La population biélorusse en quête de protection internationale

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VARSOVIE

Refuge en Pologne. Selon les données du Bureau des étrangers (UdsC), un nombre croissant de Biélorusses ont demandé une protection internationale en Pologne en 2020.

Alors qu’environ 40 citoyens bélarussiens avaient demandé une protection internationale chaque année entre 2017 et 2019, un total de 152 ont déjà déposé des demandes en 2020, dont 82 en septembre et 40 en août.

Actuellement, quelque 28 200 Bélarussiens bénéficient d’un permis de séjour valide en Pologne.

Alors que 19 100 d’entre eux sont titulaires d’un permis de séjour permanent attribué en raison de leur origine polonaise ou d’une carte d’identité polonaise, 8 300 autres disposent d’un permis de séjour temporaire.

Après des semaines de querelles, les dirigeants européens sont sortis de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient depuis longtemps pour imposer des sanctions contre les membres du régime biélorusse dans la nuit de vendredi à dimanche (2 octobre).

L’UE s’apprête maintenant à imposer un gel des avoirs et des interdictions de voyage à une quarantaine de membres du régime du président Alexandre Loukachenko, qu’elle accuse d’avoir truqué les élections du 9 août et d’avoir réprimé les manifestations qui ont suivi.

Mais, contrairement à la Grande-Bretagne et au Canada, qui ont déjà sanctionné plusieurs fonctionnaires biélorusses, le bloc n’imposera pas de mesures à M. Loukachenko lui-même. Comme l’a expliqué le président français Emmanuel Macron, l’UE a besoin d’un médiateur, et sanctionner Alexandre Loukachenko fermerait toute voie diplomatique. (Mateusz Kucharczyk, Euractiv Pologne)

BERLIN

Attaque antisémite à Hambourg. Ce dimanche (4 octobre), devant une synagogue à Hambourg, un homme en tenue militaire a attaqué un étudiant juif portant une kippa, le frappant à la tête avec une pelle pliante. L’assaillant a été rapidement maîtrisé et arrêté par le garde de police de la synagogue. L’étudiant, grièvement blessé, a été conduit à l’hôpital. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Le projet de loi controversé de réintroduction des néonicotinoïdes arrive ce lundi devant l’Assemblée nationale. Interdit en 2018, cet insecticide dit « tueur d’abeilles » devrait être réautorisé temporairement pour les cultures de betteraves. Secteur clé de l’économie française, la filière betterave est empêtrée dans une grave crise depuis plusieurs mois.

L’ancien ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, s’est dit opposé à cette loi dans un entretien au Journal du dimanche, soulignant que la réintroduction des néonicotinoïdes n’était « pas une solution […] Ma fondation a estimé les pertes pour cette année à 77 millions d’euros pour les betteraviers. Indemnisons-les en échange de la mise en place de pratiques : allongement des rotations, réintroduction des haies… ». (Lucie Duboua-Lorsch, Euractiv France)

À lire aussi : Néonicotinoïdes : « La Commission européenne doit faire preuve de clarté »

BRUXELLES

Covid-19 : nouveau pic d’infections par jour. En moyenne, près de 2 000 nouvelles personnes par jour ont été testées positives en Belgique au cours de la semaine dernière, avec un pic de plus de 3 000 nouveaux cas le même jour mercredi dernier, selon les derniers chiffres de Sciensano publiés dimanche. Entre-temps, la Croix-Rouge a averti que les stocks de sang des hôpitaux belges s’amenuisaient. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Covid-19 : des chiffres inquiétants. Après avoir enregistré 1 058 nouveaux cas de SARS-CoV-2 de vendredi à samedi, dont 474 à Vienne, ce qui représente la plus forte augmentation de contamination depuis le 26 mars, le ministre autrichien de la Santé, Rudolf Anschober (Verts), a déclaré que ces chiffres étaient « inquiétants » et a exhorté les citoyens à installer le système Stopp-Corona-App sur leur téléphone. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Prolongation des négociations commerciales post-Brexit. Samedi, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont chargé leurs négociateurs de travailler « intensivement » au cours des prochaines semaines afin d’œuvrer à la conclusion d’un accord commercial post-Brexit UE-Royaume-Uni d’ici à la fin du mois.

À l’issue d’une vidéoconférence samedi, les deux dirigeants ont déclaré qu’ils étaient « d’accord sur l’importance de trouver un accord, si possible, comme base solide pour une relation stratégique UE-Royaume-Uni à l’avenir », mais ont noté que « des lacunes importantes subsistaient, notamment, mais pas seulement, dans les domaines de la pêche, de l’égalité des conditions de concurrence et de la gouvernance ». (Benjamin Fox, Euractiv.com)

MADRID

Confinement partiel au réveil. Samedi matin, les habitants de la capitale espagnole se sont réveillés partiellement confinés, à la suite de l’entrée en vigueur de la mesure à cet effet vendredi à 22 heures. Désormais, les Madrilènes ne peuvent pas quitter les limites de la ville, sauf pour les voyages essentiels et se rendre au travail. Ils doivent alors être munis d’une autorisation officielle à présenter sur demande.

Le confinement partiel, moins strict que les mesures draconiennes mises en place dans le cadre de l’état d’urgence entre mars et juin, est également en vigueur dans neuf des villes satellites de la capitale. Les restrictions doivent durer 14 jours, mais pourraient être prolongées. (Euroefe)

ATHÈNES

Le jour du jugement pour l’Aube Dorée. Un verdict important est attendu cette semaine pour la démocratie grecque. Le parti néonazi « Aube Dorée » est-il une organisation criminelle ? Le tribunal compétent pour cette affaire devrait bientôt se prononcer sur cette question en suspens depuis cinq ans. Bien que le parti ne fasse plus partie du parlement grec, le jugement à rendre est d’une importance capitale pour la vie démocratique du pays. Mais, la décision soudaine de nommer la femme du leader de l’Aube Dorée comme associée à la Chambre grecque soulève des questions. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

BUDAPEST

Matteo Salvini devant le tribunal, une honte. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a déclaré qu’il était « honteux » que le leader de la Ligue du Nord italienne, Matteo Salvini, ait dû comparaître devant le tribunal, et non les passeurs de migrants vers l’Italie. L’immigration clandestine est porteuse de risques sécuritaires, culturels et, pendant la pandémie, de graves risques sanitaires pour l’Europe, a déclaré M. Szijjártó. En tant que ministre de l’Intérieur, M. Salvini a empêché les « réseaux de passeurs agissant en tant qu’ONG » d’emmener des migrants clandestins en Italie, et donc en Europe, a indiqué le ministre hongrois, ajoutant que « l’Italie, mais aussi l’Europe tout entière, devraient remercier M. Salvini ». (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BUCAREST

Covid-19 : Plus de 5 000 décès. Alors que la Roumanie a enregistré plus de 2 000 infections pendant quatre jours consécutifs jusqu’à samedi et 1 835 dimanche, car le nombre de tests a presque diminué de moitié, le nombre de décès liés au Covid-19 a dépassé le seuil des 5 000. En outre, plus de 7 800 personnes sont actuellement hospitalisées, tandis que le nombre de patients dans les unités de soins intensifs a atteint 598, un record. (Bodgan Neagu, Euractiv Roumanie)

SOFIA

L’UE ne peut pas critiquer les pays. « L’Union européenne ne peut pas être une caricature de l’Union soviétique. Elle ne peut pas critiquer les pays », a déclaré le député européen bulgare Angel Djambazki (VMRO, CRE) dans un entretien accordé à Nova TV dimanche, en référence à une résolution critique pour la Bulgarie, adoptée par la commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE) et qui sera discutée en plénière aujourd’hui. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

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