Un homme pour remplacer la chancelière allemande ?

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BERLIN

Avec l’annonce du départ de la dirigeante de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, les hypothèses sur son successeur, ainsi que sur le ou la prochain(e) candidat(e) du parti à la chancellerie, qui sera désigné lors du congrès du parti en décembre, se sont emballées. Les noms qui circulent sont ceux des deux hommes qui se sont présentés contre AKK lors de la dernière élection à la présidence du parti : le ministre de la Santé, Jens Spahn, et l’ancien chef de groupe parlementaire, Friedrich Merz. Merz et Spahn représentent tous deux une faction conservatrice qui veut laisser derrière elle les politiques modérées de l’ère Merkel.

D’autres estiment que le ministre-président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Armin Laschet, un partisan de la chancelière, pourrait également être un candidat sérieux. Le leader actuel de la CSU, le parti frère bavarois de la CDU, Markus Söder, a également une chance d’être candidat à la chancellerie. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Le débat sur les 5G s’intensifie. Le régulateur Arcep devant décider d’ici à la fin février quels sont les opérateurs candidats pour la nouvelle génération de télécommunications 5G, le débat sur la question de savoir si les équipements de Huawei doivent être utilisés pour déployer la 5G commence à s’animer. (Euractiv France)

VIENNE

Le chancelier plus souple sur le budget de l’UE. Bien que le chancelier autrichien Sebastian Kurz (ÖVP) ait déclaré à plusieurs reprises qu’il serait « inacceptable » pour son pays de consacrer plus de 1 % du PIB national au budget de l’UE, l’élu conservateur a assoupli sa position le 11 février.

À neuf jours seulement d’un sommet où le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, souhaite que les États membres s’accordent sur un budget européen, Sebastian Kurz a déclaré à la chaîne autrichienne oe24.tv que la fourchette de négociation actuelle se situait « entre 1 et 1,11 % », et qu’il était optimiste quant au résultat final. Toutefois, il a insisté sur le fait que 1,11% serait encore trop lourd pour les contribuables autrichiens. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Le Commonwealth en crise. Le gouvernement britannique a suspendu son financement du Secrétariat du Commonwealth, l’organe qui dirige l’organisation internationale depuis Londres, alors que la crise qui ébranle l’institution s’aggrave. L’organisation rassemble de nombreuses anciennes colonies britanniques. La BBC rapporte que la contribution volontaire annuelle de 4,7 millions de livres sterling de la Grande-Bretagne sera suspendue jusqu’à ce que le secrétariat améliore ses procédures financières. Cette décision fait suite à un audit qui a fait scandale. La baronne Scotland, ancienne ministre travailliste et secrétaire générale, est accusée d’avoir attribué un contrat lucratif à la société d’un ami personnel. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

DUBLIN

Composition du gouvernement. Les partis politiques irlandais se sont livrés à une lutte d’influence lors du premier tour de négociations qui a suivi les élections législatives du 8 février, au cours desquelles le Sinn Fein est sorti vainqueur, obtenant près d’un quart des votes de première préférence. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

ROME

Schengen : statu quo malgré le coronavirus. Pour l’instant, la restriction de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen en raison du nouveau coronavirus n’est pas justifiée, a déclaré le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza. Lors d’une audition devant le Parlement, il a également souligné qu’entre le 5 et le 10 février, plus de 5 000 vols et un total de 620 000 passagers avaient été contrôlés en Italie. Fin janvier, le gouvernement italien a approuvé un ordre de suspension de tous les vols en provenance et à destination de la Chine. « L’interdiction des vols restera en vigueur jusqu’à ce que la communauté scientifique fasse état d’une diminution du nombre d’infections », a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

LISBONNE

Suspension d’une loi controversée. Le procureur général du Portugal (PGR), a suspendu une loi controversée autorisant la hiérarchie du ministère public à intervenir dans les affaires pénales, en « modifiant ou [en] révoquant des décisions antérieures ». Il a demandé un avis complémentaire au Conseil consultatif. (Susana Oliveira et Inês Escobar de Lima, lusa.pt)

NICOSIA

Vide juridique. Un vice de forme juridique a conduit Chypre à interrompre temporairement un processus visant à priver de leur citoyenneté 26 personnes qui bénéficiaient d’un programme secret de passeports à des fins d’investissement, ont fait savoir les législateurs lundi 10 février.

VARSOVIE

Contre la conditionnalité des fonds de l’UE. Selon un sondage, 47,2 % des Polonais sont opposés à l’idée de lier les fonds de l’UE à des critères de respect de l’État de droit, tandis que 41,3 % pensent le contraire. Plus de 11 % n’ont pas d’opinion sur le sujet. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BUDAPEST

Les migrations sont « une menace ». Selon le ministre des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, les Nations unies gaspillent de l’argent pour faciliter les migrations qui représentent un danger pour le monde entier, au lieu de le dépenser pour la lutte contre le terrorisme. Lors de la conférence sur la lutte contre le terrorisme à Vienne, Péter Szijjártó a également déclaré que la promotion des migrations dans le monde constituait « une menace très grave pour l’humanité tout entière », notant que le Pacte mondial des Nations unies pour les migrations encourageait les gens à quitter leur pays d’origine, ce qui met en danger les régions et les nations qu’ils traversent, estime-t-il. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

SOFIA

Accord avec Gazprom. La Bulgarie s’attend à conclure un bon accord avec Gazprom, avec à la clé une forte réduction des prix des importations de gaz russe. L’interlocuteur de Gazprom est la société gazière d’État bulgare Bulgargaz. « D’ici à la fin février 2020, les deux parties devraient se mettre d’accord et le prix du gaz naturel pour le marché bulgare sera considérablement réduit », indique un communiqué. La Bulgarie insiste pour réduire les prix de Gazprom d’environ 30 %. L’un des principaux arguments utilisés par le pays dans le cadre des négociations est qu’il pourrait relancer l’affaire antitrust que la Commission européenne instruisait contre Gazprom. L’affaire avait été arrêtée après que les deux parties étaient parvenues à un accord. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

BUCAREST

Baisse de l’inflation. La banque centrale roumaine s’attend à une croissance des prix plus lente en 2020, après avoir annoncé une révision mineure de son taux d’inflation prévu pour la fin de l’année. La banque centrale prévoit un taux d’inflation à 3% à la fin décembre, en légère baisse par rapport aux 3,1% prévus auparavant, car les prix devraient baisser au printemps, a déclaré le gouverneur Mugur Isarescu le 11 février. La Roumanie a affiché le deuxième taux d’inflation le plus élevé de l’UE en 2019, à 4 %, après celui de la Hongrie (4,1 %). (Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

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