La Slovaquie fustige le plan de relance de l’UE

Le ministre slovaque de l’Économie, Richard Sulík. [EPA/ CHRISTIAN BRUNA]

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BRATISLAVA

Menace pour l’UE. Le plan de relance européen à 750 milliards d’euros est dangereux et fait peser des risques sur l’UE, a déclaré le ministre slovaque de l’Économie, Richard Sulík, lors d’une interview pour le média conservateur postoj.sk. La dette commune proposée crée un risque moral qui est presque insensé, affirme-t-il. Selon lui, les investisseurs perdront un jour leur confiance en l’euro parce qu’ils se fieront au niveau d’endettement des pays du Sud de l’Europe. Les dirigeants du bloc doivent se réunir les 17 et 18 juillet pour discuter du fonds et peut-être parvenir à un accord sur sa distribution avant la pause estivale. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

BERLIN

Accord avec Lufthansa. Malgré les inquiétudes suscitées par le veto de dernière minute d’une partie prenante milliardaire, le plan de sauvetage de Lufthansa a été approuvé par les actionnaires de la société à 98 %. La Commission a également approuvé l’accord à 9 milliards d’euros jeudi 25 juin. (Sam Morgan | Euractiv.com)

Par ailleurs, 45 employés d’une usine de transformation de viande à Wildeshausen (Basse-Saxe) ont été testés positifs au COVID-19. L’usine est exploitée par le fabricant allemand de produits à base de viande Wiesenhof. (Britta Weppner, Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Commission COVID-19. Le Parlement belge a approuvé la création d’une commission spéciale chargée d’étudier la gestion de la pandémie en Belgique. Cette commission, composée de 17 membres et assistée par quatre experts, aura deux mois pour préparer un rapport sur ses missions, afin de pouvoir commencer à travailler immédiatement après les vacances d’été. Si des manquements sont constatés, elle pourra être transformée en commission d’enquête parlementaire. Tous les partis politiques ont voté pour la création de ce groupe, à l’exception du Vlaams Belang d’extrême droite et du PVDA travailliste, qui exigent qu’une commission d’enquête parlementaire soi formée dès le départ. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

LONDRES

Le nouveau leader travailliste mis à l’épreuve. Le nouveau chef du parti travailliste britannique, Keir Starmer, fait face à son premier conflit interne au sein du parti après le licenciement de la ministre de l’Éducation, Rebecca Long-Bailey, une ancienne rivale. Elle aurait retweeté un article qui, selon Keir Starmer, contenait une théorie du complot antisémite. L’article en question est une interview de l’actrice Maxine Peake, dans lequel elle affirme que « la tactique utilisée par la police en Amérique, agenouillée au cou de George Floyd, a été apprise lors de séminaires avec les services secrets israéliens ». Le parti travailliste, qui soutient activement la communauté juive, a promis d’éradiquer l’antisémitisme au sein du parti. Le limogeage de l’ancienne ministre a donc été accueilli favorablement par les dirigeants de la communauté, mais a suscité la colère de certains membres du parti de gauche. (Benjamin Fox | Euractiv.com)

HELSINKI

Entre l’enclume et le marteau. La situation épidémiologique s’est nettement améliorée au mois de juin en Finlande et la plupart des restrictions ont été levées. Cependant, de part et d’autre de ses frontières, les choses sont tout à fait différentes. À l’est, la Russie dépasse les 600 000 cas, et 7000 nouvelles contaminations sont enregistrées chaque jour, selon les chiffres officiels. Le nombre de cas augmente aussi à l’ouest, en Suède, en particulier dans le nord du pays où les infections grimpent en flèche depuis quelques jours. La Finlande a donc proposé de traiter les patients suédois exigeant des soins urgents sur son territoire. (Pekka Vänttinen | Euractiv.com)

ROME

Garantir un retour à l’école en toute sécurité. « L’école est un pilier de notre système social : ce sont nos enfants, notre avenir », a déclaré jeudi le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, en référence à la rentrée scolaire de septembre. La ministre de l’Éducation, Lucia Azzolina, a quant à elle tenu des réunions avec les syndicats et les administrations locales. « Nous travaillons chaque jour pour assurer un retour à l’école en toute sécurité en septembre », ajoute le Premier ministre. « Nous avons besoin d’un peu plus de temps. Il reste des fonds non utilisés pour les bâtiments scolaires. Nous faisons tout notre possible pour être prêts », souligne-t-il. (Alessandro Follis | Euractiv Italie)

ATHÈNES

Les États-Unis doivent imposer des sanctions à la Turquie. Lors d’une interview pour la chaîne de télévision grecque ERT, le sénateur américain Robert Menendez a déclaré que les responsables américains ne devaient pas mettre la Grèce et Chypre dans la même catégorie que la Turquie lorsqu’ils évoquent les tensions géopolitiques en Méditerranée. Pour lui, la Turquie est le seul pays à l’origine de problèmes dans la région. Il appelle la communauté internationale à condamner l’« agression extrême » de la Turquie, qui revendique la zone économique exclusive (ZEE) qui s’étend jusqu’à la Libye. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

MADRID

Course à la présidence de l’Eurogroupe. Les ministres Nadia Calviño (Espagne), Paschal Donohoe (Irlande) et Pierre Gramegna (Luxembourg) seront en compétition pour la présidence de l’Eurogroupe. Si Nadia Calviño pourrait devenir la première femme à présider l’organe informel qui réunit les ministres de la zone euro, ses collègues promettent de « bâtir des ponts » entre les différentes opinions des États membres. (Euroefe)

PRAGUE

Augmentation du nombre de cyberattaques. Au cours de la pandémie, le nombre de cyberattaques a augmenté d’un tiers en République tchèque, a déclaré Karel Řehka, le directeur de l’Agence nationale tchèque de sécurité informatique et cybernétique (NCISA) lors d’une conférence sur la sécurité qui s’est tenue jeudi. D’après le directeur, près de la moitié de ces cas impliquent un cryptage de données effectué par des logiciels rançonneurs.

Jusqu’à présent, la République tchèque a eu la chance de ne pas être frappée par de graves cyberattaques mondiales et d’autres incidents, soutient Karel Řehka, mais « cela ne durera pas éternellement ». Selon lui, la pandémie a permis d’attirer l’attention des gestionnaires et des politiciens sur la question de la cybersécurité, car les hôpitaux en République tchèque sont souvent la cible de cyberattaques. (Lukáš Hendrych | Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Collaboration avec la police secrète communiste. Un tribunal doit décider si Mugur Isărescu, le gouverneur de la banque centrale roumaine, a bien collaboré avec l’ancienne police secrète du pays pendant l’ère communiste. Le directeur, qui détient le record du plus long mandat à la tête d’une banque centrale, avait déjà été la cible d’accusations similaires par le passé et les avait niées. Un organisme chargé d’analyser les archives de l’ancien service secret a demandé à un tribunal de Bucarest de confirmer ses découvertes. (Bogdan Neagu | Euractiv Roumanie)

PRIŠTINA

Hashim Thaci aurait voulu faire tomber le tribunal spécial. Le bureau du procureur du tribunal spécial pour le Kosovo soupçonnerait Hashim Thaci, le président du pays, d’avoir mobilisé la Maison-Blanche pour tenter de fermer la juridiction, raison pour laquelle il a rapidement été inculpé, d’après le diplomate suédois et coprésident du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), Carl Bildt. L’instance, créée en 2015, est chargée d’enquêter sur les crimes de guerre commis par la guérilla indépendantiste kosovare albanaise.

Carl Bildt a également indiqué sur Twitter qu’il ne serait pas surpris de voir de tels efforts se multiplier, et a qualifié l’acte d’accusation contre Hashim Thaci et d’autres personnes de « bombe politique pour le Kosovo et les Balkans ». (Euractiv Serbie)

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