La Biélorussie serait un « foyer incontrôlé » du COVID-19, selon la Lituanie

[EPA/ TATYANA ZENKOVICH]

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VILNIUS

Situation « préoccupante ». Le président, le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre lituaniens critiquent la façon dont la Biélorussie voisine gère la pandémie. Celle-ci a annoncé recenser 254 cas confirmés et quatre décès, mais le président lituanien, Gitanas Nausėda, affirme que la réalité pourrait être bien pire que les chiffres officiels. Linas Linkevičius, le ministre lituanien des Affaires étrangères, qualifie la situation de « préoccupante ».

Le Premier ministre lituanien, Saulius Skvernelis, a déclaré mercredi 1er avril que la Biélorussie pourrait être un « foyer incontrôlé » de la maladie. Afin d’éviter que le virus ne se propage davantage, il a annoncé que la Lituanie fermerait ses frontières si la Biélorussie ne formulait aucune réponse « adéquate » à la crise sanitaire. Les rapatriements par avion depuis Minsk, la capitale biélorusse, constituent en effet l’un des derniers moyens pour les Lituaniens à l’étranger de rentrer chez eux.

Alexandre Loukachenko, le président biélorusse, a rétorqué au président lituanien de « s’occuper de [son] propre virus », tandis que le Ministère des Affaires étrangères de Biélorussie a appelé la Lituanie à ne pas alimenter « les spéculations et les rumeurs ». (Benas Gerdžiūnas | lrt.lt)

BERLIN

Récession imminente. En accord avec les experts économiques du pays, le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier (CDU), met en garde contre une récession imminente. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 2 avril, il a déclaré que « nous dev[i] ons nous attendre à une baisse importante de la croissance » et que les pertes économiques pouvaient atteindre 8 % par mois au printemps, avec un pic en avril ou en mai. Mais le ministre reste cependant optimiste quant à la relance de l’économie au cours du second semestre. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

PARIS

Une eurodéputée en première ligne. Alors que le nombre de décès dus au COVID-19 en France est passé à 4 884 dans la nuit de jeudi à vendredi, l’eurodéputée Renew et chirurgienne française, Chrysoula Zacharopoulou, a annoncé qu’elle avait rejoint l’hôpital militaire Begin à Saint-Mandé, près de Paris, pour y soigner les malades du coronavirus. Dans une interview accordée à Euractiv France, elle a insisté sur la vague de solidarité qui se manifeste autour de la crise, et a appelé à prendre en compte la situation de l’Afrique. (Euractiv France)

BRUXELLES

Scénario de sortie de crise. Jeudi, la Première ministre belge, Sophie Wilmès (MR), et plusieurs autres ministres se sont réunis en séance plénière au Parlement pour la première fois depuis l’annonce par le Conseil national de sécurité de prolonger de deux semaines les mesures de confinement jusqu’au 19 avril, avec une prolongation possible jusqu’au 3 mai. La Première ministre a indiqué qu’un groupe d’experts serait rassemblé pour préparer un déconfinement progressif. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

VIENNE

La lumière au bout du tunnel. Les députés autrichiens sont censés adopter la troisième série de mesures législatives visant à freiner la propagation du coronavirus lors de la session parlementaire de ce vendredi. Si le Parlement approuve ces mesures, les locataires qui ne peuvent payer leur loyer avant le 30 juin seront protégés contre l’expulsion et l’annulation de leur bail, mais s’acquitter des frais avant le 31 décembre. Par ailleurs, les familles à faibles revenus seront soutenues au travers d’un fonds de 30 millions d’euros. Les personnes qui travaillent à domicile bénéficieront d’une assurance-accident, et les consommateurs ainsi que les PME disposeront d’un moratoire de trois mois sur les prêts.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, le ministre de la Santé, Rudolf Anschober (Verts), a déclaré qu’il voyait « la lumière au bout du tunnel » après que l’Autriche a enregistré une faible augmentation des cas de coronavirus ces cinq derniers jours. (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

LONDRES

Annonce sévèrement critiquée. Le gouvernement britannique a promis de mener 100 000 tests de coronavirus par jour en Angleterre d’ici à la fin du mois d’avril, mais le manque de clarté et de détails de cette déclaration a suscité de vives critiques. Pour l’instant, au total, seules 163 194 personnes au Royaume-Uni ont été testées. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

ROME

Tous les étudiants réussiront. Aucun étudiant italien ne sera recalé cette année, et ce grâce à un décret qui sera voté lundi 6 avril. Le quotidien La Repubblica rapporte que le projet de loi permettra même aux élèves à la moyenne insuffisante de réussir leur année scolaire. Les élèves en dernière année de lycée, quant à eux, ne devront pas passer d’épreuve écrite, mais un examen oral. Cet examen pourra être effectué par vidéoconférence pour les étudiants à risque. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

MADRID

Le marché du travail s’effondre. Avec plus de 800 000 licenciements en mars, le marché de l’emploi espagnol a connu son pire mois à cause du coronavirus, a déclaré le gouvernement espagnol jeudi.

Ces chiffres ont été publiés alors que l’Espagne franchissait une nouvelle étape importante dans le coût humain de l’épidémie. Le pays a enregistré un record de 950 décès en une nuit et a ainsi passé le seuil des 10 000 décès, bien que le nombre de nouvelles infections commence à ralentir. (Euroefe)

LISBONNE

Confinement de Pâques. Tous les vols de passagers seront interdits dans tous les aéroports portugais pendant les vacances de Pâques (du 9 au 13 avril), tandis que les vols d’État, les vols de fret et les vols humanitaires seront toujours en service. Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a annoncé jeudi que le pays pourrait compter 20 000 à 30 000 infections d’ici au 17 avril, une fois l’état d’urgence terminé. (Lusa.pt)

ATHÈNES

Impact de la crise sanitaire sur les migrants. L’UE et ses États membres doivent aider la Grèce à gérer ses frontières, ont déclaré jeudi les députés de la commission des libertés civiles du Parlement européen lors d’une vidéoconférence, mettant en garde contre le risque de propagation du COVID-19 dans les camps de réfugiés. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

PRAGUE

Arrêt « sans importance ». La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a statué que la République tchèque, la Pologne et la Hongrie avaient enfreint le droit communautaire pendant la crise migratoire en refusant de participer au mécanisme de réinstallation des réfugiés.

Mais le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, prétend que cette décision ne revêt aucune importance. « Nous avons perdu ce procès, mais ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est que nous n’avons rien à payer. La Commission demande seulement de rembourser une partie des frais de justice », a-t-il déclaré. « Nous n’accepterons aucun migrant [sur notre territoire] et les quotas ont expiré entre-temps. C’est surtout grâce à nous », a-t-il ajouté. (Lukáš Hendrych | Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

L’hôpital qui se moque de la charité. La Hongrie s’est jointe à une déclaration dans laquelle treize gouvernements européens se déclarent « profondément préoccupés » par le risque de violations de l’État de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux. La déclaration, sans mentionner explicitement la Hongrie, visait à porter un coup aux récentes mesures d’urgence prises dans le pays. Celles-ci étendent les pouvoirs du gouvernement, en permettant notamment de gouverner par décret. « [Cette déclaration] paraissait vide sans notre présence… Donc nous nous [y] sommes joints. Les valeurs européennes sont communes à tous », a déclaré la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga.

Cette décision fait suite à une lettre cosignée par treize dirigeants européens de centre droit, dans laquelle ils demandaient à Donald Tusk, le président du Parti populaire européen (PPE), d’expulser du parti le Fidesz, présidé par le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. (Vlagyiszlav Makszimov | Euractiv.com)

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