Le transporteur portugais TAP confirme sa demande d’aide d’État

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LISBONNE

Aide d’État pour la TAP. La compagnie aérienne TAP Air Portugal a soumis une demande d’aide d’État et espère recevoir une réponse « très bientôt ». Cette demande intervient après que le transporteur, durement touché par la crise, a annoncé le 31 mars qu’il licencierait temporairement 90 % de ses employés et réduirait le temps de travail des personnes restantes de 20 %.

La TAP est détenue à 50 % par l’État, à 45 % par le consortium britannique Atlantic Gateway et à 5 % par ses travailleurs. Mais le gouvernement portugais n’exclut pas la possibilité de nationaliser temporairement la compagnie aérienne.

Selon un document interne de la Commission, la nationalisation des entreprises de secteurs vitaux de l’économie peut s’avérer nécessaire, du moins temporairement, le temps d’injecter des capitaux supplémentaires dans d’autres domaines. (Lusa.pt)

BERLIN

Les Länder appellent à la prudence. Hier, lors d’une allocution télévisée, la chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé la réouverture de certains secteurs économiques du pays. Mais des dirigeants régionaux souhaitent que les restrictions soient imposées plus longtemps.

Étant donné que les calendriers des vacances d’été et des examens diffèrent d’une région à l’autre du pays, la chancelière a conseillé de modifier légèrement les dates de sortie de confinement annoncées jeudi. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

PARIS

Aide supplémentaire pour l’Italie et l’Espagne. Dans une interview accordée au Financial Times, le président français, Emmanuel Macron, a mis en garde contre l’effondrement du « projet politique » de l’UE, à moins que les États les plus riches n’aident l’Italie et d’autres pays à se remettre de la pandémie. Le président affirme que la seule option consiste à créer un fonds pour « émettre une dette mutuelle avec une garantie mutuelle », afin que les États membres soient financés en fonction de leurs besoins et non de la taille de leur économie. (Euractiv France)

VIENNE

Intensification des tests. Les pensionnaires et le personnel des 918 maisons de soins autrichiennes seront soumis à des tests complets, a annoncé le ministre de la Santé, Rudolf Anschober (Verts), lors d’une conférence de presse menée jeudi. « C’est la population qui présente le plus grand risque », a-t-il ajouté. Les employés des magasins seront également soumis à un nombre accru de tests, comme c’est déjà le cas actuellement pour le personnel médical. (Philipp Grüll | Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Appel à un gouvernement majoritaire. Après la crise, alors qu’une politique de relance économique sera nécessaire, il sera urgent de mettre en place un gouvernement à majorité parlementaire, a déclaré la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), à LN24. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

DUBLIN

L’Irlande quadruple sa contribution à l’OMS. L’Irlande va quadrupler sa contribution financière à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé le vice-premier ministre du pays, Simon Coveney. Cette décision intervient après que le président américain, Donald Trump, a annoncé interrompre le financement des États-Unis à l’OMS en début de semaine, sous prétexte qu’elle a « gravement failli dans la gestion » de la crise sanitaire. (Samuel Stolton | Euractiv.com)

LONDRES

Le Royaume-Uni double la mise sur le Brexit. Jeudi 16 avril, le gouvernement de Boris Johnson a menacé de se retirer du marché unique européen cette année si les deux parties ne parvenaient pas à un accord commercial. Le Premier ministre britannique a laissé entendre qu’un accord selon les conditions de l’OMS donnerait au Royaume-Uni plus de « flexibilité » pour gérer les retombées économiques de la pandémie. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

ROME

Pression régionale. Quatre régions d’Italie ont fait pression sur le gouvernement pour assouplir les mesures restrictives en vigueur depuis plus de cinq semaines. Pour les régions de Vénétie, de Sicile, du Piémont et de Lombardie, la « phase deux » de la lutte contre le virus, qui comprend la lente reprise des activités commerciales, devrait commencer à partir du 4 mai, car le taux d’infection ralentit depuis le début du mois d’avril. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

MADRID

Accord national de relance. Alors que le nombre de décès liés au COVID-19 a passé la barre des 19 000 jeudi et que 5 183 nouvelles infections ont été détectées au cours des dernières 24 heures, portant le total de l’Espagne à 182 816 cas de coronavirus, la crise socio-économique provoquée par la pandémie a poussé les partis politiques à se battre pour un accord national de reconstruction du pays. L’initiative, proposée par le gouvernement socialiste, est soutenue par la majorité de la population. (Euroefe)

PRAGUE

Cyberattaques contre les hôpitaux. Plusieurs hôpitaux tchèques et le Ministère de la Santé du pays ont été la cible de cyberattaques, jusqu’à présent infructueuses, a déclaré le ministre de la Santé, Adam Vojtěch, jeudi. Le même jour, l’autorité responsable de la sécurité informatique en République tchèque a publié une alerte à la cybersécurité, selon laquelle des systèmes de communication et d’information tchèques essentiels, en particulier ceux des établissements médicaux, étaient fortement menacés par des attaques cybernétiques à grande échelle. Il y a un mois, le système informatique d’un hôpital avait déjà été piraté, et celui-ci n’a pu fonctionner normalement pendant des semaines. (Ondřej Plevák | Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Les examens de fin d’études secondaires auront lieu en mai. Le gouvernement hongrois a confirmé son intention d’organiser les examens nationaux du secondaire en personne, pour lesquels seront admis un maximum de dix élèves par salle. Les élèves qui choisissent de reporter leurs examens à la rentrée ne seront pas pénalisés, mais ne pourront s’inscrire dans l’enseignement supérieur, car les résultats des examens nationaux sont nécessaires pour y accéder. (Vlagyiszlav Makszimov | Euractiv.com)

BRATISLAVA

Appel à la relance verte. Le ministre slovaque de l’Environnement, Ján Budaj, a invité son gouvernement à se joindre aux 13 ministres de l’Environnement de l’UE qui plaident pour une reprise verte après la pandémie. Selon lui, la Slovaquie est à la traîne sur de nombreux points en politique environnementale et n’utilise pas tout le potentiel de la croissance écologique, des nouvelles technologies vertes et de l’économie circulaire. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

SOFIA

Interruption de solvabilité. Plus de 20 000 personnes et entreprises ont demandé une interruption de solvabilité en raison de la pandémie de coronavirus, selon l’Association des banques de Bulgarie. Cette mesure peut être utilisée par ceux qui ont ou qui s’attendent à avoir des difficultés en raison des restrictions imposées pour lutter contre la pandémie. Parallèlement, les chiffres officiels montrent que plus de 86 500 personnes, dont 40 % dans l’industrie du tourisme, se sont inscrites au chômage depuis le 13 mars, date du début de l’état d’urgence. (Krassen Nikolov | Euractiv Bulgarie)

BUCAREST

Levée de l’interdiction sur les exportations de céréales. Une semaine exactement après avoir interdit les exportations de céréales et d’autres produits alimentaires, le ministre roumain des Affaires intérieures, Marcel Vela, a annoncé que les autorités autoriseraient à nouveau ces exportations. Le gouvernement avait réussi à faire en sorte que sa réserve d’État soit complétée afin de pouvoir assurer sa sécurité alimentaire jusqu’à la prochaine récolte.

La Roumanie est l’un des plus grands exportateurs de céréales de l’UE, et la décision de la semaine dernière a surpris à la fois l’industrie et la Commission européenne, qui l’ont fortement désapprouvée, la jugeant disproportionnée et inutile. (Euractiv Roumanie)

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