui, selon elle, représentent des menaces plus réalistes. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

STOCKHOLM

L’unité du gouvernement minoritaire se craquelle. Les partenaires du gouvernement minoritaire suédois, souvent qualifié de « mariage forcé » des sociaux-démocrates (SDP) et du parti des Verts, ne sont pas d’accord sur la question de l’immigration. Ils comptent généralement sur le soutien des deux partis d’opposition – le Parti du centre et les Libéraux – pour bloquer les Démocrates suédois (SD).

Le SDP du Premier ministre Stefan Löfven fait pression pour que le parlement adopte une nouvelle législation qui définirait et renforcerait les limites de l’immigration, ce à quoi les Verts s’opposent fermement. Le SDP compte donc sur le principal parti d’opposition, le Parti modéré libéral-conservateur, pour voter en faveur de cette loi, écartant ainsi son partenaire de coalition, les Verts. Reste à voir comment cela affectera le gouvernement minoritaire à long terme. Mais une chose est sûre : personne ne veut de nouvelles élections. (Pekka Vänttinen, Euractiv.com)

LISBONNE

Le gouvernement nationalisera-il la TAP ? Le gouvernement portugais a déclaré qu’il devrait nationaliser la compagnie aérienne nationale TAP après que la proposition de l’État pour un prêt de 1,2 milliard d’euros avec conditions a été rejetée le 29 juin par le conseil d’administration de la compagnie.  Le contrat proposé pour le prêt sera à nouveau soumis au partenaire privé, Atlantic Gateway, dont les représentants se sont abstenus de voter au conseil d’administration. « Si le partenaire n’accepte pas les conditions de l’État portugais, nous devrons intervenir dans la société, nationaliser la société, oui », a déclaré le ministre des Infrastructures, Pedro Nuno Santos. La compagnie aérienne portugaise a enregistré des pertes de 395 millions d’euros au premier trimestre de cette année, car elle a subi de plein fouet les effets de la pandémie de COVID-19. (Maria João Pereira et Diogo Caldas, lusa.pt)

MADRID

La crise sanitaire plombe lourdement le PIB. L’économie espagnole a chuté de 5,2 % au cours du premier trimestre de cette année par rapport au trimestre précédent en raison de la crise du coronavirus. Cela marque un déclin sans précédent de l’économie locale, a indiqué l’Institut national de la statistique (INE) espagnol. La baisse du PIB est encore plus importante que lors de la crise de 2008-2009. Les investissements ont diminué de 5,7 % depuis mars dernier, car l’économie est entrée en « hibernation » pendant l’état d’alerte du 14 mars au 21 juin. (Euroefe)

VARSOVIE

Déroulement normal des élections. Le premier tour des élections présidentielles polonaises, qui a eu lieu dimanche 28 juin et a envoyé le président Andrzej Duda (43,5 %) et le maire de Varsovie Rafał Trzaskowski (30,46 %) au second tour, s’est déroulé de manière professionnelle malgré l’absence d’une situation juridique claire. C’est ce qu’affirme le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le BIDDH a toutefois souligné que « le radiodiffuseur public [était] devenu un outil de campagne pour le président sortant, et certains messages médiatiques étaient clairement xénophobes et antisémites ». Il a également noté que « la campagne elle-même était caractérisée par une rhétorique négative de la part des principaux candidats, ce qui a encore exacerbé l’atmosphère déjà conflictuelle ». (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

SOFIA

Faire intervenir Europol ? Le chef des socialistes européens, Iratxe Garcia, a envoyé une lettre au président du Parlement européen, David Sassoli, pour demander l’intervention d’Europol dans le cadre des « menaces » que le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, aurait proférées à l’encontre d’une membre de l’hémicycle européen, Elena Yoncheva.

« Une telle réaction de la part des autorités bulgares est très regrettable. Surtout si l’on tient compte du fait que la Bulgarie est, selon Transparency International, le pays ayant le plus haut niveau de corruption dans l’Union européenne, et que Mme Yoncheva, également ancienne journaliste, est depuis longtemps activement engagée dans la lutte contre ce phénomène, notamment dans une campagne visant à dénoncer la corruption aux plus hauts niveaux du gouvernement », écrit Iratxe Garcia dans sa lettre. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

ZAGREB

Affrontement télévisé à l’approche des élections législatives. À quelques jours des élections législatives prévue le 5 juillet, le Premier ministre Andrej Plenković, également président du HDZ, et le président du SDP et le leader de la coalition Restart, Davor Bernardić, se sont affrontés lors d’un débat télévisé diffusé sur la chaîne de télévision RTL le soir du 29 juin.

Si les deux candidats dit être opposés à la formation d’une grande coalition et ont affirmé que leur premier geste consisterait à adopter une loi pour la reconstruction de Zagreb après le tremblement de terre, ils se sont affrontés sur les questions de salaire minimum, la réponse du pays au COVID-19 et les politiques européennes. Andrej Plenković a même accusé Davor Bernardić de manquer de connaissances sur les sujets européens. (Karla Juničić, Euractiv Croatie)

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